Défilement du temps = progressbar

avril 6th, 2007

Chambre avec vues

avril 6th, 2007

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navigation

avril 5th, 2007

La navigation dans le blog.

• Par défaut:
Lorsque vous arrivez sur le blog, ou lorsque vous cliquez sur le mot bleu “Recherches”, sont affichés les derniers articles entrés.

• Différentes navigations :
Elle se fait de deux façons différentes : par le nuage de tags (mots clés) et la barre de menu (catégories).

- Tag clouds
Permet à des articles d’émerger selon des mots clés. Cette indexation permet l’extraction des termes les plus fréquents du corpus, facilitant ainsi l’émergence de leurs relations sémantiques, connectant les textes traitants d’un même sujet.
Le nuage de tags forme donc un petit thésaurus visuel, dont la méthode de navigation est beaucoup plus proche de ma propre méthode de travail.
> Je recommande cette navigation pour quelqu’un qui connait déja le projet.

- Catégories
Les catégories regroupent les différents articles par type de médias. Sous la catégorie “recherches+notes”, on trouve tous les articles.
Le classement par catégories propose une lecture chronologique du projet, ce qui permet un meilleure lisibilité de l’avancée du projet.
> Cette lecture est plus pratique pour une personne visitant pour la première fois le blog.

Québec, 5 avril 2007, 14h12. Heure locale

avril 5th, 2007

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Générateur blanc

avril 5th, 2007

Tempête. Dès que l’on sort de la Chambre Blanche, deux perspectives s’offrent à nous. En direction de la citadelle, c’est le bâtiment jaune qui émerge, et au loin, la silhouette d’une haute tour carrée. Dans l’autre sens, sur la droite c’est le revêtement en métal du bâtiment abandonné.
Pourtant, on a fermement l’impression que les distances jusqu’à la fin de la rue est la même dans les deux directions. Le même nombre de poteaux électriques. Ces poteaux si caractéristiques des villes nord-américaines. Les fils électriques qui restent au dessus du sol, plutôt qu’enfoui en dessous. Des fils exposés que l’on peut suivre de carrefours en carrefours.
En temps de neige, les deux options se ressemblent, se rassemblent. Les deux perspectives fusionnent, comme deux calques légèrement décalés. La neige semblent venir des deux extrémités de la rue…
Le ciel et le sol sont également blancs. L’air devient opaque.. La neige estompe visuellement les distances, elle brouille la vision. Elle modifie la lumière, instantanément. Alors, je cligne des yeux. Je me mets à regarder mes pieds. Les distances s’allongent. Le pas ralentis. Lourd. Je chemine entre les obstacles, je contourne. je regarde les traces que l’on laisse, les traces que je laisse, je modifie ma manière de marcher. Parfois, je fais demi-tour, quand les amas de neige s’avèrent trop importants. Parfois je m’en tiens aux traces laissées par le autres.

Avis de tempête 2.

avril 5th, 2007

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Générateur blanc

avril 5th, 2007

Ce matin il fait beau. 2°c. Après l’expérience du silence du Lab, me voici en bas, assise à l’ordinateur situé près de la fenêtre, au centre de documentation. Les bruits de la galerie sont ici proéminents. De derrière moi arrivent les voix, les interpellations et les échos des gens qui travaillent la-bas. Le bruit du bois que l’on déplace, les frottements, les raclements, les chocs quand les planches sont posées à terre, les ponctuations brèves de la perceuse, les coups de marteaux, moins nombreux, les déplacements constants.
Plus proche, c’est le son des doigts sur les claviers, les pages d’un livre que l’on tourne, d’un fauteuil qui grince. Le bruit de la bouilloire aussi.

Julie Morel / Radio CKRL FM Québec

avril 5th, 2007

Mercredi 04 avril. 15h.
Entrevue sur le travail web et plus particulièrement le “générateur blanc”, effectué pendant la résidence à la Chambre Blanche. Avec Maude Lévesque, coordinatrice de la programmation à la Chambre Blanche.

Animation de l’émission “Changer d’air - L’aérospatial” : Jean-Pierre Guay.
> CKRL

A propos du blog

avril 5th, 2007

Ce blog a été créé spécifiquement pour le projet “Le générateur blanc”. Chambre Blanche, fev-avril 2207. Son but est de documenter le travail en cours et de servir de support de mémoire à cette recherche.
Dès le début, plusieurs mots sont revenus et ont orienté mes interrogations :
- mesure
- cartographie
-
fuseaux horaires
- monochrome (blanc)
, et par extension :
- neige/glace

- défilement/écoulement
-
paysage
- carnet de voyage électronique

Ces mots sont ceux qui ont servis à indexer mes textes, et que l’on retrouve pour la plupart dans le nuage de tags. Dans un deuxième temps, ces articles - notamment les textes descriptifs - ont servis de texte matrice au générateur blanc :
Durant ma résidence, je décris mon séjour en écrivant de façon continue sur mon ordinateur. Un générateur de textes, se servant de la position dans le temps de la Chambre Blanche pour être lu, produit du nouveau texte, virtualisant ainsi une situation réelle.
Pour l’internaute, la lisibilité de la page dépend de la position géographique et de l’heure à laquelle il se connecte. La couleur du fond de la page correspond au fuseau horaire de la chambre blanche alors que la couleur du texte correspond au fuseau horaire de la personne connectée.

