Archive pour mars, 2007

générateur blanc

Samedi, mars 31st, 2007

16h40. 2°.
Étagère 1, celle tout en haut. Une tasse noire qui cache les deux autres derrière. Un petit carton contenant des sacs plastiques, le haut d’un mixer, le bas est introuvable. Des assiettes en papier, des céréales, des filtres à café, que je n’utilise pas, une cafetière, que je n’utiliserai pas non plus.
Étagère 2. Un plat à gratin dentelé jaune, des assiettes plates, deux oranges et trois pamplemousses posés sur l’assiette du haut, des assiettes à dessert, des verres à pieds, une canette de sirop d’érable, de la poudre à lever, de la farine, du sucre roux, un mélange pour pancake, des lentilles vertes, deux paquets de thé, mirabelle et Wü-lü, un paquet de sachets de thé vert à moitié entamé.
Il est tard dans l’après-midi et je n’ai pas encore mangé. Je décris les étagères. Celle de la cuisine. je suis assise à la table, le dos aux fenêtres. Je me lève.. je m’assois, je suis dos aux 2 fenêtres du fond. Je me relève, je m’assois à nouveau, je suis maintenant assise avec les fenêtres en face de moi, le dos à la cuisine, je n’ai toujours pas mangé : je décris mes allers et venues. Je me lève, je sors et je vais au Lab taper le texte que je viens d’écrire. Je suis en train de taper le texte que J’ai écris.

générateur blanc

Samedi, mars 31st, 2007

Au sous-sol se trouve un atelier de montage et démontage d’ordinateur, de découpe et de bricolage et la buanderie. On accède à l’atelier par deux cotés opposés. C’est une grande pièce carrée qui sent le renfermé, humide et froide, aux murs couleur crème, un sol sans couleur, relativement bien rangée. Sur l’un des murs est accroché un poster de mouvements de kung-fu. Quelqu’un vient-il ici? pour s’entraîner?
La buanderie est en enfilade de l’atelier, et en tout point différente. C’est un couloir exiguë, avec à gauche les machines à laver et à sécher. Le plafond y est bas. Il y fait chaud, sec, et sombre. Dans la partie gauche, encore plus sombre, il y a des archives entassées, en attente d’un classement qui ne viendra probablement pas. Deux vieilles chaises, et des étagères et placards pleins de vieux papiers poussiéreux.
J’y viens une fois par semaine pour faire ma lessive, le matin de bonne heure. Ce n’est pas un endroit où il fait bon rester, écouter le bruit réconfortant de la machine qui tourne. La machine n’a pas un bruit réconfortant. Elle est bruyante, grinçante. Elle se secoue et se déplace, systématiquement, en direction de la porte, comme si elle voulait sortir de cet endroit. La sécheuse n’est qu’un vrombissement désagréable. Un bruit désagréable dans un silence qui l’est tout autant. Alors je ne reste pas. Et je fais sécher mon linge dans ma chambre pour la bonne odeur de lessive imprègne l’espace, le temps d’une journée.

interface

Vendredi, mars 30th, 2007

julie_generateur.jpg

Je commence aujourd’hui à travailler sur l’aspect graphique du site pour le générateur blanc. Pour ce qui est de sa structure , elle est presque fixée :

Elle va réunir à la fois le générateur lui-même, les diverses expérimentations plastiques, et sûrement un blog (reprenant celui-ci, mais ne contenant que les réflexions et recherches relatifs à ce travail).

Pour les expérimentations :

- GoogleClouds, les nuages sur Google Earth

- Chambre-horaire, une navigation (à travers les fuseaux horaires) conjointe entre la chambre et la terre

- Dérive, vidéo de la glace du St. Laurent

- Défilement, animation de la forêt entre Montréal et Québec.

