Archive pour avril, 2007

Parcours

Lundi, avril 16th, 2007

Fin de mon parcours au Québec / début de parcours dans Montréal, pour les élèves de l’UQAM. C’est la présentation de leurs projets sur les flux, le public et le privé, à laquelle j’assiste en tant qu’observateur invité, dans le cadre de leurs cours avec Grégory Chatonsky, assisté d’Olivia Boudreau.

montrealflux.jpg

Avec les propositions de :
Chélanie, “Accouplement” / Caroline, “Salon d’habitation” (ci-dessus) / Nicolas, “Parking” / Karine, “Plants“/ Nadège, “My Friend fuzzy” / Vladimir, “American” / Arnaud, “Welcome Out” / Catherine Lescarbeau, “Conversations podcast“.

Visuel pour générateur blanc

Mardi, avril 10th, 2007

Animation Flash. Un exemple pour Hugo, pour l’apparition/disparition du texte généré, à intégrer dans flash.
Je voulais quelques chose qui rappelle les tourbillons de neige sur le Saint Laurent, puis j’ai finalement opté pour quelque chose de plus abstrait, mais assez proche du mouvement de la neige qui s’envole sur les rives…

Générateur blanc

Mardi, avril 10th, 2007

L’ordinateur plante. je perds mon texte. Je n’ai rien sauvegardé. je recommence. Qu’avais-je écris. vite, je me dépêche, avant de ne plus m’en souvenir. Il fait gris. Le vent est froid Sur le haut de la vielle ville. Je descends. la rue est déserte. vidée de ses voiture, des passants. Les maisons basses défilent. Les murs en bois de toutes les couleur. Vert. Jaune. Bleu. Rouge. Peut-être dans un autre ordre. Les façades sont remplies de fenêtres sans volets. Ça n’existe pas. Je descends la pente abrupte, au point où il faut faire attention à chacun de ces pas. Je clique sur sauvegarde continue. Le texte est sauvé. Je continue. mon texte. ma descente. Au bas des maisons, l’écume grise et sale est partout, stagnante. L’eau s’écoule toujours de cette neige pétrifié. Les graviers s’accrochent partout. Comme le fronton de l’église Saint Vincent s’accroche à la colline. Du côté du vide, il n’y a qu’un trou béant. La façade est soutenue par quatre piliers en acier rouillés. Ça n’a pas l’air très solide, je hâte le pas. Je prends les escaliers en bois de la côte d’Abraham. À droite, la rue saint Vallier, la pente se fait plus douce. Je corrige une faute. J’enregistre. Puis de là le chemin est habituel, à gauche le parking planté d’arbres, sur la droite le boulevard Charest. ensuite la rue rue des voltigeurs, et enfin la rue Christophe Colomb. Lorsque je tourne dans cette rue, de très fins flocons commencent à tomber. Il neige à nouveau. J’enregistre à nouveau.

fragmentation de l’information

Lundi, avril 9th, 2007

Bugs sur mon montage vidéo. A mesure que l’information se dégrade, il en émerge des images abstraites qui représentent très bien mon envie de fragmentations…

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générateur blanc

Lundi, avril 9th, 2007

Situation géographique. La Chambre Blanche se situe à Québec, en basse ville, prés du boulevard Charest, 185 rue Christophe-Clomb Est, plus précisément. Aux alentours, quelques rue assez étroites. Des rues plantées de bâtiments en brique rouge. Il y a peu de circulation. Presque pas de bruits. Juste derrière, et entre la rue Nazaire-Fortier et la rue Nelson se situent les escaliers en bois qui relient la basse ville à la haute ville, une immense passerelle en bois qui traverse une colline plantée d’arbres. Quand il fait froid et que l’on a le souffle court, la pente est rude, abrupte. La montée peut prendre quelques minutes, surtout lorsqu’il neige. Arrivée en haut, il faut se retourner. Là, on surplombe la ville, on se rend compte de son étendue. Une masse blanche, le fleuve s’étend sur la droite. Le parc Victoria coupe la basse ville en deux, dans le sens horizontal. La rivière Saint Charles apparaît et disparaît dans le relief. Les montagnes alentours forment des barrières. La fumée s’élève de partout. Vers la gare, au dessus des toits verdâtres, vers le port, derrière le marché. Quelques cheminées d’usine d’un autre siècle. Partout des colonnes de fumées. Que le ciel soit bleu ou non. Il l’est presque toujours, signe de froid. L’air est sec, cassant. Et d’en haut, la ville est encore blanche et froide, la température est de 3°c. Aujourd’hui, comme hier, je monte les escaliers. Et je me retourne. Là haut. La vue est dégagée. La nuit, la ville parait encore plus grande, le relief s’applatit, et la ville n’est plus qu’une succession de lumières urbaines. Un quadrillage lumineux régulier, une perspective qui se perd dans la masse noire et lointaine des montagnes.

