Archive pour mai 2007

Moment

Jeudi 24 mai 2007

[...] Privilégier l’intensité du « moment » sur la tyrannie de l’enchaînement narratif. À peu près à cette même époque, Roland Barthes célébrait Brecht de progresser par tableaux successifs.

Chris Marker, écrivain multimédia ou Voyage à travers le médias, Guy Gauthier.

Shots that changed my life (11)

Mercredi 16 mai 2007


Ordet, 1955, Carl Theodor Dreyer

La plus grande scène de résurrection de l’histoire du cinéma. Il n’y a rien de plus improbable que cette résurrection et pourtant elle a lieu et apparait comme une évidence dans sa simplicité. Une autre scène aussi improbable est la scène de la réconciliation à la fin du film « Crossing guard » de Sean Penn. Le pouvoir de l’illusion du cinéma à l’oeuvre.

Shots that changed my life (10)

Mardi 15 mai 2007


Rollerball, 1971, Norman Jewison

Des images qui prennent aux tripes, car ce sont des arbres que l’on brûle, signe aussi de déliquescence. Un mouvement vertical de caméra sur l’arbre qui rappelle d’ailleurs Tarkovsky : l’entrée (l’enfance d’Ivan) et la sortie (le sacrifice) de l’oeuvre d’Andrei Tarkovsky sont d’ailleurs deux plans identiques sur un arbre au pied duquel se trouve un enfant.

Perdu

Lundi 14 mai 2007

En cherchant à illustrer d’une manière ou d’une autre le précédent article, j’ai immédiatement pensé à cette page web : http://www.perdu.com/, lien existant depuis très longtemps déjà et que j’ai toujours eu pour habitude de faire découvrir en premier lieu aux personnes à qui je faisait découvrir Internet. Dans ce simple énoncé, il y a je pense, une illustation parfaite de cette fameuse « désorientation ».

La désorientation

Lundi 14 mai 2007

http://professordvd.typepad.com/my_weblog/2007/05/raw_shark_texts.html

Le rappel du concept de « désorientation » dans une brillante remarque encore de Professor DVD, faisant écho à un précédent article auquel j’avais fait référence il y a quelque temps. Il est question de l’invention,ou de la découverte, par le biais des nouveaux médias immatériels dont le déroulement se refuse à une inscription précise dans une timeline, d’un nouveau territoire non borné, car exempt de toute référence possible à un futur ou un présent. Ce territoire au multiple dimension qui ne se laisse pas appréhender « de manière traditionnelle » est celui du flux exploré par Gregory Chatonsky, ou de la mosaïque explorée inlassablement par Reynald Drouhin.

Parlant de « désorientation », on pense évidemment aussi à l’ouvrage éponyme de Bernard Stiegler, décrivant les transformations des temporalités et cardinalités liées aux évolutions technologiques.

Postmodernism’s most enduring (and perhaps final) triumph lies in the realm of displaced time. Once time became detached, symbolically, from its material representations (a spinning record, an unspooling film, a rewinding videotape) a wavering uncertainty set in. To cut to the heart of the matter: the current insecurity of the West is a deeper insecurity, metaphysical in nature: we have lost the before and after that characterized our understanding of time. The displacement of linear concepts by the concept of the loop and endless replication opens the door for new ways of thinking. The linear flow has been diverted out of the riverbed: we are into new, uncharted territory.

L’Ecriture

Mardi 8 mai 2007

http://cabinetmagazine.org/issues/25/foer.php

l’écriture : de l’inscription en creux à l’inscription en relief.

proto
2060 av JC, Inscription cunéiforme sumérienne.

ibm
1989, 35 atomes de xenon sur un surface de nickel.