Archive pour janvier 2008

Archives métastables

Jeudi 17 janvier 2008

Plus que hotline, emule ou autres, bittorrent offre un paradigme de la diffusion qui est autre qu’un simple partage. Bittorrent met en oeuvre une stratégie d’archivage « métastable » dans le sens où un fichier, une oeuvre, une archive, peut se faire de manière éclatée sur le réseau, sans que cette archive existe (ou presque de manière) complète chez l’un ou l’autre des tenants et aboutissants. L’utilisation meme des termes de racines (seed) et feuilles (leech) rendent mal compte de cette sauvegarde horizontale : tout le monde est sur le même plan d’égalité. Le peer to peer est aussi et surement, au delà d’un formidable paradigme de partage, l’avenir même de la sauvegarde : la chose est nulle part et partout, elle n’a nul emplacement fixe, mais « rode » sur le réseau. Des trackers me permettent de la retrouver, ou plutôt d’ »entrer » dans la chaine de partage qui me permettra de re-constituer ce média. Jamais les multinationales ne seront en mesure de tout archiver, elles produisent et effacent, car le bénéfice doit être immédiat.

Comme le dit l’un des concepteurs de Piratebay : « nous ne référençons que des adresses IP et des checksums ».

STEAL THIS FILM
STEAL THIS FILM II

APIculture

Jeudi 17 janvier 2008

Une portion importante des oeuvres du netart actuel reposent sur une approche de génération dynamique reposant sur des sites « Web 2.0″. Cette interaction et générativité est rendue possible par l’existence et la publication quasi systématique pour ces dits-sites d’interface de programmation ouverte appelée API (Application Programming Interface). Ce qui semble constituer au premier abord comme une véritable « ouverture », cette API ouverte et documentée, n’est en fait rien d’autre que la création d’une dépendance logicielle. L’objectif attendu est la création de zones de captations (http://www.andykessler.com/andy_kessler/2006/10/media_2uhoh_in_.html) qui pourront ultérieurement être valorisées et monétisées. L’utilisation de ces API dans le cadre de projets artistiques augmente évidemment la non pérennisation des oeuvres, sauf à sortir celle-ci du support de présentation que constitue le Web. Il faut certes construire sur du métastable, mais ce qui est construit doit pouvoir se poser, s’inscrire sur du stable. Il en va une fois de plus de la possibilité de l’archivage qui, même s’il contient lui-même le venin de la disparition et de l’oublie, implique le choix… et cela n’a rien à voir avec une notion d’auteur au sens fort, la notion d’auteur n’a plus de sens dans l’éclatement de matériaux. Il est simplement question de « manipuler des forces ». Le DJ est-il un auteur ? il assemble, choisi du matériau qui ensuite va se disséminer fortement dans l’amplification et la canalisation des Kilowatts de s haut-parleurs.

J’ai de la chance

Jeudi 17 janvier 2008

Reçu ce jour dans la boite aux lettres électronique.

bonheur