Montage

Dimanche, avril 8th, 2007

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générateur blanc

Dimanche, avril 8th, 2007

Tout ce que je n’ai pas écrit sur la chambre. Tout ce que je n’ai pas encore décrit.
Ici. C’est le printemps. Est-ce vraiment le printemps? On se croirait en hiver. Les troncs et les branches des arbres restent invariablement noirs. Décharnés. nus. Le vent soulève des nuées de neige, des courants d’air froid passent au dessus des toits et plongent dans la rue. On dirait de la cendre tellement c’est petit. Je reste à observer les mouvements de l’air, c’est comme un jeu. Un jeu où on se bouscule. D’ailleurs, en bas, il y a les autos-tamponneuses, grandeur nature, sur la route glissante qui résiste au sel, les graviers étalés, à intervalles réguliers, de préférence la nuit, quand je dors, quand je ne dors pas, quand je ne dors plus. Pour cette raison. Et puis juste là, il y a aussi les marques de pneus qui quadrillent la route. Du plus blanc au centre au plus gris sur les bords. Des traînées plus ou moins profondes qui rongent l’asphalte. là encore, on pourrait penser que la ville a été recouverte de cendre. Tout est gris. Mais pas le ciel. Lui aussi invariablement de la même teinte. Bleu.

pop-up

Dimanche, avril 8th, 2007

(Iceberg - suite)

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Dériver

Samedi, avril 7th, 2007

DÉRIVER v. tr. <1> - 1120; lat. derivare, de rivus “ruisseau”.
I. V. tr.dir. 1. Détourner (des eaux) de leur corps pour leur donner une nouvelle direction=> détourner, dévier. Dériver un cours d’eau, les eaux d’une source. • FIG. “Les autres sur lesquels on dérive son mécontement” (Baruk). 2. GRAMM. Tirer par dérivation (=>2. dériver). Dériver un nom d’un verbe. 3. (1870) MATH. dériver une fonction, calculer sa dérivée*.
II. DÉRIVER (DE). V. tr.ind. Avoir son origine dans. => provenir. “Mot qui dérive de l’arabe, du grec, du latin. venir (de). “ces froides injustices qui font dériver les conséquences des principes” (Chateaub.). “rien d’excellent ne peut dériver de l’expérience d’autrui” (Valéry). => découler, émaner.

DÉRIVER V. INTR. <1> - 1578; de l’angl. to drive, par crois. avec 1. dériver 1. S’écarter de sa direction, en parlantd’un navire (=> dérive). PAR ANAL. Avion qui dérive. - Sa politique commence à dériver dangereusement. => Dérive (6°). 2. (PERSONNES) S’abandonner, être sans volonté, sans énergie. “je suis détaché (…) je dérive. Quelle force m’entraîne?” (Mauriac).

Défilement

Vendredi, avril 6th, 2007

À mesure que la fin de la résidence approche, je me rends compte du nombre d’images/data/médias accumulés sur l’ordinateur de la Chambre Blanche… et finalement de la sélection trop drastique de ce que je postais ou non. Or si le but de ce blog est de constituer un sédiment pour ma recherche, il y a beaucoup de petites expérimentations qui auraient leur place ici. En voici une.

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Liens

Vendredi, avril 6th, 2007

Ces liens sont ceux qui m’ont aidés pendant ou après ma résidence à définir ma recherche. Je les ai classé par leur fonction d’apport dans mon projet.

- Vidéos :
>http://www.alvanoto.com/, notamment pour la vidéo “Spray”.

-Images :
>http://www.doublenegatives.jp/, projet “open Nature”.

- Théorie :
• Noam Chomsky. Aspect of the Theory of Syntax (MIT press. 1980).
Ce livre m’a aidé a définir le système qui structure les textes matrices du générateur.
• Anne Cauquelin. La site et le paysage (Quadridge/puf. 2002).

- Neige :
Expedition Tara : http://www.taraexpeditions.org/
Service Canadien des glaces : http://ice-glaces.ec.gc.ca/

Génerateur blanc

Vendredi, avril 6th, 2007

En bas. Juste en dessous de ma chambre. Je suis assise près de la fenêtre, la fenêtre qui se situe juste en dessous de la 3ème fenêtre de ma chambre. En face de moi, le mur est rouge. Sur le rebord de la fenêtre, des piles de Cd, des cassettes vidéos. un répondeur téléphonique, une souris. 2 affiches enroulées.. le chausson d’un enfant, blanc. Puis sur la gauche, des livres, disposées sur 6 étages. Si je continue vers la gauche, il faut que je tourne sur mon siège légèrement, en dessous de la fenêtre aux persiennes baissées, j’aperçois des cartons par terre, d’autres affiches roulées, des cartes postales et flyers punaisés au mur, par terre, les prises électriques, puis le bureau, bien rangés, si ce n’est pour la tasse vide qui traine. Avec deux cuillères dedans, des traces de chocolat sur le côté.
Si je fais encore grincer mon siège vers la gauche, je me retrouve face à de la table verte, massive, entourée de quatre chaises, verte également. L’horloge marque 3h35. C’est une horloge blanche, ovale, à aiguilles. Avec juste en dessous des dizaines de cartes postales, à la verticale. De toutes destinations. De toutes les couleurs. Mais toujours le même format.

