Archive pour mars 2007

Mémoire brodée

Mardi 20 mars 2007

Louisa Bufardeci ::::: 13 captured telephone conversations – all one minute long:

13 captured telephone conversations – all one minute long

memoire brodée

Louisa Bufardeci représente, par un savoir-faire manuel et principalement féminin, des phrases, des mots parlés, des résonnances de voix. Ces voix représentées dans leur résonnances oscilloscopiques deviennent des images. Le savoir-faire manuel ramène la mémoire de la voix au premier plan, dans le toucher et le visible.

L’image (1)

Jeudi 15 mars 2007

il y a le bermuda en jean qui est « en lambeau », les parties inférieures
jambes ont surement été retirées pour faire à la mode estivale, à moins
que ce ne soit la mode de l’époque (en 1979/1980, je peux retrouver).

il y le terrain vague ou lieu de envahi par la nature chaotique.

il y a cette route qui je crois « monte » un peu et sur la gauche on
accède au terrain vague comme en chevauchant en mur, mais ce n’est pas
sûr, comme quand on chevauche l’ »enclos » en bretagne, pour rejoindre
l’église.

il y a un immeuble, l’archétype rectangle et vertical de l’immeuble ou
je remonte surement, après.

il y a surtout l’entrée dans l’appartement ou doit être tout le monde,
mes parents, etc. Il y a comme un long travelling, un mouvement de
caméra sur des lieux étranges et des gens qui assurément doivent être
figés dans quelque chose. on va dire qu’ils ne bougent pas, qu’ils sont
devenus statues.

Et je dois reprendre ma place comme si de rien était, car il me serait
terroriste que de tout d’un coup rompre avec cet « état des choses ». Donc
c’est donc que cet « état des choses » est profondément dictatorial et
qu’il se refuse totalement à une incursion, un petit grain de sable qui
serait violence.

les choses ensuite ont dû donc se remettre à leur place, et donc tout
est normal.

Cool memories

Mercredi 7 mars 2007

jean Baudrillard.
060307

Me rappelle deux choses :

- la bibliothèque de la TU Berlin où j’ai emprunté les uns après les autres, « la transparence du mal », « l’illusion de la fin », « le crime parfait ».

et surtout

- « Les Mille milliard de nom de Dieu » (Arthur C Clarke), sur lequel Baudrillard revenait si souvent et qui me hante moi aussi, et m’a amené à collectionner plusieurs centaines de touches de clavier pour en faire un jour je ne sais quoi, des touches qui actionnent des images-étoiles, ou qui éteignent des images, où qui inventent la combinatoire des images et mots du monde jusqu’à disparition complète, en poussière.

Desperately human

Mercredi 7 mars 2007

human

07.03.2007 12:30 : BLANC et SOLITUDE

Passé la nuit à manipuler les pensées des « autres », ou plutôt des uns. Les vies se réduisent à une simple phrase, une simple expression d’une solitude qui pourtant se détache sur un fond blanc. A me noyer ainsi dans un paysage exclusivement blanc, j’en viens peu à peu à me détacher de mon corps et n’être plus qu’un esprit qui cotoie d’autres esprits. Un dialogue. Dans ce vide complet, d’un silence aussi mortifère que l’espace flottant de Stanley Kubrick, je n’entends que des humains, des voix murmurantes mais furieusement vivantes.

050307

Lundi 5 mars 2007

Le bonheur, c’est sans doute cela, l’image fragile d’un instant qui annonce sa disparition prochaine.

Pourquoi cette image est-elle si unique, pourquoi ne peut-elle être associée à aucune autre image ? Première réponse : parce qu’il faut laisser le temps faire son travail elle.

L’image doit rompre les amarres avec son référent.

Un débris qui a droit à l’immortalité.