Archive pour décembre 2004

Horloge démographique

Dimanche 26 décembre 2004

compteur
Sur le site du bureau de recensement des Etats-Unis, on peut en temps réel consulter l’évolution statistique de la population mondiale. Un rechargement frequent de la page du navigateur permet notamment de constater l’allure gallopante de l’augmentation du compteur démographique. Une page simple, un chiffre, mais l’évolution du chiffre, notamment de jour en jour, est proprement astronomique.

recensement des contenus Creative Commons

Jeudi 16 décembre 2004

cc
Les sources de contenus diffusés sous licence Creative Commons augmentent. Malgré les efforts entamés ces jours-ci par la MPAA de faire fermer les trackers BitTorrent diffusant les points d’entrée de fichiers illégaux, les initiatives d’hébergement et de recensement de contenu Creative Commons continuent. Par ailleurs, un moteur de recherche de contenus CreativeCommons est intégré à Firefox!

l’informatique mobile et embarquée

Mercredi 15 décembre 2004

cdrom
Depuis quelques années, même si il ne s’agit qu’un mouvement de fond, encore insuffisamment visible, Linux tend, au delà de son usage sur machine personnelle en mode desktop ou non (console), à devenir un système de référence pour de multiples usages autres : usage embarqué dans les SetTopBox, dans les PDA et aussi d’autres composants hardware du monde de l’industie (Linux avec noyau temps réel). Ce qui est intéressant est que ces nouveaux outils, qui auparavant avaient une certaine opacité, deviennent maintenant accessible au hacker linuxien. Avec Linux, non seulement l’utilisateur d’un PC peut s’approprier, customiser et comprendre vraiment le fonctionnement de son ordinateur, mais en plus, il peut envisager la création d’outils, dotés d’un Linux embarqués, et dédiés à des usages distincts non explicitement informatique. Dans cette veine, le projet Damn Small Linux a mis en place une distribution linux minimale pour tourner sur un ordinateur light muni seulement d’une mémoire FLASH. Le site propose d’ailleurs des configurations hardware légères, munies de quelques connectiques indispensables (audio in, out, VGA out, USB), et surtout ultra silencieux et moins gourmand côté énergie.

Par ailleurs, rendus possibles par l’architecture même de Linux, les Live-CDROM, qui se déclinent aussi en Live-USB, permettent de booter sur n’importe quel ordinateur avec un CDROM qui va installer une instance de l’OS Linux en mémoire RAM. Il est alors possible d’utiliser les logiciels simplement comme si ils étaient installés en dur sur le disque. Les avantages sont multiples : pas besoin d’installer Linux (pour ceux qui ont du mal et sont néanmoins curieux) pour pouvoir tester un soft, un CDROM se transporte partout avec soi donc les Live-CD sont de superbes trousses à outil logicielles (dont l’orientation des usages est aussi multiple), les Live-CD sont pré-configurés pour des usages très précis (ce qui est rarement le cas des distributions Linux qui sont le plus souvent généralistes) ce qui permet d’avoir des outils prêts à l’emploi : outil de sécurité, outil de streaming préconfiguré, outil de consultation multimédia, etc.

Le Live-CD est en soit, une forme du PC nomade, en ce sens que l’on ne transporte pas avec soi son hardware, mais son software : de là à se faire une distribution personnelle spécialement dédiée à nos besoins, il n’y a qu’un pas, et il est clair que les outils de génération simplifiée de Live-CD vont émerger.

Au rayon des Live-CD, il est impossible de définir une liste complète et exhaustive de l’ensemble des projets tellement le concept s’est diffusée rapidement ces dernières années.

Voici les Live-CD que j’ai pu tester ou dont l’usage me parait d’emblée très intéressant :
- knoppix : c’est LE live-CD le plus connu, multi-lingue, configurable à loisir pour en faire une version personnelle. Les sorties Knoppix vont très vite et les softs sont souvent des versions très à jour.
- dynebolic : le premier Live-CD que j’ai pu tester et que j’apprécie beaucoup par sa légèreté. C’est une distribution orientée multimédia par le développeur de Hasciicam, le programme compatible video4linux transformant un flux video sur /dev/video en un flux ascii.
- Kaella : une version française basée sur Knoppix. Ce qui est intéressant là, c’est le travail sur la francisation au maximum de l’outil, et notamment la prise en compte des drivers de modem ADSL diffusé par défaut par les FAI en France : Alcatel SpeedTouch, Sagem Fast800.
- DeMuDI : De(bien)Mu(ltimédia)Di(stribution), à l’origine un projet pour créer une distribution orientée multimédia et surtout musicale et sonore. Il est à noter que la distribution propose les drivers des cartes audio professionnelle Hammerfall et aussi un noyau optimisés pour une faible latence sonore, etc.
- MoviX : le concept d’un CD prêt à transformer le PC en lecteur multimédia, notamment DivX. Chaud la RAM!
- freevo : nom inspiré du produit commercial Tivo, freevo transforme le PC en station multimédia orientée réception TV, enregistrement PVR, lecteur DVD, etc.
- PDKnoppix : un hack de la Knoppix pour faire tourner PureData, PDP et PiDiP, des logiciels que j’affectionne tout particulièrement : programmation audio/vidéo en container et objet graphique.

60 x 1 point com

Mercredi 15 décembre 2004

john
Je ne sais pas si il y a vraiment 60 fois le 1 dans le nom de domaine de cet artiste colleur photoshop. Mais je trouve le résultat génial!

