Archive pour 2007

Cool memories

Mercredi 7 mars 2007

jean Baudrillard.
060307

Me rappelle deux choses :

- la bibliothèque de la TU Berlin où j’ai emprunté les uns après les autres, « la transparence du mal », « l’illusion de la fin », « le crime parfait ».

et surtout

- « Les Mille milliard de nom de Dieu » (Arthur C Clarke), sur lequel Baudrillard revenait si souvent et qui me hante moi aussi, et m’a amené à collectionner plusieurs centaines de touches de clavier pour en faire un jour je ne sais quoi, des touches qui actionnent des images-étoiles, ou qui éteignent des images, où qui inventent la combinatoire des images et mots du monde jusqu’à disparition complète, en poussière.

Desperately human

Mercredi 7 mars 2007

human

07.03.2007 12:30 : BLANC et SOLITUDE

Passé la nuit à manipuler les pensées des « autres », ou plutôt des uns. Les vies se réduisent à une simple phrase, une simple expression d’une solitude qui pourtant se détache sur un fond blanc. A me noyer ainsi dans un paysage exclusivement blanc, j’en viens peu à peu à me détacher de mon corps et n’être plus qu’un esprit qui cotoie d’autres esprits. Un dialogue. Dans ce vide complet, d’un silence aussi mortifère que l’espace flottant de Stanley Kubrick, je n’entends que des humains, des voix murmurantes mais furieusement vivantes.

050307

Lundi 5 mars 2007

Le bonheur, c’est sans doute cela, l’image fragile d’un instant qui annonce sa disparition prochaine.

Pourquoi cette image est-elle si unique, pourquoi ne peut-elle être associée à aucune autre image ? Première réponse : parce qu’il faut laisser le temps faire son travail elle.

L’image doit rompre les amarres avec son référent.

Un débris qui a droit à l’immortalité.

Madeleine

Vendredi 16 février 2007


Photographie numérique.

Pipes

Jeudi 15 février 2007

Business : une application Yahoo => http://pipes.yahoo.com/

Theory : une notion de pipe brillamment déjà couverte par Andy Kessler => http://www.andykessler.com/andy_kessler/2006/10/media_2uhoh_in_.html

Art : De l’imbrication de data multi-formes, principe déjà expérimenté et rendu possible par les logiciels reposant sur le paradigme Max/MSP (miller puckette) et PureData, et que l’une des « entités » les plus élaborées du net-art, Netochka Nezvanova avait mis en application dans le célèbre module nato+0.55.36 modular => http://web.archive.org/web/20010405162813/http://www.eusocial.com/nato.0+55+3d/242.0000.html

voir aussi : http://en.wikipedia.org/wiki/Netochka_Nezvanova

DRM

Lundi 12 février 2007

Alors que les technologistes de tous poils, reconnus ou autoproclamés, s’essaient quotidiennement aux évaluations de conjectures sur l’avenir de l’informatique, la convergence des médias, les stratégies des conglomérats, force est de constater que finalement, il ne se passe rien : les uns publient des systèmes d’exploitations bariolés qui s’animent « en trois dimensions », les autres croient réinventer la téléphonie, et les derniers égrènent leur modèle économique éculé sur la vente « d’espaces publicitaires » aussi sémantiquement affutés soient-ils. La raison de tout ceci est bien claire : il y a une difficulté claire à basculer vers un nouveau paradigme de la distribution des contenus et donc vers de nouveaux modèles économiques. En 2000, alors que je travaillais sur le format MPEG7 de description des contenus multimédias, et commençait à en appréhender l’enjeu (actuellement rien ne s’est encore, ou presque, passé dans ce domaine), Leonardo Chiariglione, l’un de nos contemporains les plus visionnaires, annonçait déjà la reprise de ses investigations dans la mise en place d’un format destiné à modéliser l’ »écosystème » des médias, MPEG21 : à l’ère numérique, qu’est ce qu’un média? qu’est qu’un échange? quels sont les acteurs de cet échange? Tout ceci pour signifier qu’une évolution majeure est en cours en ce qui concerne « l’écosystème numérique », et qu’il faut au préalable définir les entités de cet écosystème. De la nécessité et de l’urgence de définir rapidement les modalités possibles de ces nouvelles formes d’échange rendus possibles par le numérique est né il y a quelques années, le Digital Media Manifesto, sorte de synthèse de toutes l’activité précédente de Leonardo Chiariglione dans le domaine des médias numérique. Depuis lors, un groupe d’expert travaille à la définition de tous les modes possibles d’échange rendus possibles dans la nouvelle « économie des médias numeriques ». Au coeur de ce travail repose notamment la préoccupation de définir et mettre en place un standard et une plate-forme interopérable de gestion des droits numériques (DRM), forme nécessaire, l’actualité du DRM le montre bien, à un développement logique et pertinent des ressources numériques. Repositorium, le Weblog de Martin Springer, l’un des experts du groupe de travail du DMP (Digital Media Project), revient fréquemment sur ces enjeux et travaux dont la complexité oblitèrent leur compréhension auprès du grand public et des pouvoirs publics en général.

