Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Malachi Ritscher

Jeudi 9 novembre 2006

Chicago Indymedia: Malachi Ritscher: A Martyr For Peace:

Malachi Ritscher

L’immolation par le feu est un acte considérable.
Je pense aussi à Dominique Faure, Ã Jan Palach, à ce moine bouddiste, etc.
Autant d’images, meme sans images, sans traces visuelles, qui marquent, car le feu reste un « élément » qui « dépasse », qui ne se pense pas.

le moment et l’archive

Vendredi 3 novembre 2006

[AMIA-L] The YouTube issue:

Youtube encore. Non plus de l’archive mais du stockage, du hosting, pour une consommation instantanée.
Et pourtant, si ce qui se profile est bien la lecture/écriture de chacun, pour « une minute de célébrité », tout cela dans un dispositif de captation « pour la pub », pourtant, dans ce flux ininterrompu on voit des fragments de vie dans l’écran, des choses qui passent, qu’on voit une fois et qu’on ne reverra plus. Et cependant, tout cela se prend dans l’instant, se refuse à l’archive, se perdra, est « prévu » pour disparaitre.

Et quand bien même la chose est archivée, sa dissolution dans la masse ne lui permettra plus d’avoir quelque sens dans une exégèse future.
The Wikipedia and the Death of Archaeology

Dans ce paradoxe, entre instant et archive, et au sein d’une masse d’information telle que la chose mémorisée, archivée, sera à la fois oubliée, il y a quelque chose de très étrange, de nouveau assurément, l’invention d’une nouvelle logique d’un support (vidéo + réseau + communication/publication massive) qui dit à la fois sa pérennité et son éphémère, qui rappelle finalement l’impossibilité du passé et du futur et la seule existence du présent, un présent qui émerge péniblement mais qui seul laisse passer encore « quelque chose ». La vie se déroule comme fiction, comme immense fiction, dont le tangible n’apparait que fugacement, dans l’instant, dans le noeud – présent – du récit, dans cette apparition/disparition fugace de l’anonyme, presque insignifiant, mais dont l’insignifiance devient soudain lourde de sens au sein de la trop grande saturation de « sens ».

Tabula rasa

Mardi 17 octobre 2006

Au début, je faisais comme les autres blogs, je postais des informations, des liens sur des choses que j’avais vu apparaitre sur d’autres blogs, mais sur lesquels j’avais envie de rajouter un commentaire. J’essayais de fixer ces « news » autrement en les plaçant en perspective, autour de mes centres d’intérêt, de la mémoire, de l’écriture, de l’inscription. Et puis, je me suis rendu compte de ce phénomène propre au blog dont j’étais moi-même quelque part victime, le fait que les informations deviennent circulaires, qu’il y a un phénomène de répétition, qui se retrouve d’ailleurs bien dans ce le terme de « webring » aperçu parfois sur des sites web reliés les uns aux autres par un intérêt commun. Du coup, j’ai eu l’impression moi aussi de tourner en rond. Je suis alors revenu sur moi-même, m’ouvrant moins vers l’extérieur. J’ai essayé d’écrire ce singulier qui peut devenir universel. Lorsque l’on s’arrête, les informations continuent de tourner et l’on se rend bien compte qu’il n’y a pas de changement d’état : que je les véhicule ou non, elles se véhiculent toute seule. Quand l’activité de « veille » s’interrompt (donc on dort?), et que l’on a pas à rendre compte d’une autre activité plus personnelle, ou alors d’une idée, d’un jet de pensée que l’on voudrait porter au monde, alors on n’écrit pas. Il y aussi ce fait que lorsque l’on blogge, on est pas en même temps en train de se promener dans la campagne. Et la vie des villes a beau être excitante, remplie de virtualités et de conjectures futuristes, elle n’en est pas moins une déformation. Il y a quelques années, retournant à mon domicile berlinois après avoir passé quelques jours en contrée natale bretonne, je me disais « combien de temps avant d’être mangé par la ville ». Et jamais ça ne ratait, il fallait toujours pas moins de 24 à 48 heures pour être nouveau « dans le speed », optimiser mon emplacement sur le quai du métro, marcher vite et reprendre mon visage urbain plus dur. L’échappatoire alors se trouve dans l’exploration de l’ombre des légendes urbaines à chercher les démons tapis dans les tunnels et souterrains. On ne peut s’empêcher alors de répéter plusieurs fois le mot « candyman« , car il n’y a que cela à faire. Pour le blog, c’est pareil. On va surfer sur le net, sur ses blogs favoris, et vouloir « dire » aussi, dans une frénésie du parler et non pas de l’écrire, le blog c’est du parler. Et pourtant, on invente un style, de journalistique à philosophique ou poétique, car c’est le medium qui le veut. On met des petites fenêtres avec des triangles au milieu, et on peut cliquer dessus, et ça bouge. Et si on met en scène le moi (le vous) dans un tube, alors il ne faut jamais oublier que ces tubes, ces tunnels (ernesto sabato) sont parfaitement hermétiques, et ne communiquent pas, ne communiquent jamais. Donc on se regarde se débattre dans les tubes, les tunnels adjacents : les tubes sont transparents, on peut voir à travers, c’est ça le grand tragique de la chose. Si proches, si loins. Il est vrai que parfois, comme on déchire et brule une page blanche, il serait bon d’être un peu plus radical, de se retrouver entre amis avec des disques durs personnels et jouer au palet avec, ou au frisbee après les avoir desossés, oublier un peut tout cela.

Epilogue

Mardi 26 septembre 2006

http://www.tdcj.state.tx.us/stat/executedoffenders.htm

Les derniers mots de condamnés à mort, consignés proprement dans des registres, en regard de la « faute » (au regard de la société) pour laquelle ils se retrouvent justement à énoncer ces « derniers mots ».

