Archives pour octobre 2007

Douglas GORDON ?

… et non je ne connaissais pas.

J’arrive pas a croire qu’en ayant posteé cela hier il aie réussi à me copier , à faire les tirages, à les exposer, à devenir célèbre et a avoir des entrées sur google …

Plus sérieusement disons que le parallèle n’est pas ininteressant étant donné que la notion de ’star’ est présente dans ce travail:

Il s’agit à l’origine de photographie porno amateur. Je pars du principe que ces filles posent nues et de façon consentante. Le simple fait de poser nu renvoie a mon sens à un mimétisme des canons de beauté médiatiques et donc inconsciemment au rêve (déchu) de la ’starlette’.

Apparemment D. GORDON utilise des photographies de qualité (les as-t-il faites pour l’occasion ou les a-t-il récupérées ?), et de réèlles star dans des poses plus ou moins cinématographiques évoquant l’eventail des sentiments humains: joie, desespoir, tristesse etc …

Ce qui m’interesse dans cette série est principalement une forme de séduction publicitaire (ce n’est pas une série pour ou contre la publicité…) opposée au champ de la réalité.

Il s’agit ici d’une des nombreuses forme d’imitation d’un système de valeurs qui fonctionne parfaitement dans le monde qui forme notre imaginaire collectif: celui des médias , des séries télévisuelles, des films, de l’information etc….

La fraîche accessibilité de la population aux moyens de productions (photographie et video numérique, diffusion internet etc…) de ce monde imaginaire implique forcement une nouvelle volonté pour eux d’y participer ce qui génère autant de preuves de la médiocrité de ces modèles lorsqu’il sont appliqués au réèl.

Cela produit donc une forme de névrose, et ce qui m’interesse en montrant ces portraits extrêmement centrés sur le visage c’est d’uniformiser ces femmes en leur otant leurs caractéristiques personnelles (corps, chevelure, bijoux etc…) et donc tout ce qui pourrait les hierachiser en classes. De telles indications sur leur identité pourrait parasiter la lecture du lien qui les réuni…
Le lien étant cette part de doute. Personnellement je lis sur leur visage une pertubation inconsciente malgrès leur fierté de poser pour un objectif, un instinct qui les fait douter. Une forme de mensonge qui sort de ces visages.

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Quelques précisions…

… Je souhaite que les images soient tramées ( angles: 90°,91°,92°,93° pour les connaisseurs…) les images devraient être donc tirées en sériegraphie
… Aproximativement un raisin par portrait.
… POur les yeux je pense a des collages de tirages photos numérique
… Pour les lignes, certainement de la peinture a l’huile.

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Projet de sérigraphie

Voici quelques essai pour une série de portraits :

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Territoire et identité

La notion de territoire et d’identité sont les thématiques de mon travail depuis quelques années.
Mon travail de photographies de peinture sur corps commencé il y a trois ans a pris une nouvelle dimension avec le projet.
il s’agit pour moi de faire un lien direct entre la recherche d’identité et les identités que je rencontre pendant les interviews et les photographies. de par les photographies de peintures sur corps, je souhaite m’approprier l’identité de ces personnes et donner ma propre vision de leur identité. la notion de territoire est trés importante quand on se penche sur le cas identité-territoire, puisque que chacun, selon mon point de vue est son propre territoire et donc une entité a part entiere.
je vous envoie aussi ma première peinture sur corps de cette année, en lien direct avec le projet, puisqu’il s’agit d’une personne assise sur une chaise qui dégringolle, qui s’affaisse sous le poid du passé, la soumission par rapport a la dictature. le fait de faire une peinture sur corps est en fait une prétexte pour marquer le corps de son identité, pour appuyer le corps dans son entité. ( le corbeau et la caravelle ( représentée ici par les traits particuliers de la chaise) sont les symboles de lisbonne, des grandes découvertes.
(cf photo corbeaux-tronqué)

pour l’aspect final du diplome, je souhaite faire un cd rom qui incluerait le projet et mes photographies de peintures sur corps, ainsi que les films, les travaux des personnes qu’il y a dans le projet. il y aura aussi le livre et quelques phtographies tirées sur papiers des gens rencontrés, ainsi que des carnets de bord ( enfin pour l’instant, il faut que je trouve le moyen d’orchestrer tout ça.)

Texte

Mes travaux sont la plupart du temps des installations. J’aime investir un espace, créer un environnement.
Je mets à disposition des indices visuels, souvent assez sobre, mais pour mieux permettre au spectateur de se créer ses propres images ; lui permettre de se projeter dans sa propres intimité, sa propre identité.

Le multiple, la forme multipliée me permet de créer un espace visuel.
Le mot sous forme de liste vient se rajouter, comme une nécessité, comme une solution à l’expression d’une singularité, d’une identité.
L’espace visuel, laisse place alors à un espace plus intérieur, mental, différent pour chacun. C’est un espace dans lequel l’on se projette par rapport à se que l’on est, par rapport à notre histoire. Chacun est invité à se créer son propre récit, son propre voyage.

Je m’intéresse à la ville en tant qu’espace ramifié, à l’esthétique des formes et symboles que l’on y trouve en quantité multiples.
Je me suis intéressée à la mise en parallèle de l’image du plan de ville à celui du plan de labyrinthe.
Le symbole du Labyrinthe revient dans cette idée de quête d’identité.

