
Un contenu graphique car inscrit sur un support de lecture visuelle. Ce contenu graphique, ce « graphic content » est proposé avec une mise en garde. Warning : graphic content. Ce qui est derrière, ce qui va pouvoir être vu si l’on poursuit le parcours, est trop représentatif d’une forme brute de la réalité (des enregistrements photographiques qui montreraient des innocents ultimes, les enfants, victimes d’une certaine vision de la gestion des priorités (des affaires) de l’humanité). Donc finalement, ce qui est graphique, qui est inscrit et visible en permanence sur les écrans du réseau n’était pas graphique, c’était seulement du contenu qui recouvre mais qui n’inscrit pas alors la réalité? Qu’apporterait alors la dépiction généralisée de ce « contenu graphique »? A coup sûr la nausée. Et bien entendu lorsque l’on a trop vomi, on n’a plus faim et l’on ne souhaite plus consommer encore. Donc le média qui diffuse et échange le contenu entre les hommes va poursuivre l’exposition d’images très esthétiques qui bien que d’une incroyable beauté (la beauté du mal existe aussi : voir les symbolistes du 19e siècle et tout un pan d’inspiration de la création humaine), proposent une forme de consommation du « contenu graphique » généralisé qui reste finalement très agréable.
070806 : [...] il est bien clair que cet article part d’une traduction simpliste de « graphic content », mais l’objet n’est pas tant celui d’une traduction que le sens de cette mise en garde au lecteur sur le web qui mettrait en exergue une dimension souterraine des images : d’une part la pellicule omniprésente qui sature déjà notre rétine et d’autres part des images encore non « maitrisées » car leur sens n’est pas encore epuisé.