Les parlementaires ont donc débattus sur la fameuse loi DADVSI particulièrement rétrograde, puisqu’elle n’a qu’une vision commerciale et répressive des nouvelles technologies de l’internet comme le P2P. Ayant pour une fois visualisé les débats en direct sur internet, j’ai pu constater déjà que les deux seules solutions de streaming vidéo proposées était Real et Windows Media Player. Le coeur du débat sur les nouveaux médias, et notamment sur les DRMs, c’est bien l’interopérabilité, et le projet Digital Media Project est l’une des seules initiatives qui aillent en ce sens. Et même si les DRMs ne marchent pas, il faudra tout de même s’y mettre, que ce soit pour les contenus payants, mais aussi les contenus libres. Une loi restrictive ne parviendra jamais à faire renoncer aux utilisateurs à l’usage qu’ils souhaitent des médias à l’heure numérique : ce que je veux, où je veux, quand je veux. Le chemin est néanmoins encore long avant de parvenir à des offres de contenus et des solutions technologiques de protection qui garantissent au consommateur ces trois aspects.
J’ai pu aussi apprendre par le biais d’une parlementaire quelle était leur représentation de l’artiste : buruel, sardou et johnny. Sans rentrer dans des jugements de valeur, il apparait que cette liste représente la liste des musiciens les plus « sponsorisés » par la SACEM. La tentation donc de maintenir les modèles économiques (déjà bancaux) existants est toujours trop forte.C’est oublier encore une fois que certes ces artistes sont efficaces en terme de vente, mais il y a fort à penser qu’ils iront aux oubliettes quand ils seront passés à trépas, seul le temps décide de la valeur d’un artiste.
Enfin, se concentrer sur des mesures de protection, pour garantir certes le droit des auteurs, c’est oublier l’enjeu des supports, c’est oublier qu’une inscription livrée sans son mécanisme de décryptage est vouée à la disparition. Il y aura un temps où la notion d’auteur disparaitra, seul restera celle d’invididu capable de solliciter la totalité de la création existante et de la refaçonner encore d’une autre manière.
Voilà un peu la synthèse des débats telle qu’elle m’est apparue et que j’ai tenté de retranscrire dans le petit montage vidéo téléchargeable en début d’article.


