170108

APIculture

Une portion importante des oeuvres du netart actuel reposent sur une approche de génération dynamique reposant sur des sites “Web 2.0″. Cette interaction et générativité est rendue possible par l’existence et la publication quasi systématique pour ces dits-sites d’interface de programmation ouverte appelée API (Application Programming Interface). Ce qui semble constituer au premier abord comme une véritable “ouverture”, cette API ouverte et documentée, n’est en fait rien d’autre que la création d’une dépendance logicielle. L’objectif attendu est la création de zones de captations (www.andykessler.com/andy_kessler/2006/10/media_2uhoh_in_.html) qui pourront ultérieurement être valorisées et monétisées. L’utilisation de ces API dans le cadre de projets artistiques augmente évidemment la non pérennisation des oeuvres, sauf à sortir celle-ci du support de présentation que constitue le Web. Il faut certes construire sur du métastable, mais ce qui est construit doit pouvoir se poser, s’inscrire sur du stable. Il en va une fois de plus de la possibilité de l’archivage qui, même s’il contient lui-même le venin de la disparition et de l’oublie, implique le choix… et cela n’a rien à voir avec une notion d’auteur au sens fort, la notion d’auteur n’a plus de sens dans l’éclatement de matériaux. Il est simplement question de “manipuler des forces”. Le DJ est-il un auteur ? il assemble, choisi du matériau qui ensuite va se disséminer fortement dans l’amplification et la canalisation des Kilowatts de s haut-parleurs.

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