Dessin pour pop-up

avril 2nd, 2007

Une série de pop-ups d’iceberg, de grande échelle, qui se déplieraient dans les deux sens.
La feuille jouant le rôle de la surface de l’eau.
Je commence les dessins ici.. Les proportions ne sont pas très justes, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ça viendra au fur et à mesure des recherches. Dés mon retour en France, je fais des modèles papiers. Mais J’aimerai que l’objet final soit en matière synthétique, type plastique. Et pourquoi pas mécanisé?

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Pour quelques explications :
>http://fr.wikipedia.org/wiki/Iceberg
>http://www.icebergfinder.com

Tableau de bord/ où je me mesure au temps…

avril 1st, 2007

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Le tableau de bord est un petit outil (sur mac?) qui donne accès à pleins d’infos en temps réel (calendrier, température, post-it, dico, etc…) et dont je me suis beaucoup servie ces dernières semaines… En particulier quand je veux me renseigner sur la température extérieure, savoir s’il me faut un pull ou deux, des gants ou pas. Car ici à Québec mes repères sont brouillés : un grand soleil ne veut pas forcément dire des températures hautes, et les différences de températures entre la nuit et le jour, ou entre deux jours, peuvent aller jusqu’à 20°c. Ces outils m’aident. Mais me voila dépendante d’encore d’autre données sur l’espace, le temps, et la température…

La question de la mesure c’est posée tout au long de ce projet, et avec la mesure, celle d’unité, de point de départ/repère : le premier méridien, le degré 0° qui détermine le “en dessous de”, le “en dessus de”… Et alors que j’essaye d’élaborer un travail sur la subjectivité d’un lieu, en particulier telle que relatée sur internet, j’en viens à la conclusion que les mesures que j’ai utilisées sont d’une grande précision (UTC, températures…).

Est-ce là ce que je veux atteindre… Suis-je restée trop raisonnable, mesurée?

générateur blanc

mars 31st, 2007

16h40. 2°.
Étagère 1, celle tout en haut. Une tasse noire qui cache les deux autres derrière. Un petit carton contenant des sacs plastiques, le haut d’un mixer, le bas est introuvable. Des assiettes en papier, des céréales, des filtres à café, que je n’utilise pas, une cafetière, que je n’utiliserai pas non plus.
Étagère 2. Un plat à gratin dentelé jaune, des assiettes plates, deux oranges et trois pamplemousses posés sur l’assiette du haut, des assiettes à dessert, des verres à pieds, une canette de sirop d’érable, de la poudre à lever, de la farine, du sucre roux, un mélange pour pancake, des lentilles vertes, deux paquets de thé, mirabelle et Wü-lü, un paquet de sachets de thé vert à moitié entamé.
Il est tard dans l’après-midi et je n’ai pas encore mangé. Je décris les étagères. Celle de la cuisine. je suis assise à la table, le dos aux fenêtres. Je me lève.. je m’assois, je suis dos aux 2 fenêtres du fond. Je me relève, je m’assois à nouveau, je suis maintenant assise avec les fenêtres en face de moi, le dos à la cuisine, je n’ai toujours pas mangé : je décris mes allers et venues. Je me lève, je sors et je vais au Lab taper le texte que je viens d’écrire. Je suis en train de taper le texte que J’ai écris.

générateur blanc

mars 31st, 2007

Au sous-sol se trouve un atelier de montage et démontage d’ordinateur, de découpe et de bricolage et la buanderie. On accède à l’atelier par deux cotés opposés. C’est une grande pièce carrée qui sent le renfermé, humide et froide, aux murs couleur crème, un sol sans couleur, relativement bien rangée. Sur l’un des murs est accroché un poster de mouvements de kung-fu. Quelqu’un vient-il ici? pour s’entraîner?
La buanderie est en enfilade de l’atelier, et en tout point différente. C’est un couloir exiguë, avec à gauche les machines à laver et à sécher. Le plafond y est bas. Il y fait chaud, sec, et sombre. Dans la partie gauche, encore plus sombre, il y a des archives entassées, en attente d’un classement qui ne viendra probablement pas. Deux vieilles chaises, et des étagères et placards pleins de vieux papiers poussiéreux.
J’y viens une fois par semaine pour faire ma lessive, le matin de bonne heure. Ce n’est pas un endroit où il fait bon rester, écouter le bruit réconfortant de la machine qui tourne. La machine n’a pas un bruit réconfortant. Elle est bruyante, grinçante. Elle se secoue et se déplace, systématiquement, en direction de la porte, comme si elle voulait sortir de cet endroit. La sécheuse n’est qu’un vrombissement désagréable. Un bruit désagréable dans un silence qui l’est tout autant. Alors je ne reste pas. Et je fais sécher mon linge dans ma chambre pour la bonne odeur de lessive imprègne l’espace, le temps d’une journée.

interface

mars 30th, 2007

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Je commence aujourd’hui à travailler sur l’aspect graphique du site pour le générateur blanc. Pour ce qui est de sa structure , elle est presque fixée :

Elle va réunir à la fois le générateur lui-même, les diverses expérimentations plastiques, et sûrement un blog (reprenant celui-ci, mais ne contenant que les réflexions et recherches relatifs à ce travail).