- Ligne d’horizon, dessins de ligne d’horizon, encore en cours…
François à mis en ligne, sur le site de la chambre blanche, le LIEN vers mon projet..

générateur blanc

Jeudi, mars 29th, 2007

Le centre de documentation est en bas. On y accède par la porte de gauche de l’entrée principale. Tout de suite en entrant, sur la droite, se trouvent les publications de la chambre. avec les cartes postales des différents projets de résidence. J’y repère immédiatement celui de Marika. Le clavier. Le fond noir et le bas du visage qui ressort… Puis je crois me souvenir (je suis remontée au lab), il y a une plante verte. La seule plante verte de tout mon séjour ici. Ensuite sur la gauche un placard, les toilettes, et une porte pour aller à la galerie. Avec, juste avant, une table où sont disposées les informations relatives à la dernière exposition. Si on décide de continuer tout droit, depuis la porte d’entrée, en laissant derrière nous la galerie, on arrive dans la pièce principale du centre. Cette pièce est située directement en dessous de ma chambre. Il y a les mêmes fenêtres. mais elle semble complètement différente. Elle est fragmentée en différents espaces. À droite, le bureau de François, à gauche, le bureau de Maude. Un des murs a été peint en rouge. Au centre de la grande pièce, une table verte, où l’on s’assoit pour manger, discuter, pour les réunions, pour lire, ou pour rien.
Il y a les étagères en fer, chargées de livres, des cartons étiquetés contenant les revues anciennes, le téléphone, les papiers, les ordinateurs, le présentoir avec toutes les revues du mois en cours.
Puis la porte qui mènent au premier palier, les escaliers dorés, avec le boîtier d’alarme. Et de là, à nouveau, si l’on remonte l’escalier à gauche, on arrive au Lab.

Julie Morel / Radio CKIA FM Québec

Jeudi, mars 29th, 2007

Présentation du travail en arts médiatiques et plus particulièrement le “générateur blanc”, effectué pendant la résidence à la Chambre Blanche. Avec Maude Lévesque.

Animation de l’émission “impromptus” : Lucie Vallée.

Jeudi 05 avril. 11h, 15h.

http://www.meduse.org/ckiafm/

Présentation du travail

Mercredi, mars 28th, 2007

generateurblanc.jpg

3 mars 2007. 13h. Chambre Blanche. 185 rue Christophe-Colomb Est. Québec.

Présentation de “Générateur Blanc”, travail réalisé pendant la résidence à la Chambre Blanche.
Avec les élèves du cours internet de l’université Laval.

Agenda culturel du consulat général de france à Québec :
>http://www.consulfrance-quebec.org/spip.php?rubrique73

Nothing (Art as idea as idea)

Mercredi, mars 28th, 2007

artconcept2.jpg

J’ai emprunté ce livre à la Chambre Blanche, et il est une excellente ressource sur le rapport au texte dans l’art conceptuel. On y trouve des articles de / et sur Robert Barry, Lawrence Weiner, On Kawara, Joseph Kosuth… Je n’ai mis ici qu’un extrait d’entretien de Kosuth, que j’ai trouvé très intéressant et à la fois paradoxal dans ses revendications, car il est totalement radical, provocateur et tellement juste, mais aussi presque didactique dans ses justifications…

Entretien (extrait) de Joseph Kosuth. Par Arthur Rose, (5-31 janvier 1969).
Tiré du livre “Art conceptuel I”, (Capc, Bordeaux - Nov.1988).

Pourquoi crois-tu que l’art de notre temps, pour reprendre ton expression, ne puisse être peinture ou sculpture?

Etre artiste aujourd’hui veut dire remettre en cause la nature de l’art. Si on remet en cause la nature de la peinture, on ne peut remettre en cause la nature de l’art ; si l’artiste accepte la peinture (ou la sculpture) il accepte la tradition qui l’accompagne. parce que le mot art est général alors que le mot peinture est spécifique. La peinture est une catégorie d’art. Si on réalise des peintures, on accepte (on ne questionne pas) la nature de l’art. La peinture est une catégorie d’art. Si on réalise des peintures, on accepte (on ne questionne pas) la nature de l’art.

On accepte alors la tradition européenne de dichotomie peinture-sculpture comme nature de l’art. Alors que, ces dernière années, les meilleurs travaux ne sont ni peinture ni sculpture, et qu’un nombre croissant de jeunes artistes pratiquent un art qui ne relève ni de l’une ni de l’autre de ces catégories.

