Tous à Zanzibar

Une image de carte postale évoquant une île exotique.

Au ciel bleu répond le vert de la mer, et plus près de nos pieds, le sable.
On entend le ressac de la mer : assurément c’est une évasion estivale qui nous est proposée.

Une inscription, un slogan « Tous à Zanzibar », nous transporte plus encore vers un ailleurs lointain.
En s’approchant, on comprend mieux l’illusion.

Aussi pur soit-il, ce dégradé de couleur est surtout la marque d’une illusion irréversible : Une image dont « l’échange est impossible » pour reprendre Jean Baudrillard, et cette carte postale n’est qu’un écran masquant une dystopie, comme celle narrée par John Brunner dans le livre éponyme « Tous à Zanzibar ».

zanzibar

Monochrome memories

Core Memory

http://www.incident.net/works/corememory/

Pour réaliser Core Memory, des séquences de film ont été décomposées en milliers d’images fixes. Les valeurs des pixels de chaque image obtenue ont été extraites afin d’obtenir la couleur moyenne de chaque image. A partir de chaque nouvelle image fixe monochrome construite, la séquence monochrome correspondante a été reconstruite. Il en ressort une composition chromatique qui « applatit » les couleurs originales du film (les couleurs utilisées sont les couleurs moyennes de l’ensemble des pixels de chaque image fixe), mais pour autant, les valeurs chromatiques obtenues laissent encore la possibilité de se remémorer la tonalité chromatique de ces séquences. Une seconde version de ce travail pourrait être construite, non pas en utilisant les couleurs moyennes, mais en utilisant la couleur apparaissant le plus dans chaque image (ou une moyenne autour de celle-ci), par pondération.

A noter également que les séquences vidéo sont visualisées différemment sous Mac et Windows : Safari affiche une vidéo avec un grain alors que Firefox efface totalement ce grain. Les séquences sont visualisées dans un format allongé cinématographiques sous Windows alors qu’elles sont plein écran sur Mac. On préférera Safari sous Mac, la représentation idéale étant sous Windows…

Le jardin

Lui et elle dans le jardin des plantes

Après une immersion durant plusieurs mois dans les travaux de Chris Marker, j’ai décidé de retourner sur les traces du film « la jetée ». De l’impossibilité de retrouver, 45 ans après, les plans, les lieux, les dispositions et les objets du film, évidemment disparus où totalement transformés, est née une méditation sur cette quête impossible des images de la mémoire : « Le jardin ».

Desperately human

human

07.03.2007 12:30 : BLANC et SOLITUDE

Passé la nuit à manipuler les pensées des « autres », ou plutôt des uns. Les vies se réduisent à une simple phrase, une simple expression d’une solitude qui pourtant se détache sur un fond blanc. A me noyer ainsi dans un paysage exclusivement blanc, j’en viens peu à peu à me détacher de mon corps et n’être plus qu’un esprit qui cotoie d’autres esprits. Un dialogue. Dans ce vide complet, d’un silence aussi mortifère que l’espace flottant de Stanley Kubrick, je n’entends que des humains, des voix murmurantes mais furieusement vivantes.