Une histoire d’égouts

Lundi 11 septembre 2006

L’histoire filmée commence ainsi : une équipe de pompiers est affairée autour d’une bouche d’égout. Ces derniers entendent quelque chose et leurs yeux rivés vers les égouts, vers les souterrains de New-York, se lèvent vers le ciel. Au loin, un monolithe parfaitement découpé à la forme quadratique est percuté par un véhicule volant.

egouts de new-york

L’histoire de l’attentat londonien quelques années plus tard est identique : ce que l’on voit encore est un groupe de personnes les uns derrière les autres qui évoluent dans un souterrain faiblement éclairé, comme un égout encore.

Aujourd’hui, le société française Free annonce à son tour qu’elle investit les sous-sols parisiens pour faire transiter des faisceaux de lumière rapides dans des fibres optiques afin d’offrir aux usagers de ses services un réseau à très haut-débit.

Depuis toujours, l’histoire commence « sous la terre« , et émerge par endroit, par moment, à la surface. L’histoire, la vie, est avant tout un phénomène souterrain et ce que nous en voyons n’est que la phase « visible » des choses. Freud et Jung ont au début du siècle dernier principalement travaillé sur cet aspect, les grands littérateurs de la même époque aussi. Ce qui se passe en dessous, dans les caves, dans les tunnels, dans les égouts, dans le bas-fond des consciences, détermine ce qui ressurgit en surface. Dans les pays celtes, comme en Bretagne par exemple, les fontaines sont particulièrement sacrées car elles représentent ces points d’émergence de la vie souterraine symbolisée par l’eau dont l’émergence est canalisée par un monticule de pierre.

fontaine au faouet

Le cri

Samedi 9 septembre 2006

Bibliothèques

Jeudi 24 août 2006

http://thenonist.com/index.php/thenonist/permalink/hot_library_smut/

TRINITY-COLLEGE-LIBRARY-DUB

Pratiques

Mercredi 23 août 2006

Ma petite soeur de 13 ans a elle aussi un blog : http://peaceandlove412.skyblog.com/. Le contenu de son blog correspond bien entendu à ses centres d’intérêt d’adolescente, principalement ses amies, l’amitié, etc. Elle s’est fabriquée en partant du logiciel Paint livré par défaut avec microsoft des montages photographiques, une juxtaposition dans un même cadre d’images diverses trouvées sur le net.

100% moi

Et finalement, alors que j’explore la mosaïque, la possibilité de mettre sur un seul plan plusieurs motifs pour dérouler le temps dans l’espace, que j’assemble et juxtapose des images, ma petite soeur à mille lieux des considérations qui me mènent à faire cette exploration fait en quelque sorte la même chose : récupérer sur le net des images et les assembler au sein d’une même image sous une forme encore de mosaïque. A des périodes données, de génération en génération donc les pratiques restent les mêmes, des formes émergent.

Vos papiers

Jeudi 17 août 2006

moleskine_page1« Il commençait à … »

C’est une femme. L’homme lui montre en … lui tenant l’épaule.

Plus loin :

Un homme de couleur entouré de deux hommes en uniforme chemisette blanche : « Elle est où la pièce d’identité ».

Plus loin, l’affichage à LED (contenant souvent des questionnaires idiots) : « Je voyage pour vérifier mes rêves » (Gustave Flaubert).

moleskine_page2

Plus loin, je vais au « relais », c’est une enseigne qui vend des magazines, ces ouvrages qui se nourissent de choses qu’ils digèrent et mettent en forme. Art Press n’est pas là. Je vais voir vers les autres images, sans y penser je vais vers les images de cinéma. Je fais ce que je peux. Je tombe sur les cahiers du cinéma à 5 euros 90, mais c’est sur Hollywood, Penn, Eastwood et Michael Mann dont le Collateral m’a vraiment impressionné (Bravo Tom Cruise). Je vais pour payer avec un peu de hargne, je sais pas pourquoi, je dois me renier parce que je m’ennuie ou je consomme. Je vais lire dans le train. Machinalement, sans y penser, je chiffonne avec hargne un billet de 10 euros déjà extrait de mon « porte-monnaie » et un peu déchiré déjà. La vendeuse a une sale gueule et je me dis : « Elle crachera pas dessus la connasse » (c’est pas moi qui l’ ai inventé ce mot). D’ailleurs elle le prends sans coup férir. J’en suis à ce point. Je suis un peu ivre car Boris nous a payé un coup, j’ai bu du rosé de Loire. Il est d’Anger, veut faire du streaming. C’est tout bon ça.

moleskine_page3

Ce qui disent les cahiers du cinéma :

« Ce flou tient en grande partie à la double incertitude qui sert de toile de fond à la production américaine : incertitude politique depuis le 11 septembre et incertitude technologique, donc aussi économique et esthétique, avec l’essor du numérique et d’Internet. Le 9/11 et le www : deux manières de brouiller la « vision du monde » élaborée durant la décennie précédente. »

Dans cet ouvrage de papier glacé, on trouve les réclames suivantes :

  • « ultra-frais, ultra hydratant » : Nivea Men. => Que c’est beau d’être un homme.
  • Découvrez l’univers des Soins Spas Pevonia.
  • Telescopic Mascara : En un passage éclair… Allongement télescopique …

L’âme

Mercredi 16 août 2006

IMG_0027

Sur le parvis de la gare de Strasbourg, un chantier de démolition a pris place depuis plusieurs mois. Au milieu des grues et bulldozer et autres fameux « cats », le mot Seele est apparu. Apparition pleine de sens au milieu de ce travail de titans.