Archive pour la catégorie ‘memoire’

Externalisation

Vendredi 19 décembre 2008

C’est dans les livres de Bernard Stiegler que revient souvent le motif d’une externalisation de la mémoire. Le fait n’est pas nouveau et a été énoncé par Vannevar Bush dans son désormais fameux article As we may think en 1945. Jour après jour ce processus s’empare de nous et nous défait de certaines habitudes qui bientôt vont être oubliées, justement par le fait qu’elles ne feront plus partie de la mémoire de nos corps et nos pratiques. La fois où j’ai le plus fortement ressenti cela a été la fois où j’ai eu à conduire une voiture munie d’un navigateur GPS pour me rendre dans un endroit que je ne connaissais pas : j’ai essayé un temps de faire fonctionner en parrallèle ma capacité de « réflexion » et d’orientation, et en même de suivre les consignes de la machine. Très vite, devant le conflit insoluble rencontré, j’ai renoncé à réfléchir à mon chemin et me suis laisser guider. J’ai « laché prise ». Hier soir, je discutais avec un ami allemand qui m’a dit la chose suivante : « we are no more thinking, just googling ». C’est vrai, le réflexe est facile : plutôt que d’enregistrer dans ma mémoire les éléments de base pour ma réflexion, je préfère bien souvent aller rapidement « chercher » la chose toute faite dans le résultat d’une recherche internet. Ce mouvement de « recherche » prendra surement dans une forme amplifiée, la place d’activité jusque là de « réflexion », de pensée. Et l’on voit bien alors qu’au delà du mouvement de dépossession à l’oeuvre, il y a parrallèlement un mouvement qui confère à une autorité externe, ici Google, le travail de pensée à ma place. On se souvient alors du motif du « supercomputer » tel qu’il apparait dans de nombreux films et romans de Science-Fiction, à son devenir « esprit ». Je pense par exemple à Schalmanezer dans « Tous à Zanzibar », ou alors cet ordinateur qui cherche à s’incarner dans « Demon Seed » (Génération Proteus).

Prise de note courte et indexation

Lundi 15 septembre 2008

http://blog.evernote.com/2008/09/09/iphone-v-13-location/

J’utilise depuis quelque temps avec un réel intérêt l’application « Evernote« . Cet outil de prise de note très simple contribue clairement à définir un véritable outil d’indexation dont le mode d’utilisation le différencie d’autres applications Web2.0, comme del.icio.us. Deux fonctionnalités de Evernote offrent une réelle avancée : l’analyse OCR d’une image capturée qui contiendrait du texte et d’autre part, le fait de géolocaliser automatiquement une note, dès lors qu’elle est capturée à partir du périphérique iphone (en incluant les mécanismes de géolocalisation présents dans ce dernier). Evernote est une application qui contribue à définir des nouveaux usages « nomades » (même si je n’ai pas eu l’occasion de la tester dans ce contexte), permettant de transposer une note analogique facilement dans le monde numérique (l’image d’une prise de note manuscrite capturée instantanément par l’Appareil Photo Numérique d’un iphone par exemple). La possibilité de la géolocalisation automatique d’une note préfigurant des usages intéressants concernant la psychogéographie et en général tout ce qui pourrait recouvrir une narration quelconque s’inscrivant dans un espace géographique physique. (voir Urban Tapestries par exemple). J’ai toujours pensé que le « blogging » constituait le mécanisme le plus adéquat pour l’indexation : le blog n’est pas seulement saisie textuelle, il est aussi capture d’un « état d’ame » (le microblogging et en général la gestion des statuts sous facebook ou twitter), description d’une photo, localisation d’une action ou d’un média. Il parait évident que petit à petit, des micro-outils portés à même nos habits, contribuerons à « indexer » le monde de nos actions, nous permettant petit à petit de re-créer cette expérience fantastique et fantasmatique décrite dans « Brainstorm » ou « Strange Days », qui consiste à « revivre » les expériences des autres, que ce soit ce qui est pensé, mais aussi ce qui est ressenti.
L’enjeu ensuite, dès lors que toutes ces informations (encore plus d’informations) seront capturées et indexées (d’une certaine manière), sera de savoir comment les organiser, de proposer des organisations et interactions entre données pour proposer des nouvelles lectures et écritures du monde des objets et interactions. Nokia avait, il y a quelques années, probablement trop tôt, proposé Lifeblog (http://europe.nokia.com/photos) qui proposait d’entrelacer dans le temps les actions des téléphones (appels, messages, photos). Il semble que la mayonnaise n’ait pas prise et que Nokia se soit rencontré sur la simple organisation de photos. La géolocalisation va maintenant fournir un autre moyen memotechnique pour « retrouver » un élément de mémoire numérique : j’ai fait ceci à cet endroit, j’ai pensé ceci à cet endroit du fait d’un élément de cet endroit qui m’a fait penser à ceci. On sait combien les lieux ont souvent force d’évocation, les prolongements de cette nouvelle fonctionnalité risquent assurément d’être tout à fait intéressants.

