La rapide disparition

The Canary Project

mer de glace
Le monde, le paysage se transforme à une vitesse folle, avec des changements visibles à présent sur une génération. Enfant, je me souviens du découpage clair des saisons, de la multitudes de papillons qui volaient dans les airs des champs en été. Je me souviens du machaon et des autres papillons pour lesquels j’avais eu la patience d’attendre la mutation de cocon en chrysalide, de chrysalide en être volant. Je me souviens encore, en 1981, être allé à la « mer de glace », le fameux glacier du Mont-Blanc à Chamonix. Je me souviens effectivement avoir vu une mer, un glacier au reflets de vagues. Lors d’un séjour dans les Alpes, en 2004, j’ai eu envie d’y retourner, et ce que j’y ai retrouvé m’a impressionné : la mer avait quasiment disparu, ce glacier, et à la place il n’y avait que sable, un désert de roches usées. Les glaciers disparaissent, à vue, et la métamorphose est impressionnante. Je suis curieux et inquiet de savoir quelles images mon fils pourra « remontrer » à ses enfants. Le monde ne disparait pas bien sûr, il se transforme, mais il se transforme parfois si vite, qu’il semble disparaitre, les repères disparaissant. Le monde se transforme de plus en plus vite, et quelques personnes du Canary Project ont décidé dès à présent de se concentrer sur quelques sites et montrer comme ces derniers changent vite. La question est bien entendu : à partir de quelle « extrémité », l’espère humaine va commencer à prendre en compte et se préoccuper de la transformation irréversible de son environnement. L’espèce humaine est-elle capable d’amortir, d’absorber une telle transformation subite de son environnement, ou va-t-elle rejoindre ces autres espèces qu’étaient les dinosaures dans un nouveau et non ultime cycle de disparition?

Ces quelques pensées encore me rappelent la fin émouvante du film « Soleil Vert » (Soylent green), lorsque l’aieul se décide à rejoindre un mouroir et choisit de visionner sur un grand écran des images du monde « tel qu’il était ». Apparait alors quelques séquences naïves mais dans le contexte extrêmement saisissantes, de pelouse verte où volent quelques papillons, de cascades d’eau et de faune magnifique.

soylent green

2 réponses à “La rapide disparition”

  1. site admin dit :

    Des glaciers alpins menacés d’extinction

    Que restera-t-il des sommets blancs des Alpes à la fin du siècle ? Une nouvelle modélisation réalisée par des chercheurs suisses montre qu’en fonction de la hausse des température, les glaciers pourraient perdre 80 % de leur surface. Selon les prévisions du panel intergouvernemental sur les changements climatiques, les températures estivales pourraient augmenter de 1 à 5°C d’ici la fin du 21ème siècle.

    Dans les années 1970, près de 5.100 glaciers s’étendaient sur une surface totale de 2.909 km2 dans les Alpes, soit 35 % de perte par rapport à 1850, expliquent Michael Zemp et ses collègues de l’Université de Zurich. A l’heure actuelle, la surface n’est plus que la moitié de celle de 1850. Pour la seule année 2003, date d’une canicule exceptionnelle sur l’Europe, les glaciers alpins ont perdu 5 à 10 % de leur volume, poursuivent les chercheurs.

    Selon le modèle développé par l’équipe de Zemp, une hausse de 3°C des températures d’été dans les Alpes provoqueraient la perte de 80 % de la surface des glaciers. Au-delà de 3°C, seuls les plus gros glaciers et ceux situés sur les plus hautes montagnes seraient encore là au 22ème siècle, prédisent les chercheurs suisses.

    => Geophysical Research Letters

  2. [...] Während wir also darüber räsonierten, dass die digitale Welt sich in einem Zustand der permanenten Krise befände, den wir vorhätten, mithilfe neuer technischer Standards zu lösen, und der militärisch-industrielle Komplex aufgrund der durch unterschiedliche Weltanschauungen begründeten permanenten Krise im Nahen Osten mal wieder seine Absatzziele erreichte, dachten sich die Gletscher: “wir werden euch mal zeigen, was eine richtige Krise ist”, und tauten ganz einfach weiter ab – in Frankreich, in Österreich und im restlichen physical space. [...]

Laisser un commentaire