La désorientation

http://professordvd.typepad.com/my_weblog/2007/05/raw_shark_texts.html

Le rappel du concept de « désorientation » dans une brillante remarque encore de Professor DVD, faisant écho à un précédent article auquel j’avais fait référence il y a quelque temps. Il est question de l’invention,ou de la découverte, par le biais des nouveaux médias immatériels dont le déroulement se refuse à une inscription précise dans une timeline, d’un nouveau territoire non borné, car exempt de toute référence possible à un futur ou un présent. Ce territoire au multiple dimension qui ne se laisse pas appréhender « de manière traditionnelle » est celui du flux exploré par Gregory Chatonsky, ou de la mosaïque explorée inlassablement par Reynald Drouhin.

Parlant de « désorientation », on pense évidemment aussi à l’ouvrage éponyme de Bernard Stiegler, décrivant les transformations des temporalités et cardinalités liées aux évolutions technologiques.

Postmodernism’s most enduring (and perhaps final) triumph lies in the realm of displaced time. Once time became detached, symbolically, from its material representations (a spinning record, an unspooling film, a rewinding videotape) a wavering uncertainty set in. To cut to the heart of the matter: the current insecurity of the West is a deeper insecurity, metaphysical in nature: we have lost the before and after that characterized our understanding of time. The displacement of linear concepts by the concept of the loop and endless replication opens the door for new ways of thinking. The linear flow has been diverted out of the riverbed: we are into new, uncharted territory.

3 commentaires sur “La désorientation”

  1. [...] contexte < La désorientation [...]

  2. swann dit :

    If space and time play a less important role as categories for our orientation I am asking myself which systems for orientation become more important. Any idea?

  3. Sans doute la désorientation n’est-elle pas un phénomène négatif, la décadence d’un principe supérieur. Sans doute la désorientation, comme l’expliquait si bien Stiegler à la suite de Derrida, est-elle originaire. Sans doute faut-il se méfier (avec humour) de l’orientation, de l’anticipation et de l’identité qu’elle suppose. Sans doute faut-il regarder d’un oeil louche ce qui croit garantir d’avance l’orientation, la rectitude de la visée qui n’est rien d’autre que l’ « adequaetio rei ». Sans doute est-elle notre condition, cette désorientation, comme absence de condition, notre manière de tisser inlassablement des liens, de superposer des niveaux de réalité, de configurer des mondes.

    http://incident.net/users/gregory/wordpress/02-habiter-linhabitable/

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