Archive pour janvier 2007

La fin de l’origine

Lundi 29 janvier 2007

Formidable article de Nick Rombes sur l’image avec ce questionnement central : Dans notre commerce quotidien et parfois quasi maladif avec les images, dans ce rapport à la fois nauséeux et en même temps de quasi dépendance rétienne, il y a la hantise de l’image qui revient toujours, sa disparition rendue impossible par les archives. La matière même de l’image digitale, par son absence de « stigmates », d’altération entre l’original et la version courante (quelle version? le double, la troisième reproduction, la nième reproduction) rajoute encore plus à cette hantise.

The Replication Machines:

It is not, perhaps, the idea of replication that frightens today (after all, reproduction lies at the essence of who and how we are) but rather that we are continually haunted by images because they are so easily archived and dispersed. Surely, there is no escape from the tyranny of images now. They literally do not go away, or disintegrate upon duplication. Efforts to disengage ourselves from them are met with accusations of bad faith or, worse, nostalgia. David Thomas—of the Cleveland proto-punk rock bands Rocket from the Tombs and Pere Ubu—has said the problem with music on the internet is not only that it is disembodied, but that it is no longer fragile: “The problem I have with it [music on the internet] is the lack of the object. I think the object is very important. . . . Because the object, the fragility of the object lends weight to the art contained within it�? (Left of the Dial online mag, 2). If the original was gauged against the degradation of second, and third, and fourth-generation copies (and so on) of the analogue, then the digital leaves no obvious traces or clues about how far removed it is from the original. In Kazuo Ishiguro’s Never Let Me Go, 100_0499 a novel about people who are raised to serve, ultimately, as living organ donors for their counterparts, Kathy the narrator discusses the desire for the donors (not clones exactly, but humans created to provide harvested organs for their doubles) to meet their “possibles�?: “Since each of us was copied at some point from a normal person, there must be, for each of us, somewhere out there, a model getting on with his or her life. This meant, at least in theory, you’d be able to find the person you were modeled from�? (139). The interplay between models and originals becomes a sort of shell game; at some point what does it matter, since they’re both the same, anyway?

Cory Arcangel : Blue Tube

Jeudi 18 janvier 2007

http://www.beigerecords.com/cory/

Collateral

Mercredi 10 janvier 2007

collateral

http://jcbourcart.com/pages.php?page=collateral&media=photography

Pendant l’été 2005, j’ai passé mes vacance dans l’état de New York à projeter des images des irakiens blessés ou tués sur les maisons, les églises, les supermarchés.

Il s’agit moins de dénoncer que de confronter deux réalités quasi simultanées: une guerre au loin, sans merci, chaotique, dont nous avons des échos tronqués, filtrés et un pays/décors où tout est paisible, propre, ordonné, surveillé.

Les photographies projetées proviennent du Net. La plupart ont été postées par les soldats américains avec des légendes “humoristiques�; une jambe coupée aura pour titre “ Where is the rest of my shit?�, une tête arrachée, « Needs a hair cut».

Nous retrouvons là le même genre de situations que pour les photos d’Abou Graïb. Il est interdit aux soldats de photographier, pourtant ils le font, puis ils diffusent les images illicites. Quelles sont les motivations derrière de tels agissements ? Ce sont peut être des lapsus visuels : Des images refoulées d’évènements traumatiques qui ressortent inopinément.

Les autres photographies, principalement celles d’enfants blessés ont été récupérées sur des sites dénonçant l’engagement américain. Il y a aussi des
photographies de personnes tuées par les extrémistes musulmans faites par les Américains pour archivage.

Les projections sur les maisons sont comme des stigmas qui hantent, qui choquent, qui renvoient à ce qu’on sait mais qu’on préférerait oublier, qui, par leur incroyable violence, nous rappellent la vraie nature de la folie de la guerre toujours recommencée, toujours le plus haut degré de l’épouvante.

Das Kind

Mercredi 3 janvier 2007

als das kind