Archives pour la catégorie «Julien Duporté»

Exposition Risk à la Criée


Julien Quentin et Claire Daudin


Julien Quentin


Estrella Estevez


Aline Morvan


Julien Duporté

Présentation : Duporté

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Présentation – bilan : Duporté

Oh, les beaux dessins.

Voici quelques dessins que j’ai faits récemment. Ils parlent de ma relation avec le monde de l’art, de ce que j’aime, de ce qui me révolte ou de ce que je ne comprends pas. Là aussi c’est dans la quantité puis dans la sélection que je pourrai en faire quelque chose.
Ce travail me permet de rendre physique les idées que le laisse d’habitude au stade d’idée. Pour la plupart de ces dessins, j’ai choisi l’ironie voir même le sarcasme pour confronter différents niveaux de lecture et pour alléger le poids de la plume que l’art contemporain s’est greffé au rectum.
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Typographie

J’ai commencé cette typographie « hommage » à ma grand-mère à l’occasion de l’exposition du « Tire-jus » (livre d’artiste sérigraphie et gravure).
Voici le « A » et le « T », les 24 autres arriveront.
Je tiens à préciser que je ne suis pas du tout typographe, et que ceci est encore un prétexte à faire de l’image, à imprimer.
Si je suis venu dans cette école, c’était aussi parce que je pensais qu’il y aurait plus d’échanges entre les différentes sections. J’ai eu tort mais ce n’est pas pour autant que je m’empêcherai de toucher à la com. ou au design si j’en ressens l’envie ou le besoin, pour moi ou mon travail.
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Mes images.

Je ne présenterai certainement pas tout ce que j’imprime mais c’est pour moi une base de réflexion sur l’image, sur ma façon de les envisager et sur leur impact.
(par exemple, ces deux jumeaux avec leur placenta semblent montrer que même dans leur pureté vis-à-vis des choses qui nous entoure, une notion comme le partage est somme toute bien relative…)
Bref, chacun retire ce qu’il veut de l’image, pour l’instant, j’accumule, j’imprime, je regarde. Je constitue une banque d’images qui peu à peu prend son sens. Il y a des travaux qui mûrissent avec le temps et je pense qu’il est nécessaire de laisser place à ses intuitions à ses envies de faire les choses. Cela permet aussi un temps de digestion qui est important dans une démarche artistique.
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Offre spéciale

J’ai fait cette affiche pour parler un peu de la relation que beaucoup entretiennent avec l’art. Offrir une réduction sur le prix M. Duchamp c’est se poser la question de ce qui nous est vraiment montré, sur notre capacité à accepter des images qui ne renvoient à rien d’autre qu’à elle-même (comme cette affiche), sur ce phénomène qui consiste à regarder le cartel avant l’œuvre et de juger beaucoup de choses sur des considérations de second ordre (-Qui l’à fait ?-Ah, j’adore !, -Où est-ce que ça a été montré? –Formidable!).
Dans mon travail, j’ai besoin de confronter des choses spontanées comme celle-ci et des choses comme mes « points » qui donnent un autre temps de lecture à la fois à l’ensemble, mais aussi à chaque chose en particulier.
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De petites phrases dont je ne sais que faire.

Toutes ces petites phrases sont des réflexions très profondes (oui, oui) sur la vie en général et sur l’art en particulier.
Je ne sais pas si je pourrai en faire quelque chose, peut-être une petite édition, en tout cas, il en faudrait beaucoup plus.

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Une fois de plus, je recommencerai (x 2).

