Archive pour janvier 2005

G-CANS PROJECT

Vendredi 14 janvier 2005

gcans
G-Cans Project

On se croirait dans le film Total Recall, qui au demeurant n’est pas si mal. Il s’agit d’un espace souterrain, au Japon, pour entreposer de l’eau, en cas d’inondation. On dirait vraiment les images du film Total Recall de Verhoeven, au moment où l’acteur Schwarzenegger retrouve le mécanisme de la civilisation martienne pour transformer l’atmosphère de Mars en atmosphère respirable. Encore et toujours une histoire d’eau.

dead media

Mardi 11 janvier 2005

k7
Slashdot | Last Manufacturer of Pro Analog Audio Tape Closes

La K7 continue son ascension vers le pantheon de Bruce Sterling, auteur du dead media manifesto, le musée des médias disparus.

XHTML Quicktime Object

Vendredi 7 janvier 2005

Suite à mon premier videoblog, J’ai dû me rendre à l’évidence : ma balise <embed> est déprecated et ne marche pas partout. J’ai trouvé ce lien XHTML Quicktime Object sur l’objet QuickTime (player que j’apprécie par son côté minimal) qui se propose de fournir une méthode « standard compliant » pour rajouter une vidéo quicktime (et tous les codecs supportés par quicktime) dans une page web. Les cas à prendre en compte sont tout de même important et c’est vraiment là où on se rend compte que la dimension de standard Web continue de battre de l’aile.

PEAR::QuickTime et Open Sound Control for PHP

Vendredi 7 janvier 2005

le projet sourceforge PEAR::QuickTime développe un module PHP permettant la lecture d’information relative à un fichier Quicktime encapsulé dans une page Web. Encore un composant PHP venant renforcer la modularité, voir même la dimension multimédia de ce langage de script côté Serveur. A noter aussi le composant Open Sound Control for PHP qui permet de communiquer avec des logiciels externes de type PureData ou Max.

ffmpeg-php

Vendredi 7 janvier 2005

ffmpeg-php
Après la librairie PEAR::QuickTime que j’avais mentionné il y a quelques mois, ffmpeg-php est une nouvelle librairie logicielle permettant via le langage PHP de manipuler des fichiers vidéos. cette librairie permet notamment d’extraire des image clés des fichiers vidéo lisibles par ffmpeg, pour par exemple, générer des vignettes correspondant aux films, comme le fait le site archive.org pour présenter une vue résumée des différentes séquences des vidéos hébergées. En étant jusqu’au-boutiste, on pourrait avec cette librairie et la librairie ImageMagick, imaginer pouvoir même fabriquer un outil de détection de changement de plan sur une vidéo. Evidemment, en terme de performance, il y a mieux. Mais il est dit aussi que les performances des ordinateurs et des réseaux vont continuer à augmenter, donc qui sait.

Catastrophe, spectacle et virtuel

Mardi 4 janvier 2005

hokusai

En bon occidental de culture d’origine judéo-chrétienne, j’étais en plein réveil d’une digestion difficile ce 26 décembre quand j’ai appris qu’une énorme masse d’eau s’était déplacée dans l’océan indien et avait causé dévastation sur son passage dans toutes les zones littorales à 4000 km à la ronde. J’étais au chaud, au fin fond de la péninsule européenne, en Bretagne, au bord de la mer, à me faire cramer par l’alimentaire comme dirait un certain Henry David Thoreau dans « Walden, ou la vie dans les bois ». Les médias m’ont informé qu’un important séisme en Asie avait déplacé une importante masse d’eau qui s’était répandu sur tout le littoral avoisinant faisant un grand nombre de victime. L’information m’arrive par la télévision, par le journal, par internet (des dépèches, des blogs). Elle m’est totalement abstraite, lointaine, pour moi qui suis en phase post-festive, le foie et l’estomac en reconstruction après les fameux excès conditionné par cette date de Noël qui nous pousse à une surconsommation alimentaire irraisonnable. Collé à l’écran, je suis de jour en jour dans l’attente de nouvelles images de cette fameuse déferlante, haute de 10 mètres dit-on, et qui doit me permettre de m’immerger, c’est le cas de le dire, dans une représentation réelle, non plus virtuelle, de cet événement rarissime. Aucune image pourtant ne rassasie mon besoin de spectacle car ce que je vois là, en dépis du nombre croissant de morts recensés, est bien un spectacle, et c’est à chaque édition de journal télévisé, des nouvelles images « animées » de ces fameux tsunami que je recherche inconsciemment. Mais la rage de ce séisme n’est pas tant dans le spectaculaire que dans le dévastateur d’une masse d’eau qui se répand sans qu’aucun obstacle puisse empêcher sa progression, et les vagues hawaiennes sont bien plus spectaculaires lorsqu’elles sont d’ailleurs empruntées par les surfers expérimentés.

De nouvelles images par satellite m’apportent encore une vision supplémentaire pour parfaire mon désir de vision panoptique, d’immersion totale dans l’événement. Car il est bien vrai dans cette histoire, que nous sommes plus fascinés à l’idée de voir en vidéo cette vague mythique qui recouvra la cité d’Atlantis et qui recouvrira encore un jour prochain ou lointain New-York peut-être, que d’apprendre que Sumatra s’est déplacé de 20m et que même en soit, la France a bougé de quelques millimètres. Notre besoin de voir et vivre par procuration est irrépressible et les écrans nous offrent toujours un peu plus la satisfaction de ce désir, même si ils n’ont pas la force encore des prothèses comme les pensent des films comme Brainstorm, ou son plagiat, plus proche de nous, qu’est Strange Days.

Will Eisner : R.I.P.

Mardi 4 janvier 2005

will eisner's big city

Will Eisner est décédé lundi 3 janvier, à l’age de 87 ans, suite à des problèmes cardiaques. C’est un des grands dessinateurs du siècle qui part : je pense à « Big City », superbe bande-dessinée sur New-York, faite de multiples petites histoires qui narrent les vies anonymes dans cette grande ville.