The Fine Art of Sampling Contest

Mardi 14 décembre 2004

sampling
The Fine Art of Sampling Contest est en quelque sorte la suite des concours CreativeCommons se basant sur des travaux eux-mêmes ré-utilisable comme le concours récemment terminé Undead Art qui consistait à remixer la nuit des morts vivants. Ici, il s’agit de sampler et réutiliser les oeuvres musicales récemment diffusées sur le fameux Wired CD pour en refaire de nouveaux morceaux de musique. Rien de neuf dans le concept, mais toutes ces initiatives ont pour but de diffuser et faire connaitre aux maximums de personnes le projet et la licence Creative Commons. A vos sampler et outils logiciels.

spam ?

Lundi 13 décembre 2004

C’est un débat sans fin, de savoir si un mail, ou e-mail, doit en France s’appeler courriel ou courrier électronique. L’Académie a tranché pour le courriel, mot qui a heureusement une certaine élégance, au moins dans sa consonnance. Il n’en demeure pas moins que lorsque l’on est habitué à utiliser depuis longtemps les termes de mail, le basculement n’est pas aisé. Bref, cela n’a pas si grande importance, cela alimente juste les querelles de gens costumés siégeant en fin de vie dans des hémicycles hors du monde : on sait que Céline ou Rabelais ont plus contribué à la création de la langue française que ne l’ont fait ces gens de l’académie. Savez-vous par exemple ce qu’est une « binette »? Il s’agit non pas d’un ustensile de jardin, mais de la francisation du terme informatique « smiley ». J’ai rencontré par ailleurs ces jours-ci pour la première fois le terme « pourriel », pour le spam, et j’ai trouvé la transformation assez marrante, car il y a ici jeu sur le mot entre « pourri » et « courriel ». Pour en finir enfin, rappelons nous que le courrier était naguère transporté dans une simple caisse, une « malle ». Les anglais utilisèrent aussi ce mot qui devint « mail ». La malle-poste transportait le courrier des personnes. Le « mail », nous le connaissons bien, nous en envoyons tous les jours, et ce mail a bien ses origines françaises. Voilà tout le monde réconcilié. Et ce qui importe, c’est bien le message non?

“marqué” pour la vie

Mercredi 8 décembre 2004

Une entreprise canadienne propose de vous tatouer , moyennement finance, un logo ou une marque sur le corps. Un artiste contemporain proposait, Santiago Sierra, récemment la même chose à des personnes sans argent. Les signes avant coureurs de la désappropriation de nos corps (pensons aux RFID) apparaissent de tout bord. Rien n’est vrai, tout est permis…

Firefox, un container d’application

Mercredi 8 décembre 2004

firefox
Je suit depuis quelques années déjà les évolutions du concept de navigateur développé par la communauté autour de Mozilla.
Très tôt, certains éléments m’ont paru dénoter d’une certaines visions innovantes, notamment grâce à XUL et XPCOM, le développement de l’idée de Mozilla qui est non pas un browser, mais un container d’application.
L’émergence de cette idée, très tôt formulée par les concepteurs de Mozilla, a mis du temps à apparaitre au grand jour, et c’est seulement depuis que Mozilla s’est simplifié, notamment en prenant en compte le fait que les utilisateurs d’internet, souhaite avoir des outils simples et minimaux, et surtout très rapides. C’est simplication de Mozilla s’appelle Firefox, simple navigateur Web qui a pris plusieurs détours : Phoenix, Firebird, pour finalement s’appeler Firefox.

Il faut croire que le nom va rester, car Firefox est maintenant LE navigateur, et le nom de code est suffisamment ancré dans les esprits pour qu’il ne change plus …

Ce qui fait la force de Firefox, hormis le fait que sa tâche centrale, le rendering HTML, est très bien faite, c’est le mécanisme d’extensions reposant sur les fameux composants XUL Et XPCOM.

Cela permet d’ajouter des fonctionnalités au navigateur qui rendent plus puissant l’évolution sur le web et le rapport avec certaines technologies qui reposent sur le Web, typiquement les nouveaux outils de social networking : weblogs, social bookmarks, search engine.

Voici les extensions que j’ai pour habitude d’installer, pour les avoir toujours sous la main :

1) Add Bookmarks Here pour insérer les URLs directement dans les sous-répertoires de mes boookmarks.
2) Just Blog It pour éditer un blog à la volée avec comme référence la page web courante.
3) Scrapbook pour sauver n’importe quelle page courante, dans une sorte de fourre-tout que l’on peut réorganiser. On peut sauver cette page avec ses liens, de tout Type-Mime.
4) Bookmarks Synchronizer pour synchroniser les marque-pages de mes navigateur sur les différentes machines que j’utilise.

le Web sémantique

Mardi 7 décembre 2004

Le Web sémantique, beaucoup en parlent, mais il se fait attendre. Il faut dire que les approches par le haut ne fonctionnent pas facilement, ou mettent du temps à se mettre en place. La tâche est ardue. La notion de social networking, la création de zone de cohérences non définies à priori mais qui se dessinent par associations sémantiques (trackback, pingback, foaf), voilà une forme du web sémantique qui émerge fortement et se consolide de jours en jours. Très bon article présentant et résumant les diverses approches sur le blog AkaSig.

AVIcodec

Mardi 7 décembre 2004

AVIcodec est un outil très pratique sous windows qui permet de déterminer les codecs audio et vidéo d’un fichier. Il est vrai que pour les utilisateurs de windows, tout est AVI et ils ne cherchent pas plus loin. Mais AVI est un format container et ne dit rien sur le codec utilisé. AVICodec permet donc de faire ce que peut faire mplayer ou file sous linux : déterminer le codec et, chose très pratique, renvoyer sur la page web où l’on peut télécharger les codecs manquants.