Quand les mots perdent leur sens, ils sont dépourvus de sens. Nous vivons dans notre temps et dans notre réalité, qui n’ont pas besoin de chercher leur légitimé en s’arrimant à l’histoire de l’art européenne. Il est clair que nous serions incapable de faire n’importe quoi sans la connaissance accumulée dont nous disposons. On n’échappe jamais totalement au passé, mais ceux qui se tournent délibérément et ouvertement dans sa direction font preuve de timidité créatrice. L’esprit universitaire et conservateur a toujours soif de justification historique : c’est une sorte d’amalgame de culte des ancêtres et de quête de l’approbation parentale. Il fat apprendre ce qu’était le passé, et non pas apprendre du passé, de manière à pouvoir comprendre ce qui était vrai alors et ce qu’on ne veut pas faire aujourd’hui.

La difficulté du travail et son recours au langage plutôt qu’aux couleurs ne le rendent-ils pas rébarbatif?

Les idées de l’artiste sont inhérentes à ses intentions, et l’art nouveau dépend presque autant du langage que de la science ou la philosophie. Il est clair que le déplacement du perceptuel au conceptuel est un déplacement du physique au mental. Quand il n’y a pas de motivation intellectuel chez le spectateur, il faut faire appel au physique (la vue, le toucher). Les non-artistes veulent souvent accompagner l’art d’autre chose parce que l’idée de l’art ne les enthousiasme pas tant que cela. Ils ont besoin de l’accompagner de stimulation physique pour rester intéressés. Mais l’artiste a pour l’art le même intérêt que le physicien pour la physique et le philosophe pour la philosophie.

Pourtant, si on accepte ton idée de l’art, et que l’artiste n’ajoute plus rien à l’univers visuel de l’homme, quel va être l’avenir de l’art?

Avant de répondre à ceci, j’aimerai faire une remarque. Les principaux courants philosophique de ce siècle manifestent un rejet total de la philosophie traditionnelle. On ne peut plus, comme autrefois, arriver à des conclusions sur l’univers. Et ni les gens cultivés, ni les jeunes n’accordent plus de crédit à la religion. Les postulats de la religion et de la philosophie traditionnelle sont devenus irréels à ce stade de développement de l’intelligence humaine. Si c’en est fini de la philosophie (et de la religion), il est possible que l’art soit viable dans la mesure où il est capable d’exister comme une tentative pure et consciente d’elle même. Il se peut que l’art soit appelé a exister à l’avenir comme une sorte de philosophie par analogie. Mais ceci ne pourra se produire que si l’art reste conscient de lui-même, et ne se préoccupe que des problèmes de l’art, aussi fluctuant qu’ils puissent être. Si l’art devient vraiment une “philosophie par analogie”, ce sera parce que la rigueur intellectuel (au niveau ce la capacité de “création” de l’artiste) est d’un niveau qualitatif égal à celui des meilleurs penseurs du passé. S’il n’y a pas de place aujourd’hui pour la vraie philosophie, alors il est clair qu’un art tentant de se faire passer pour philosophie n’aurait aucun sens non plus. Mais il se peut qu’un art s’attachant aux questions ne relevant que de l’art vienne combler ce vide dans la pensée de l’homme d’aujourd’hui.

Chambre horaire

Mercredi, mars 28th, 2007

chambre_julie.jpg

Hier soir, aprés avoir décris la position des différents groupes de meubles dans ma chambre (que j’ai appelé îlots), je me suis dit que j’allais tracer les différentes trajectoires dans cet espace pendant une journée. Puis je me suis dit que je pourrais y superposer les fuseaux horaires, comme si ma chambre était la terre (c’est un peu ma petite planète…) et par analogie, voir quels pays j’aurai visités. Je risque d’être un peu jetlag à la fin de la journée… : )

Ensuite je suis me décidée, d’ici la fin de l’année, à refaire ce voyage en grandeur nature, et donc d’acheter un billet d’avion ouvert (environ 2500 euros) pour aller dans tous les aéroports correspondants à tous les arrêts dans ma chambre.