Je sais que tout le monde est très impatient de voir ce que je fais en ce moment, alors aller y, faites-vous plaisir aux yeux…
Le premier travail que j’ai fait cette année (que je suis en train de terminer) tente de parler de l’épuisement, de l’obstination que l’on peut avoir lorsque l’on veut faire les choses et de la répétition comme prétexte à faire.
Pour ce travail, je suis partie d’une contrainte assez simple : sur la première feuille, un point ; sur la seconde deux points ; sur la troisième quatre ; puis huit, seize…Jusqu’au dix-huitième stade de reproduction (soit 131072 points). Lorsque je n’ai pas assez de place sur une feuille pour mettre tous les points d’un stade, j’en utilise d’autres, augmentant à chaque fois la quantité de papier.
Ce qui m’intéresse dans ce travail c’est avant tout que lorsque je termine un stade, je sais que je n’ai effectué que la moitié du prochain, rendant ma tache complètement absconde. J’aime aussi me dire qu’en effectuant un nouveau stade j’enrichis l’ensemble du travail (par la quantité) mais que je me retrouve dans l’incapacité de pouvoir tout montrer (en tout plus de 400 feuilles) rendant à l’acte de produire une certaine stérilité qui contraste bien avec l’obstination débile du projet.
Je sais qu’il y a beaucoup d’histoire qui parlent de doubler, une somme d’argent ou toutes sortes de dons et cadeaux, de jeunes vierges (etc.…),selon à chaque fois des conditions particulière ; bref, si vous connaissez des histoires qui parlent plus ou moins de ça, n’hésiter pas.
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Texte

Vous êtes venus à moi, laissez-moi vous montrer qui vous êtes.
Je suis venu à vous, laissez-vous me montrer qui je suis.

Je ne crois pas au destin, je ne crois pas au hasard, mais laissons nous porter par les choses, laissons les avoir leur importance, leurs conséquences.
On ne connaît jamais vraiment les choses, on se laisse convaincre par l’interprétation qu’on en fait. Tout réside uniquement dans cette interprétation. On peut croire qu’elle est juste ou non mais elle ne sera que notre dernier recours en matière de jugement. À nous de savoir si on la désire proche ou non de ce qui constitue notre ou nos réalités.
Demain j’envisagerai l’événement le plus insignifiant, le décryptant en envisageant le plus de paramètres possible et en même temps j’assumerai les actes graves avec dérision. Ou bien je ferai le contraire. C’est lorsque je ne serai plus sûr de rien que je m’approcherai d’une quelconque vérité. C’est lorsque j’en serai persuadé que je me fourvoierai, faisant confiance à mon instinct, à mon savoir qui se réduit au fur et à mesure que celui des autres augmente, ou pire encore, je suivrai mes émotions qui anéantiront encore plus le peu de résonnement qui aurait pu me sauver.
Je ne peux que prôner la relativité de chaque chose, sachant que relativiser n’est en aucun cas synonyme de réduction mais que c’est plutôt tenter d’amener chaque chose à sa place, dans son intégrité individuelle et dans l’ensemble dont elle est issue.

Ces considérations n’étant que des considérations (notez l’intelligence du propos) et pour parler plus concrètement, deux options s’offre à moi cette année sans que je ne sache vraiment comment les exploiter.
La première serait d’enchaîner différents travaux n’ayant pour seul point commun ma seule envie de les exploiter. Des choses très différentes que je pourrai présenter un peu comme Devautour avec ses artistes imaginaires. Un travail pour une nouvelle identité. Cette façon de procéder présente pour moi beaucoup d’avantages, je peux développer plusieurs projets en même temps, cumuler les médiums sans que cela ne pose problème mais aussi avoir un détachement quasi total vis-à-vis de mes productions et alors entamer ce qui pour moi pourrait être primordial dans un travail comme celui-ci, un important recul critique. Recul critique qui m’est beaucoup plus difficile à négocier avec la dose d’affect que je mets habituellement dans mes productions.
La seconde serait un travail avec un fil conducteur beaucoup plus présent. J’ai trouvé, il y a une dizaine de jours et à deux endroits différent deux séries de photos dans la rue. Deux séries quasi complètes avec chacune leur ambiance, leur histoire, leur laideur et leur affection. Le travail autour de ces images serait de me les approprier, de les comprendre, de les opposer, de les réinterpréter.