


Beaux-Arts 5ème année ART
Quelques photos de notre exposition à la maison de quartier de Maurepas qui avait lieu du 12 Février au 05 Mars 2008.

Entre la camisole de force et le cocon, ce costume entravant la vision, la respiration, la parole, l’ouïe et tout mouvement sera outil de performance. Lors d’un défilé, deux autres personnes seront obligées de le porter pour qu’il puisse défiler, tel un gastéropode qui n’a qu’un pied, à l’instar d’un escargot.
Le matériau chaussure de toile/converse a été employé en référence à la société de consommation et à son fétichisme de la chaussure -de toile notamment. Ce vêtement accompagné d’un masque fait également référence au fétichisme de l’objet que l’on trouve dans les costumes sado-masochistes.
Dans ce costume, j’extériorise les conditions humaines, le sentiment d’oppression, d’entravement. A la fois le vêtement a une fonction première de protection et ici elle est outrancière jusqu’à l’étouffement, et à la fois il désigne une identité sociale, personnelle qui est représentée ici par les chaussures, c’est alors un modèle qui se fait « marcher sur les pieds », piétiné, de plus ce vêtement est repoussant puisqu’il sent atrocement les pieds. C’est un détournement car normalement les chaussures aident à la marche, alors qu’ici, elles empêchent la marche. Au final, le corps devient objet(s), sculpture, statue selon les lois de la frontalité.

Au palais de Tokyo en ce moment…
Ce manteau de fourrure parodie les photographies de mode où des manteaux de fourrure sont mis en scène. Ici, la fourrure est faite de nounours décousus, tués, éventrés; c’est l’enfance tuée, sacrifiée. La gestuelle des mannequins est reprise mais ici, c’est à son doigt que le personnage s’adresse, non à un potentiel client. C’est un portrait qui se clôt sur lui-même. Les lunettes du personnage sont des yeux de chiens, pour rappeler le chien en laisse qui accompagne chaque personne portant un manteau de fourrure, dans la caricature. Le personnage voit alors à travers un regard animalier, à travers une animalité.
Le tout premier vêtement historique est le manteau de fourrure revêtu par les hommes préhistoriques, c’est pour cela que j’ai choisi le nounours qui évoque l’enfance.
« Modèles »
J’ai effectué deux stages auprès d’une costumière de théâtre qui utilisait des résines sur tissus et également auprès d’une artiste qui travaille sur le vêtement en dégriffant des étiquettes d’habits à partir desquels elle recréait d’autres vêtements (Pauline Pô et Catie de Balmann). Aussi, j’ai eu l’envie de créer des costumes et de me questionner sur la relation vêtement/art, art et mode.
J’ai d’abord réalisé des costumes faits d’accumulations de matériaux, d’objets (manteau en nounours, veste en boutons, robe en chaussures, …) que je mettais ensuite en scène en les revêtant avec un éclairage, un fond, des accessoires particuliers, créant ainsi des portraits photographiques. Puis, je réalise des défilés-performance où les mannequins une fois habillés deviennent des stéréotypes, parfois même des objets. Le corps disparaît et devient sculpture.
Mes costumes sont très critiques, ironiques, parfois loufoques, dans la tradition populaire du carnaval. Mes modèles sont des « Potes modèles », soit le contraire des « Top Model ». Ils traitent de la question de l’identité à travers une visitation critique des stéréotypes: série des blondes, les différents âges, les étouffés, … Ils offrent un « modèle » de notre société. C’est aussi une constatation de l’avènement de l’ère de l’apparence. J’utilise le défilé comme un nouveau type de happening, de performance.
Mes références sont: Régine Chopinot et Jean-Paul Gaultier; Jean-Charles de Castelbajac; majida Khattari; Lucy Horta; Art orienté objet; Janna Sterbak, …
Un titre reste à trouver


Avec la participation de Joanna
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