générateur blanc

Mercredi, mars 28th, 2007

21h42. Mon appartement à la Chambre Blanche est comme une somme d’îlots disparates et éloignés qui flottent au milieu d’une immense mer de bois. D’abord il y a l’îlot bureau, éclairé par une de ces anciennes lampes en opaline verte, avec échoué sur la droite, l’ordinateur qui ne marche plus, et les câbles qui s’y rapportent, et d’autres types de câbles, transformateur et une clé Usb, appareils photos et les livres : Broken Screen, l’art conceptuel du CAPC, Cute Felt Animals, Aspect of the Theory of Syntax, et un livre de Joan Carroll Oats. La trousse à crayons rudimentaire (crayon papier, stylo à encre de chine diamètre 0.1, stylo à encre de chine diamètre 2.0, le cutter, la règle en fer, 15 cm). Et constamment des clés qui traînent, mes gants en laine orange, mon bonnet marron. L’îlot “table”, avec ses couverts, un morceau de fromage emballé, ses verres, ses tasses à moitié vides. Et ses quatre satellites, quatre chaises noires en fer. Il y a l’îlot cuisine : toute en longueur. Un gros meuble en bois brut. Au dessus les étagères et les provisions, la cuisinière à droite, l’évier à gauche. L’îlot lit, le dessus bleu foncé, une couverture vieux rose - ou est-ce une vieille couverture rose? Une veste en laine marron et beige, pour lire le soir. Cette îlot est aussi éclairé par une des lampes vertes. Au fond de la pièce un îlot moins proéminent composé d’une table basse et d’un fauteuil pour la lecture. C’est d’ailleurs sûrement celui que j’utilise le moins, mais avec le plus de plaisir. Il signifie un moment où je ne travaille pas du tout, et où je ne pense pas à travailler. Le dernier atoll est planté au fond de la pièce comme s’il avait dérivé jusque là : armoire, valise et une table où s’empile le linge propre pas encore plié. Quelle navigation parmi ces différentes portions de territoire?

Cristaux

Mercredi, mars 28th, 2007

Un dessin de cristaux de neige, pour pop-up.
cristaux2.png
Pour référence, le site “snowcristal” explique la formation des cristaux, donne des cartes d’enneigement du canada, il y a une belle galerie et on apprends aussi comment produire des cristaux artificiels.

générateur blanc

Mercredi, mars 28th, 2007

00h25. Les gens qui travaillent à la Chambre Blanche sont en train de se préparer à partir. Maud. François. Hugo. Mégane. Sabrina. Reste Alexandre, Benham, et moi. Je suis dans le Lab. Alexandre travaille dans la galerie. Benham est dans sa chambre. Peut-être Sabrina est-elle encore là. Mais plus pour très longtemps. C’est bientôt l’heure de dîner.
00h25. Le soleil s’est caché derrière les nuages blancs qui stagnent au dessus de la ville depuis deux jours. La température s’est rafraîchit en cette fin de journée. il fait 6°. Les gens ralentissent le pas. Les heures ici semblent dicter plus qu’ailleurs le rythme des gens. C’est la fin de l’après-midi. Je regarde par la fenêtre : Les joggeurs ont disparus, les gens hâtent le pas, ils rentrent chez eux. Pour moi, il n’y a quelques pas entre le Lab, et la chambre. Je me lève et je regarde par la fenêtre.
00h25. Dans le Lab, les restes de l’installations du film regardé hier. Le vidéo projecteur, les deux grosses enceintes et les lecteur DVD. Les 3 télécommandes, toutes inutiles car aucune ne correspondait à l’appareil. Puis il y a aussi les tasses vides. Le DVD qui traîne. Un couteau en plastique. Le Thermos. Un trousseau de clés - les miennes. De la monnaie pour la soupe de midi. Une paire de dossiers pour les concours puis un dictionnaire ouvert à la page dérive-dérouiller.

00h25. Il est 00h25. Il est 00h25 à Paris. À Lyon. Il est 18h25 à la Chambre Blanche.