Défilé de Nathalie Stanguennec

Accrochage de Claire Daudin

Modèles

« Modèles »

J’ai effectué deux stages auprès d’une costumière de théâtre qui utilisait des résines sur tissus et également auprès d’une artiste qui travaille sur le vêtement en dégriffant des étiquettes d’habits à partir desquels elle recréait d’autres vêtements (Pauline Pô et Catie de Balmann). Aussi, j’ai eu l’envie de créer des costumes et de me questionner sur la relation vêtement/art, art et mode.
J’ai d’abord réalisé des costumes faits d’accumulations de matériaux, d’objets (manteau en nounours, veste en boutons, robe en chaussures, …) que je mettais ensuite en scène en les revêtant avec un éclairage, un fond, des accessoires particuliers, créant ainsi des portraits photographiques. Puis, je réalise des défilés-performance où les mannequins une fois habillés deviennent des stéréotypes, parfois même des objets. Le corps disparaît et devient sculpture.
Mes costumes sont très critiques, ironiques, parfois loufoques, dans la tradition populaire du carnaval. Mes modèles sont des « Potes modèles », soit le contraire des « Top Model ». Ils traitent de la question de l’identité à travers une visitation critique des stéréotypes: série des blondes, les différents âges, les étouffés, … Ils offrent un « modèle » de notre société. C’est aussi une constatation de l’avènement de l’ère de l’apparence. J’utilise le défilé comme un nouveau type de happening, de performance.

Mes références sont: Régine Chopinot et Jean-Paul Gaultier; Jean-Charles de Castelbajac; majida Khattari; Lucy Horta; Art orienté objet; Janna Sterbak, …

Texte

Mon travail s’engage dans deux directions différentes.
D’une part, je réalise des vidéos proches du documentaire. J’aime filmer les gens lors de manifestations sociales ou culturelles et exacerber leurs comportements spontanés de façon à en faire ressortir l’aspect fictionnel. Les images prises dans ces moments de relâchement collectif fictionnalisent les individus, qui deviennent des êtres extraordinaires. Je m’intéresse beaucoup au travail de Jean Rouch et de Jocelyn Cottencin.
D’autre part, je réalise des vidéos plus expérimentales qui ont attrait au voyage, aux végétaux et sont construites de façon un peu ludique (observation, petite narration…). Je me réfère, dans ce domaine, aux films et installations d’Agnès Varda et aux essais du paysagiste Gilles Clément.
Les sujets que j’aborde sont variés mais la méthode de travail est la même : je découvre quelque chose qui m’intrigue, accorde de l’importance à une phase de documentation et de rencontre, pour approfondir mes connaissances et pouvoir montrer quelque chose de ce que j’ai construit en relation avec le sujet.

Réunion

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Accrochage de Nathalie Stanguennec

Un titre reste à trouver


Avec la participation de Joanna

Texte

Vous êtes venus à moi, laissez-moi vous montrer qui vous êtes.
Je suis venu à vous, laissez-vous me montrer qui je suis.

Je ne crois pas au destin, je ne crois pas au hasard, mais laissons nous porter par les choses, laissons les avoir leur importance, leurs conséquences.
On ne connaît jamais vraiment les choses, on se laisse convaincre par l’interprétation qu’on en fait. Tout réside uniquement dans cette interprétation. On peut croire qu’elle est juste ou non mais elle ne sera que notre dernier recours en matière de jugement. À nous de savoir si on la désire proche ou non de ce qui constitue notre ou nos réalités.
Demain j’envisagerai l’événement le plus insignifiant, le décryptant en envisageant le plus de paramètres possible et en même temps j’assumerai les actes graves avec dérision. Ou bien je ferai le contraire. C’est lorsque je ne serai plus sûr de rien que je m’approcherai d’une quelconque vérité. C’est lorsque j’en serai persuadé que je me fourvoierai, faisant confiance à mon instinct, à mon savoir qui se réduit au fur et à mesure que celui des autres augmente, ou pire encore, je suivrai mes émotions qui anéantiront encore plus le peu de résonnement qui aurait pu me sauver.
Je ne peux que prôner la relativité de chaque chose, sachant que relativiser n’est en aucun cas synonyme de réduction mais que c’est plutôt tenter d’amener chaque chose à sa place, dans son intégrité individuelle et dans l’ensemble dont elle est issue.

Ces considérations n’étant que des considérations (notez l’intelligence du propos) et pour parler plus concrètement, deux options s’offre à moi cette année sans que je ne sache vraiment comment les exploiter.
La première serait d’enchaîner différents travaux n’ayant pour seul point commun ma seule envie de les exploiter. Des choses très différentes que je pourrai présenter un peu comme Devautour avec ses artistes imaginaires. Un travail pour une nouvelle identité. Cette façon de procéder présente pour moi beaucoup d’avantages, je peux développer plusieurs projets en même temps, cumuler les médiums sans que cela ne pose problème mais aussi avoir un détachement quasi total vis-à-vis de mes productions et alors entamer ce qui pour moi pourrait être primordial dans un travail comme celui-ci, un important recul critique. Recul critique qui m’est beaucoup plus difficile à négocier avec la dose d’affect que je mets habituellement dans mes productions.
La seconde serait un travail avec un fil conducteur beaucoup plus présent. J’ai trouvé, il y a une dizaine de jours et à deux endroits différent deux séries de photos dans la rue. Deux séries quasi complètes avec chacune leur ambiance, leur histoire, leur laideur et leur affection. Le travail autour de ces images serait de me les approprier, de les comprendre, de les opposer, de les réinterpréter.