L’archéologie révisée par Google

Avec ironie et une confiance importante dans son propre « branding », Google est probablement la seule société au monde à s’autoriser de jouer avec son propre logo, jusqu’à probablement dérouter les utilisateurs peu ouvert aux changements.
Ce matin, le logo représentait un fossile, chose suffisamment surprenante pour m’inviter à cliquer sur le logo de sorte à ouvrir la page dans un nouvel onglet de mon navigateur firefox. Je fus alors surpris de lire dans le nouvel onglet, que je n’avais pas encore ouvert, le titre « missing link found », m’indiquant donc que Google avait visiblement fait une erreur puisqu’il était question de « lien manquant ». Un peu surpris de cette grossière erreur de lien HTML, j’ai finalement décidé de cliquer directement sur le logo dans la page courante (j’avais déjà fermé le second onglet), pour finalement tomber sur une page de recherche google utilisant la conjonction des mots « missing link found ». La compréhension de la situation n’a pas été immédiate, puisqu’il m’a fallu encore parcourir rapidement les titres et les ébauches d’explication, pour comprendre qu’il s’agissait d’une découverte d’un crane d’une espère « semi-humaine » qui constituerait un chainon (manquant?) entre l’espèce humaine et ses prédecesseurs.

L’actualité couverte m’importe peu, ce qui m’intéresse dans ce qui m’a semblé comme un dysfonctionnement, c’est la façon dont google a « joué » avec la confusion « missing link found » dans le rapport à la découverte archéologique, et le « missing link » et le « not found » de l’archéologie du web, celle des années 90 où beaucoup de requêtes web finissaient en cul de sac façon 404 not found. Au delà de cette petit anecdote, qui me parait absolument voulue de la part de Google même si personne ne l’a relevé, il y a la marque de l’archiveur et archéologue du web, qui profite d’un fait d’actualité plus ou moins anodin (au final car des découvertes il y en aura d’autres) pour rappeler dans l’interstice d’un petit jeu de mot, sa toute puissante de vie et de mort sur les « links ».

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