timecode #1

Mercredi 23 juillet 2008

01:51:26,400 –> 01:51:28,914
Accattone, qu’as-tu ?
Que sens-tu ?

01:51:33,800 –> 01:51:35,677
Maintenant, je me sens bien.

Le pont de fer

Vendredi 7 mars 2008

le pont de fer

Monochrome memories

Lundi 3 mars 2008

Core Memory

http://www.incident.net/works/corememory/

Pour réaliser Core Memory, des séquences de film ont été décomposées en milliers d’images fixes. Les valeurs des pixels de chaque image obtenue ont été extraites afin d’obtenir la couleur moyenne de chaque image. A partir de chaque nouvelle image fixe monochrome construite, la séquence monochrome correspondante a été reconstruite. Il en ressort une composition chromatique qui « applatit » les couleurs originales du film (les couleurs utilisées sont les couleurs moyennes de l’ensemble des pixels de chaque image fixe), mais pour autant, les valeurs chromatiques obtenues laissent encore la possibilité de se remémorer la tonalité chromatique de ces séquences. Une seconde version de ce travail pourrait être construite, non pas en utilisant les couleurs moyennes, mais en utilisant la couleur apparaissant le plus dans chaque image (ou une moyenne autour de celle-ci), par pondération.

A noter également que les séquences vidéo sont visualisées différemment sous Mac et Windows : Safari affiche une vidéo avec un grain alors que Firefox efface totalement ce grain. Les séquences sont visualisées dans un format allongé cinématographiques sous Windows alors qu’elles sont plein écran sur Mac. On préférera Safari sous Mac, la représentation idéale étant sous Windows…

Mandarines

Mardi 19 février 2008

Elle s’est détendue quand je me suis relevé, et nous nous sommes embrassés. Je me suis de nouveau perdu en elle. « Mon Dieu, mais qu’est ce que tu portes ? Ce parfum, ça me ramène très loin
– Où ça ? « .
Je léchais sa bouche. « Euh, juste très loin. Dans le passé. Je revis toute mon adolescence.
– Simplement avec le brillant à lèvres ?
– Ouais. C’est comme ces petites mandarines chez Proust.
– Vous voulez dire madeleines.
– Ouais, comme ces petites mandarines.

CoreMemory

Jeudi 14 février 2008

CoreMemory

L’image (1)

Jeudi 15 mars 2007

il y a le bermuda en jean qui est « en lambeau », les parties inférieures
jambes ont surement été retirées pour faire à la mode estivale, à moins
que ce ne soit la mode de l’époque (en 1979/1980, je peux retrouver).

il y le terrain vague ou lieu de envahi par la nature chaotique.

il y a cette route qui je crois « monte » un peu et sur la gauche on
accède au terrain vague comme en chevauchant en mur, mais ce n’est pas
sûr, comme quand on chevauche l’ »enclos » en bretagne, pour rejoindre
l’église.

il y a un immeuble, l’archétype rectangle et vertical de l’immeuble ou
je remonte surement, après.

il y a surtout l’entrée dans l’appartement ou doit être tout le monde,
mes parents, etc. Il y a comme un long travelling, un mouvement de
caméra sur des lieux étranges et des gens qui assurément doivent être
figés dans quelque chose. on va dire qu’ils ne bougent pas, qu’ils sont
devenus statues.

Et je dois reprendre ma place comme si de rien était, car il me serait
terroriste que de tout d’un coup rompre avec cet « état des choses ». Donc
c’est donc que cet « état des choses » est profondément dictatorial et
qu’il se refuse totalement à une incursion, un petit grain de sable qui
serait violence.

les choses ensuite ont dû donc se remettre à leur place, et donc tout
est normal.

Madeleine

Vendredi 16 février 2007


Photographie numérique.

Un moment

Vendredi 15 décembre 2006

mirror

le bureau