Prothèse 1

Jeudi 8 février 2007

Ultra-confortable, d’une ergonomie chic et plus conviviale que jamais, la prothèse Prothese500 est un must pour ceux qui désirent une oreillette sans fil raffinée. Avec son attache amovible, vous pouvez aisément la porter sur l’oreille de votre choix. Son bouton multifonction vous permet de passer, répondre et mettre fin à des appels de manière simple et efficace. Pour un poids ne dépassant pas 17 grammes, l’oreillette dotée de la technologie DentBleue 1.2 affiche jusqu’à 10 heures d’autonomie en conversation ou 200 heures d’autonomie en veille, le tout sans recharger la batterie.

Incident 2

Jeudi 1 février 2007

L’image est passée et repassée de multiples fois devant mes yeux. Je me suis habitué à son issue, je sais ce qu’il va se passer. Et pourtant, un incident a lieu : l’image va redevenir normale. Ce qu’elle dépeind est maintenant parfaitement commun : un détail en a été soustrait. Une soustraction par rapport à la matrice de ma mémoire.

http://www.joshazzarella.com/

Voir aussi John Kennedy, qui ne fait que passer. La vietnamienne qui a disparue, etc.

azzarella

La fin de l’origine

Lundi 29 janvier 2007

Formidable article de Nick Rombes sur l’image avec ce questionnement central : Dans notre commerce quotidien et parfois quasi maladif avec les images, dans ce rapport à la fois nauséeux et en même temps de quasi dépendance rétienne, il y a la hantise de l’image qui revient toujours, sa disparition rendue impossible par les archives. La matière même de l’image digitale, par son absence de « stigmates », d’altération entre l’original et la version courante (quelle version? le double, la troisième reproduction, la nième reproduction) rajoute encore plus à cette hantise.

The Replication Machines:

It is not, perhaps, the idea of replication that frightens today (after all, reproduction lies at the essence of who and how we are) but rather that we are continually haunted by images because they are so easily archived and dispersed. Surely, there is no escape from the tyranny of images now. They literally do not go away, or disintegrate upon duplication. Efforts to disengage ourselves from them are met with accusations of bad faith or, worse, nostalgia. David Thomas—of the Cleveland proto-punk rock bands Rocket from the Tombs and Pere Ubu—has said the problem with music on the internet is not only that it is disembodied, but that it is no longer fragile: “The problem I have with it [music on the internet] is the lack of the object. I think the object is very important. . . . Because the object, the fragility of the object lends weight to the art contained within it�? (Left of the Dial online mag, 2). If the original was gauged against the degradation of second, and third, and fourth-generation copies (and so on) of the analogue, then the digital leaves no obvious traces or clues about how far removed it is from the original. In Kazuo Ishiguro’s Never Let Me Go, 100_0499 a novel about people who are raised to serve, ultimately, as living organ donors for their counterparts, Kathy the narrator discusses the desire for the donors (not clones exactly, but humans created to provide harvested organs for their doubles) to meet their “possibles�?: “Since each of us was copied at some point from a normal person, there must be, for each of us, somewhere out there, a model getting on with his or her life. This meant, at least in theory, you’d be able to find the person you were modeled from�? (139). The interplay between models and originals becomes a sort of shell game; at some point what does it matter, since they’re both the same, anyway?

Cory Arcangel : Blue Tube

Jeudi 18 janvier 2007

http://www.beigerecords.com/cory/