Générateur blanc

Mardi, mars 27th, 2007

19h. Aujourd’hui, la basse ville est humide. grise. Un fin brouillard la parcourt en longueur. Il fait bon pourtant. 9°. Je sors de la chambre Blanche vers 19h. Je prends la rue des voltigeurs en direction de la haute ville, et je m’aperçois d’une chose : la ville rouille.
Toute la ville.
Dans chaque fissure, dans chaque interstice du trottoir, des murs en tôle ou dans le béton, parmi les pierres au bas des maisons et aussi dans le bois, la rouille s’est développée. Elle perce même la neige qui résiste par-ci par là.
La rouille. Elle habite la ville, la squatte et la ponctue. Elle en dessine les contours. Elle prouve son existence à chacun de mes pas, à chaque coin de rue. Elle souligne, tire des traits, marque et scarifie les moindres coupures laissées par le froid. Elle dégouline le long des rues en pente. Elle laisse des strates de couleurs brunes et rousses le long des caniveau.
Je pense : il n’y a pas de plaques d’égouts à Québec. non. Ou presque pas. l’eau s’écoule. la rouille avec elle. jusqu’où?

Showtime!

Mardi, mars 27th, 2007

LLC2.jpg

LLC.jpg

Ce soir, à la rotonde/grand théâtre de Québec, Sylvie m’emmène voir Louise Lecavalier dans 3 pièces chorégraphiques, toutes les trois différentes, toutes les trois magnifiques. Ce qui me reste : la poésie de la première, l’humour de la deuxième.

Mais dans la dernière, ce qui m’a interpellé, c’est la série d’implosions qui secouent à peine le corps de la danseuse. Comme si on avait visuellement mesuré l’impact, sur un corps, d’un temps qui s’étire au maximum. Comme si le corps meurtrit par cette élongation, c’était recroquevillé, arc-bouté : un corps handicapé par le temps.

Scénario / Générateur blanc

Lundi, mars 26th, 2007

terre.jpg

Hugo, qui programme le générateur blanc, me pose une question sur le scénario, et je me rends compte que depuis que j’ai perdu mon ordinateur, je n’ai pas re-écris ou même réfléchis à nouveau au scénario.

J’en remets ici les bases, par le biais d’un exemple :

Il existe 24 catégories de textes. Une par fuseau horaire. À chaque fois que j’écris un texte, il entre directement dans la bonne catégorie, suivant l’heure de sauvegarde.

> Un utilisateur se connecte à 18h à Paris. Il est 12h (midi) à Québec.

C’est l’heure de la personne qui se connecte qui va déterminer le point de départ pour le choix de la catégorie..

> On choisit aléatoirement un type de textes de la catégorie 12.

> La phrase est affichée.

> On calcule le nombre “x” de lettres dans cette phrase.

> On calcule le nombre de lettres du 1er mot. Ex : Enfin (5 lettres) ; ce nombre détermine le nombre de phrases générées (5)dans cette catégorie.

> On continue avec la catégorie 13h.

> On va chercher la phrase random(x) dans cette catégorie”

> On calcule le nombre “x” de lettres dans cette phrase.

> On calcule le nombre de lettres du 1er mot. Ex : Je (2 lettres) ; ce nombre détermine le nombre de phrases générées (2) dans cette catégorie.
etc.

Position

Dimanche, mars 25th, 2007

Ville de Québec :
Latitude / 46°48′ N
Longitude / 71°23′ O
Fuseau horaire / UTC-5

Zone de temps/ zone de neige

Dimanche, mars 25th, 2007

niege.jpg

Le fuseau horaire est une tentative de cartographier le temps suivant des zones terrestres à l’aide des méridiens. C’est une sorte de limite immatérielle, une frontière. Une ligne qui sépare deux territoires temporels. Même s’il reste proche du Temps Universel Coordonnés, le fuseau horaire d’un pays est aussi un signe territorial : nombreux sont les pays choisissent une heure autre que celle qui leur serait destiné à priori. (l’Espagne continentale & la France sont à l’heure de l’Europe centrale, l’Afghanistan ou l’Iran…), et la décision de faire de Greenwich en Angleterre (au XIXème siècle) le premier méridien n’a rien de hasardeux… Il s’agit donc d’un système avec un premier et un dernier.

Les fuseaux horaires représentent donc un point de vue de la terre.

