Man With a Movie Camera

http://dziga.perrybard.net/

Man With a Movie Camera: The Global Remake is a participatory video shot by people around the world who are invited to record images interpreting the original script of Vertov’s Man With A Movie Camera and upload them to this site. Software developed specifically for this project archives, sequences and streams the submissions as a film. Anyone can upload footage. When the work streams your contribution becomes part of a worldwide montage, in Vertov’s terms the “decoding of life as it is”.

Lumière et encodage

L’image au cinéma est tout d’abord affaire de lumière : l’image cinématographique n’existe qu’à travers une projection de lumière à travers un film photographique. Ensuite, l’un des artisans principaux de la signature d’une image est le directeur de la photographie : il « construit » la lumière qui définira l’image filmée et il supervise le résultat obtenu, en post-production, par l’étalonnage de la pellicule. De « The Element of crime » à « Stalker » en passant par « Blade Runner« , « Delicatessen » ou « In the mood for love« , la construction d’une identité de l’image cinématographique, au delà des aspects de cadrage ou de montage, est une intention forte chez le réalisateur.

Lorsqu’au sein d’un site web, une vidéo a été « encapsulée », on reconnait immédiatement la source : Youtube, Dailymotion ou Vimeo, avant même d’identifier la vidéo par la première image clé. Cela revient à dire ici que l’identité des images est gommée et ce qui ressort n’est plus que l’identité d’une image numérisée, transcodée, avec des choix de profil d’encodage génériques bien définis. Le grain YouTube rend chaque image vidéo très « cheap » et ce qui ressort finalement, c’est plutôt la normalisation d’une plate-forme de diffusion vidéo monopolistique.

La numérisation à travers le profil d’encodage (nombre d’images/secondes, résolution, fréquence des images-clé, codec) offre une quantité innombrable de déclinaison « esthétique » d’une image vidéo. Les codecs DCT donnent des images très différentes des codecs à base d’ondelette. La taille des macroblocs, les filtres d’interpolation, etc. sont autant de transformations sur une image initiale qui modifient considérablement l’appréhension de l’image finale transcodée.

Il est n’est pas ici question d’émettre quelque comparaison entre le monde analogique et le monde statistique du numérique : le signal analogique lui-même n’est, de nos jours, que très rarement « re-transcrit » de bout en bout sans phase intermédiaire numérique ou de transformation analogique opérant une transformation du signal initial. L’enjeu est de rappeler l’environnement de transformation permanente que constitue le numérique, où les opérations de codage/transcodage/décodage ont lieu en permanence, et emportent avec elle de « l’information », déforment les intentions et « ouvrent » aussi sur d’autres formes, des erreurs, des artefacts, des incidents. Les transformations numériques sont constituantes de l’esthétique de ces images numériques.

Monochrome memories

Core Memory

http://www.incident.net/works/corememory/

Pour réaliser Core Memory, des séquences de film ont été décomposées en milliers d’images fixes. Les valeurs des pixels de chaque image obtenue ont été extraites afin d’obtenir la couleur moyenne de chaque image. A partir de chaque nouvelle image fixe monochrome construite, la séquence monochrome correspondante a été reconstruite. Il en ressort une composition chromatique qui « applatit » les couleurs originales du film (les couleurs utilisées sont les couleurs moyennes de l’ensemble des pixels de chaque image fixe), mais pour autant, les valeurs chromatiques obtenues laissent encore la possibilité de se remémorer la tonalité chromatique de ces séquences. Une seconde version de ce travail pourrait être construite, non pas en utilisant les couleurs moyennes, mais en utilisant la couleur apparaissant le plus dans chaque image (ou une moyenne autour de celle-ci), par pondération.

A noter également que les séquences vidéo sont visualisées différemment sous Mac et Windows : Safari affiche une vidéo avec un grain alors que Firefox efface totalement ce grain. Les séquences sont visualisées dans un format allongé cinématographiques sous Windows alors qu’elles sont plein écran sur Mac. On préférera Safari sous Mac, la représentation idéale étant sous Windows…

Live Cinema

http://www.solu.org/writings.html
http://www.solu.org/LIVE_CINEMA.pdf

This thesis reviews the influences and explores the characteristics and elements of live cinema, a recently coined term for realtime audiovisual performances. The thesis discusses the possible language of live cinema, and proposes “vocabulary and grammar”.