L’histoire filmée commence ainsi : une équipe de pompiers est affairée autour d’une bouche d’égout. Ces derniers entendent quelque chose et leurs yeux rivés vers les égouts, vers les souterrains de New-York, se lèvent vers le ciel. Au loin, un monolithe parfaitement découpé à la forme quadratique est percuté par un véhicule volant.

L’histoire de l’attentat londonien quelques années plus tard est identique : ce que l’on voit encore est un groupe de personnes les uns derrière les autres qui évoluent dans un souterrain faiblement éclairé, comme un égout encore.
Aujourd’hui, le société française Free annonce à son tour qu’elle investit les sous-sols parisiens pour faire transiter des faisceaux de lumière rapides dans des fibres optiques afin d’offrir aux usagers de ses services un réseau à très haut-débit.
Depuis toujours, l’histoire commence « sous la terre« , et émerge par endroit, par moment, à la surface. L’histoire, la vie, est avant tout un phénomène souterrain et ce que nous en voyons n’est que la phase « visible » des choses. Freud et Jung ont au début du siècle dernier principalement travaillé sur cet aspect, les grands littérateurs de la même époque aussi. Ce qui se passe en dessous, dans les caves, dans les tunnels, dans les égouts, dans le bas-fond des consciences, détermine ce qui ressurgit en surface. Dans les pays celtes, comme en Bretagne par exemple, les fontaines sont particulièrement sacrées car elles représentent ces points d’émergence de la vie souterraine symbolisée par l’eau dont l’émergence est canalisée par un monticule de pierre.