Et en regardant la neige qui tombe, le St. Laurent et les flots de glace migratoires qui y passent, je me dis qu’aujourd’hui, seules les glaces et les oiseaux (et les animaux en migration) traversent les fuseaux horaires sans être affectés par ces mesures..

et puis je réalise que les fuseaux sont effectivement un lecture horizontale de la planète (de droite à gauche), et non pas une cartographie verticale comme les lignes parallèles (latitude)….
SnowflakesWilsonBentley.jpg
(Snowflakes, par Wilson Bentley, Fin du XIXè siècle)
Alors, comment la neige se situe-t-elle par rapport aux parallèles, et par rapport aux fuseaux horaires?
Il ne neige quasiment pas dans les régions équatoriales et tropicales. On a coutume de considérer que les 35e parallèles délimitent cette région où seules les montagnes reçoivent de la neige. Mais les chutes de neige ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas de neige…On peut penser au Kilimandjaro, ou au Cayambe (en Equateur - 5 790 m), qui est régulièrement enneigé bien qu’il soit exactement à la latitude 0.

Plus on se rapproche des pôles, plus la nivosité augmente. Toutefois, la quantité de neige tombant dans les régions polaires est faible car le froid y est trop vif.

Par ailleurs, les zones côtières sont relativement épargnées par la neige. C’est donc dans les régions tempérées, continentales et montagneuses qu’on relève des chutes de neige plus importante, Suisse, Colorado, Canada…
J’ai appris aujourd’hui que “l’invention” des fuseaux a été faite par un Canadien de Montréal : Sandford Fleming, et je ne suis pas surprise que cette proposition viennent d’un canadien… On m’a dit l’autre jour que le Canada n’est pas un grand pays d’histoire, mais un grand pays de géographie… ; )
Pour finir, la carte du dégèle de la mer de glace, trouvée sur le site - très intéressant - de l’atlas du Canada, qui donne accès à toutes sorte de données sur le sujet qui m’intéresse :

- Précipitation de neige, tempêtes

- Gèle et dégèle de la mer de glace

- Explications sur le permafrost/couverture neigeuse, etc.
>http://atlas.nrcan.gc.ca/site/english/

carteneige.jpg

Paysage temporel (fin)

Samedi, mars 24th, 2007

paysage3.jpg

générateur blanc

Samedi, mars 24th, 2007

08h17. Le matin, après avoir petit-déjeuné, je vais au Lab. Je descends les escaliers jaunes jusqu’au premier pallier, et je tape le #, puis le 2, et je compose le code. Puis je remonte les escaliers et j’ouvre la serrure du bas. Je mets toujours un temps pour trouver quelle des 7 clés du trousseau entre dans la serrure.
Aujourd’hui le Lab a été nettoyé. Pas de billes de polyester sur le sol, pas de loupe. Pas de composants d’ordinateur qui débordent d’un carton.
Le sol a été lavé ou balayé. Mais quand je rentre, c’est toujours la même odeur de caoutchouc tiède. Il me faut un temps pour m’habituer, et parfois quand la température le permet, j’ouvre le vasistas pour aérer. La chaleur des ordinateurs et du serveur irrémédiablement allumés garde la pièce dans une chaleur constante et agréable.

Shift

Vendredi, mars 23rd, 2007

Traversée Québec-Levis

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générateur blanc

Vendredi, mars 23rd, 2007

12h20. dehors le soleil brille. Je regarde la température de loin, je regarde la température sur l’ordinateur. -2 degrés. Je suis sortie ce matin, pour la première fois sans gants. les rues étaient sèchent comme du papier de verre, pleine de gravillons laissés là par les ruisseaux d’eau qui ont quadrillés la ville pendant un temps. Les rues qui mènent au port, sous les bretelles d’autoroute sentaient presque le printemps.
Le port était encore en hiver, avec les neiges fondues, les eaux qui charrient leurs tonnes de glace, le bruit du Ferry qui crisse et casse, et concasse la glace à chaque passage. Mais petit à petit, le fleuve semble reprendre le dessus sur la glace venant du nord. Il malmène les blocs de glace, les fragmente encore plus, les retourne. certains blocs laissent voir leurs entrailles, d’un bleu transparent et sans tâche, celui d’une vitre opaque bien astiquée. Ceux échoués sur les berges se tiennent encore comme des bunkers imprenables. Car c’est la guerre en bas. Entre le solide et le liquide, entre le chaud et le froid. C’est une opposition de nature, d’essence, de vitesse et de lenteur. C’est la guerre. Et le printemps ne va pas tarder à la gagner, malgré la résistance qui lui est opposée.