Archive pour la catégorie ‘sequence’

Shots that changed my life (11)

Mercredi 16 mai 2007


Ordet, 1955, Carl Theodor Dreyer

La plus grande scène de résurrection de l’histoire du cinéma. Il n’y a rien de plus improbable que cette résurrection et pourtant elle a lieu et apparait comme une évidence dans sa simplicité. Une autre scène aussi improbable est la scène de la réconciliation à la fin du film « Crossing guard » de Sean Penn. Le pouvoir de l’illusion du cinéma à l’oeuvre.

Shots that changed my life (10)

Mardi 15 mai 2007


Rollerball, 1971, Norman Jewison

Des images qui prennent aux tripes, car ce sont des arbres que l’on brûle, signe aussi de déliquescence. Un mouvement vertical de caméra sur l’arbre qui rappelle d’ailleurs Tarkovsky : l’entrée (l’enfance d’Ivan) et la sortie (le sacrifice) de l’oeuvre d’Andrei Tarkovsky sont d’ailleurs deux plans identiques sur un arbre au pied duquel se trouve un enfant.

Séquence et programmatique

Vendredi 8 décembre 2006

Repensant au titre (lignes des temps…) ainsi qu’à la forme / au paradigme du logiciel « Lignes des temps« , je me rends compte comme l’approche semble (on ne peut rien dire sans avoir testé le logiciel) déjà dépassée : C’est un logiciel qui offre une vue séquentielle du temps. C’est le même paradigme que celui des séquenceurs sonores, la forme visuelle du logiciel étant également identique : une timeline sur plusieurs couches sur laquelle apparait des motifs correspondant dans le séquenceur son à des patterns sonores et pour le soft d’indexation (ou de montage vidéo, paradigme équivalent puisque l’indexation vidéo est du « démontage ») des séquences correspondant à une continuité physique (le plan) ou sémantique (une séquence sur un sujet particulier, avec un motif visuel particulier, etc.). Tout cela néanmoins ne s’appréhende que dans un temps horizontal, approche séquentielle qui a ses limites car la possibilité d’appréhender le média dans sa profondeur (chose aussi difficile à définir) est rendue impossible. Dans un précédent article, j’avais déroulé ce qui me semblait être une évolution de la musique électronique dans son rapport aux outils utilisés pour la créer. On a notamment vu apparaitre de plus en plus des outils modulaires, indépendants de la timeline du séquenceur, à l’image des outils de type max/msp et pure data, ainsi que les Reaktor et audiomulch. Ces outils manipulent plutôt des intensités, partent de « l’atome » vers la molécule puis vers l’aggrégat principal. En ce sens, les outils de création sonores, qui ont déjà « atomisés » la musique offre déjà une plus grande décomposition que les outils pour la vidéo qui reste encore et finalement trop rudimentaire : le montage séquentiel de montage et la mosaïque de sélection du logiciel de VJing. Faire preuve d’innovation dans l’indexation, c’est proposer de l »écriture instantanée à partir de vidéo, ce n’est pas redécouper un film existant. Il faut de la plastique, de la malléabilité, cette plasticité ne doit pas être seulement horizontale, elle doit l’être en profondeur, elle doit aussi être pseudo-aléatoire. Il faut à un moment donné que cette STRUCTURE de la machine s’efface, il faut qu’apparaisse des surprises, des incidents, des disruptions, des « événements ». Il faut de l’impulsion, des saillies, des MOMENTS qui sortent de la timeline, qui soient de nulle part, pris pourtant dans le flux du déroulement temporel de la timeline, sortis de la ligne des temps.

W

Mardi 5 décembre 2006

W

W est un hommage au genre cinématographique Western (le fameux « horse opera ») et également à l’un des plus grand philosophes du 20e siècle : Wittgenstein.
W est basé entièrement sur des plans, extraits de films du domaine public accessible sur le site archive.org, et représentant un individu, homme ou femme, chevauchant un cheval.
La légende veut que Wittgenstein, après d’harassants travaux philosophiques à Cambridge, aimait à se relaxer devant des Westerns, assis le plus souvent au premier rang.

Tout est partit d’une recherche sur les travellings, les travellings qui pensais-je étaient très répandus dans les Westerns. Je m’imaginais des images de canyons défilants, mais il n’y en a pas, car il n’y y a pas de train. Le travelling, c’est le train. En parcourant des films de Western téléchargés sur archive.org, ces films qui ont construit mon imaginaire de l’West que je ne connais pas, étant pourtant né dans l’Ouest, mais à Lorient… Dans ces films de Western, ce fut mon constat très vite, il n’y a que des hommes qui chevauchent dans la plaine, qui vont et viennent. Il y a un espace à explorer inlassablement, sans fin, rythmé par les sabots du cheval. Il n’y a dans les Westerns que des respirations de cette sorte, des longues séquences inutiles, absurdes, qui montrent des hommes qui rejoignent des points que l’on n’identifie pas vraiment. J’ai finalement décidé d’extraire ces moments-là, me rendant compte que leur juxtaposition était aisée, et que le mouvement créé se déroule de lui-même. On peut ainsi rester plusieurs minutes, à simplement laisser ce mouvement se dérouler, le mouvement qui a inventé le principe cinématographique, le mouvement du galop du cheval de Muybridge, qui permet de transporter l’homme, d’explorer le paysage. Alors aux extrémités de ce mouvement absurde et évident, ce vide évident, il y a bien sûr son adorateur Wittgenstein qui posent les bornes de la grammaire.

Shots that changed my life (9)

Dimanche 10 septembre 2006


THX1138, 1971 , Georges Lucas

Shots that changed my life (8)

Vendredi 8 septembre 2006


Brainstorm, 1983, Douglas Trumbull

Shots that changed my life (7)

Mercredi 6 septembre 2006


Blade Runner, 1982, Ridley Scott

Shots that changed my life (6)

Jeudi 31 août 2006


Cinema Paradiso, 1989, Giuseppe Tornatore

Shots that changed my life (5)

Mercredi 30 août 2006


Voyage au bout de l’enfer, 1978, Michael Cimino

Shots that changed my life (4)

Lundi 28 août 2006


Videodrome, 1983, David Cronenberg