Archive pour septembre 2008

Prise de note courte et indexation

Lundi 15 septembre 2008

http://blog.evernote.com/2008/09/09/iphone-v-13-location/

J’utilise depuis quelque temps avec un réel intérêt l’application « Evernote« . Cet outil de prise de note très simple contribue clairement à définir un véritable outil d’indexation dont le mode d’utilisation le différencie d’autres applications Web2.0, comme del.icio.us. Deux fonctionnalités de Evernote offrent une réelle avancée : l’analyse OCR d’une image capturée qui contiendrait du texte et d’autre part, le fait de géolocaliser automatiquement une note, dès lors qu’elle est capturée à partir du périphérique iphone (en incluant les mécanismes de géolocalisation présents dans ce dernier). Evernote est une application qui contribue à définir des nouveaux usages « nomades » (même si je n’ai pas eu l’occasion de la tester dans ce contexte), permettant de transposer une note analogique facilement dans le monde numérique (l’image d’une prise de note manuscrite capturée instantanément par l’Appareil Photo Numérique d’un iphone par exemple). La possibilité de la géolocalisation automatique d’une note préfigurant des usages intéressants concernant la psychogéographie et en général tout ce qui pourrait recouvrir une narration quelconque s’inscrivant dans un espace géographique physique. (voir Urban Tapestries par exemple). J’ai toujours pensé que le « blogging » constituait le mécanisme le plus adéquat pour l’indexation : le blog n’est pas seulement saisie textuelle, il est aussi capture d’un « état d’ame » (le microblogging et en général la gestion des statuts sous facebook ou twitter), description d’une photo, localisation d’une action ou d’un média. Il parait évident que petit à petit, des micro-outils portés à même nos habits, contribuerons à « indexer » le monde de nos actions, nous permettant petit à petit de re-créer cette expérience fantastique et fantasmatique décrite dans « Brainstorm » ou « Strange Days », qui consiste à « revivre » les expériences des autres, que ce soit ce qui est pensé, mais aussi ce qui est ressenti.
L’enjeu ensuite, dès lors que toutes ces informations (encore plus d’informations) seront capturées et indexées (d’une certaine manière), sera de savoir comment les organiser, de proposer des organisations et interactions entre données pour proposer des nouvelles lectures et écritures du monde des objets et interactions. Nokia avait, il y a quelques années, probablement trop tôt, proposé Lifeblog (http://europe.nokia.com/photos) qui proposait d’entrelacer dans le temps les actions des téléphones (appels, messages, photos). Il semble que la mayonnaise n’ait pas prise et que Nokia se soit rencontré sur la simple organisation de photos. La géolocalisation va maintenant fournir un autre moyen memotechnique pour « retrouver » un élément de mémoire numérique : j’ai fait ceci à cet endroit, j’ai pensé ceci à cet endroit du fait d’un élément de cet endroit qui m’a fait penser à ceci. On sait combien les lieux ont souvent force d’évocation, les prolongements de cette nouvelle fonctionnalité risquent assurément d’être tout à fait intéressants.

De rerum natura

Vendredi 5 septembre 2008

555. En outre, lorsque le vent prisonnier dans les cavernes de la terre se porte tout entier sur un point et exerce de toutes ses forces une pression sur les hautes parois, la terre s’incline du côté où la pousse l’ouragan : alors les édifices construits à la surface du sol, ceux notamment qui s’élèvent le plus haut dans le ciel, penchent et menacent, entraînés dans le sens de l’ouragan intérieur ; les poutres mises à nu et disjointes pendent, toutes prêtes à se détacher. Et l’on n’oserait pas croire que le monde lui-même aura son heure de mort et de ruine, quand on voit de telles masses de terre sur le point de s’effondrer ? Si par hasard les vents ne reprenaient haleine, nulle force n’aurait le pouvoir d’arrêter les choses ni de les ramener en arrière dans leur course à la destruction ; mais comme ils font alterner des moments de relâche avec ceux de violence, comme tantôt ils rallient leurs forces pour revenir à la charge et tantôt plient devant la résistance, la terre finalement nous menace de ruines plus souvent qu’elle n’en fait ; car elle penche, puis se redresse ; elle manque de céder à son poids, puis retrouve sa stabilité. C’est pour cette raison que vacillent toutes les constructions, le faîte plus que le corps même, le corps plus que la base et la base à peine.

Gustav

Lundi 1 septembre 2008

Watch residents leaving
Watch residents talk about damage in Cuba
Watch why one New Orleans man refuses to leave
Watch Nagin voice concern about storm’s potential effect on the city
Watch Nagin warn would-be looters
Watch report on Republicans’ altered plans
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