Disintegration loops

J’avais découvert cette vidéo et cette bande son il y a quelques années. En transférant des vieux travaux sonores à partir de bandes magnétiques, William Basinski se rendit compte qu’il était en train d’enregistrer la disparition de ses compositions : la bande ferro magnétique se déteriorait au fur et à mesure du transfert. Il décida alors d’enregistrer la totalité du processus de désagrégation de sa musique et d’en faire une nouvelle bande son : the disintegration loops.

Ce qui est encore plus troublant, c’est que durant l’été 2001, il était en train d’écouter l’enregistrement de ces nouvelles « bandes son » lorsqu’il aperçu une grande fumée noire au loin provenant de Manhattan : des avions venaient de s’écraser sur le World Trade Center. Il prit alors sa caméra vidéo et décida de filmer ce qu’il voyait par la fenêtre de son appartement : la fin d’un monde.

During the summer of 2001, Basinski set about transferring a series of 20-year-old tape loops he’d had in storage to a digital file format, and was startled when this act of preservation began to devour the tapes he was saving. As they played, flakes of magnetic material were scraped away by the reader head, wiping out portions of the music and changing the character and sound of the loops as they progressed, the recording process playing an inadvertent witness to the destruction of Basinski’s old music.

There is another, eerier chapter to the story of the Disintegration Loops– that Basinski was listening to the playbacks of his transfers as the attacks of September 11th unfolded, and that they became a sort of soundtrack to the horror that he and his friends witnessed from his rooftop in New York that day, a poignant theme for the cataclysmic editing of one of the world’s most recognizable skylines.

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