Défilement du temps = progressbar

Vendredi, avril 6th, 2007

Chambre avec vues

Vendredi, avril 6th, 2007

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navigation

Jeudi, avril 5th, 2007

La navigation dans le blog.

• Par défaut:
Lorsque vous arrivez sur le blog, ou lorsque vous cliquez sur le mot bleu “Recherches”, sont affichés les derniers articles entrés.

• Différentes navigations :
Elle se fait de deux façons différentes : par le nuage de tags (mots clés) et la barre de menu (catégories).

- Tag clouds
Permet à des articles d’émerger selon des mots clés. Cette indexation permet l’extraction des termes les plus fréquents du corpus, facilitant ainsi l’émergence de leurs relations sémantiques, connectant les textes traitants d’un même sujet.
Le nuage de tags forme donc un petit thésaurus visuel, dont la méthode de navigation est beaucoup plus proche de ma propre méthode de travail.
> Je recommande cette navigation pour quelqu’un qui connait déja le projet.

- Catégories
Les catégories regroupent les différents articles par type de médias. Sous la catégorie “recherches+notes”, on trouve tous les articles.
Le classement par catégories propose une lecture chronologique du projet, ce qui permet un meilleure lisibilité de l’avancée du projet.
> Cette lecture est plus pratique pour une personne visitant pour la première fois le blog.

Québec, 5 avril 2007, 14h12. Heure locale

Jeudi, avril 5th, 2007

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Générateur blanc

Jeudi, avril 5th, 2007

Tempête. Dès que l’on sort de la Chambre Blanche, deux perspectives s’offrent à nous. En direction de la citadelle, c’est le bâtiment jaune qui émerge, et au loin, la silhouette d’une haute tour carrée. Dans l’autre sens, sur la droite c’est le revêtement en métal du bâtiment abandonné.
Pourtant, on a fermement l’impression que les distances jusqu’à la fin de la rue est la même dans les deux directions. Le même nombre de poteaux électriques. Ces poteaux si caractéristiques des villes nord-américaines. Les fils électriques qui restent au dessus du sol, plutôt qu’enfoui en dessous. Des fils exposés que l’on peut suivre de carrefours en carrefours.
En temps de neige, les deux options se ressemblent, se rassemblent. Les deux perspectives fusionnent, comme deux calques légèrement décalés. La neige semblent venir des deux extrémités de la rue…
Le ciel et le sol sont également blancs. L’air devient opaque.. La neige estompe visuellement les distances, elle brouille la vision. Elle modifie la lumière, instantanément. Alors, je cligne des yeux. Je me mets à regarder mes pieds. Les distances s’allongent. Le pas ralentis. Lourd. Je chemine entre les obstacles, je contourne. je regarde les traces que l’on laisse, les traces que je laisse, je modifie ma manière de marcher. Parfois, je fais demi-tour, quand les amas de neige s’avèrent trop importants. Parfois je m’en tiens aux traces laissées par le autres.

Avis de tempête 2.

Jeudi, avril 5th, 2007

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Générateur blanc

Jeudi, avril 5th, 2007

Ce matin il fait beau. 2°c. Après l’expérience du silence du Lab, me voici en bas, assise à l’ordinateur situé près de la fenêtre, au centre de documentation. Les bruits de la galerie sont ici proéminents. De derrière moi arrivent les voix, les interpellations et les échos des gens qui travaillent la-bas. Le bruit du bois que l’on déplace, les frottements, les raclements, les chocs quand les planches sont posées à terre, les ponctuations brèves de la perceuse, les coups de marteaux, moins nombreux, les déplacements constants.
Plus proche, c’est le son des doigts sur les claviers, les pages d’un livre que l’on tourne, d’un fauteuil qui grince. Le bruit de la bouilloire aussi.

Julie Morel / Radio CKRL FM Québec

Jeudi, avril 5th, 2007

Mercredi 04 avril. 15h.
Entrevue sur le travail web et plus particulièrement le “générateur blanc”, effectué pendant la résidence à la Chambre Blanche. Avec Maude Lévesque, coordinatrice de la programmation à la Chambre Blanche.

Animation de l’émission “Changer d’air - L’aérospatial” : Jean-Pierre Guay.
> CKRL