Folksonomies – Cooperative Classification and Communication Through Shared Metadata
Comme le montrent les outils comme del.icio.us ou flikr, gestionnaire de bookmarks ou gestionnaire d’images en ligne, les balises utilisées pour annoter les contenus n’ont pas de pertinence à priori, leur pertinence découle d’une pondération qui émerge par l’usage. Ainsi, si l’usage tend à faire émerger une balise donnée (un tag), alors les utilisateurs vont ensuite considérer comme pertinent cette balise. Une balise aussi pertinente soit-elle, ne renverra peut-être à rien d’intéressant (un grand nomnre de résultat), si son usage n’a pas convergé. On pense ici aux réflexions qu’a fait Wittgenstein sur le langage et la grammaire en particulier : la règle émerge de l’usage, il n’existe pas de « régularité » à priori, de structure préexistente, mais tout émerge de l’usage, tout émerge de la vie des « choses ». Il en va de même pour l’indexation et les métadonnées : on aura beau gloser sur la perfection de tel ou tel format de métadonnées, la pertinence émerge de l’usage, et souvent de façon bien basique, mais avec une propension de consolidation bien plus importante. Non pas taxonomies, mais folksonomies!
peterme.com: Tag Inversion – When Metadata Isn’t
Intéressant aussi ce phénomène de « réversion » de la balise qui tend au phénomène suivant : ce n’est pas la balise qui essaie de se coller le plus au contenu, mais le contenu qui essaie de correspondre le plus à une balise donnée (dont le terme peut paraitre totalement farfelu). Cette « inversion » de la balise est proprement formidable, car cette invention est bien au délà de ce que les « experts » du Semantic Web ont envisagé.