Pour les expérimentations :

- GoogleClouds, les nuages sur Google Earth

- Chambre-horaire, une navigation (à travers les fuseaux horaires) conjointe entre la chambre et la terre

- Dérive, vidéo de la glace du St. Laurent

- Défilement, animation de la forêt entre Montréal et Québec.

- Ligne d’horizon, dessins de ligne d’horizon, encore en cours…
François à mis en ligne, sur le site de la chambre blanche, le LIEN vers mon projet..

générateur blanc

mars 29th, 2007

Le centre de documentation est en bas. On y accède par la porte de gauche de l’entrée principale. Tout de suite en entrant, sur la droite, se trouvent les publications de la chambre. avec les cartes postales des différents projets de résidence. J’y repère immédiatement celui de Marika. Le clavier. Le fond noir et le bas du visage qui ressort… Puis je crois me souvenir (je suis remontée au lab), il y a une plante verte. La seule plante verte de tout mon séjour ici. Ensuite sur la gauche un placard, les toilettes, et une porte pour aller à la galerie. Avec, juste avant, une table où sont disposées les informations relatives à la dernière exposition. Si on décide de continuer tout droit, depuis la porte d’entrée, en laissant derrière nous la galerie, on arrive dans la pièce principale du centre. Cette pièce est située directement en dessous de ma chambre. Il y a les mêmes fenêtres. mais elle semble complètement différente. Elle est fragmentée en différents espaces. À droite, le bureau de François, à gauche, le bureau de Maude. Un des murs a été peint en rouge. Au centre de la grande pièce, une table verte, où l’on s’assoit pour manger, discuter, pour les réunions, pour lire, ou pour rien.
Il y a les étagères en fer, chargées de livres, des cartons étiquetés contenant les revues anciennes, le téléphone, les papiers, les ordinateurs, le présentoir avec toutes les revues du mois en cours.
Puis la porte qui mènent au premier palier, les escaliers dorés, avec le boîtier d’alarme. Et de là, à nouveau, si l’on remonte l’escalier à gauche, on arrive au Lab.

Julie Morel / Radio CKIA FM Québec

mars 29th, 2007

Présentation du travail en arts médiatiques et plus particulièrement le “générateur blanc”, effectué pendant la résidence à la Chambre Blanche. Avec Maude Lévesque.

Animation de l’émission “impromptus” : Lucie Vallée.

Jeudi 05 avril. 11h, 15h.

http://www.meduse.org/ckiafm/

Présentation du travail

mars 28th, 2007

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3 mars 2007. 13h. Chambre Blanche. 185 rue Christophe-Colomb Est. Québec.

Présentation de “Générateur Blanc”, travail réalisé pendant la résidence à la Chambre Blanche.
Avec les élèves du cours internet de l’université Laval.

Agenda culturel du consulat général de france à Québec :
>http://www.consulfrance-quebec.org/spip.php?rubrique73

Nothing (Art as idea as idea)

mars 28th, 2007

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J’ai emprunté ce livre à la Chambre Blanche, et il est une excellente ressource sur le rapport au texte dans l’art conceptuel. On y trouve des articles de / et sur Robert Barry, Lawrence Weiner, On Kawara, Joseph Kosuth… Je n’ai mis ici qu’un extrait d’entretien de Kosuth, que j’ai trouvé très intéressant et à la fois paradoxal dans ses revendications, car il est totalement radical, provocateur et tellement juste, mais aussi presque didactique dans ses justifications…

Entretien (extrait) de Joseph Kosuth. Par Arthur Rose, (5-31 janvier 1969).
Tiré du livre “Art conceptuel I”, (Capc, Bordeaux - Nov.1988).

Pourquoi crois-tu que l’art de notre temps, pour reprendre ton expression, ne puisse être peinture ou sculpture?

Etre artiste aujourd’hui veut dire remettre en cause la nature de l’art. Si on remet en cause la nature de la peinture, on ne peut remettre en cause la nature de l’art ; si l’artiste accepte la peinture (ou la sculpture) il accepte la tradition qui l’accompagne. parce que le mot art est général alors que le mot peinture est spécifique. La peinture est une catégorie d’art. Si on réalise des peintures, on accepte (on ne questionne pas) la nature de l’art. La peinture est une catégorie d’art. Si on réalise des peintures, on accepte (on ne questionne pas) la nature de l’art.

On accepte alors la tradition européenne de dichotomie peinture-sculpture comme nature de l’art. Alors que, ces dernière années, les meilleurs travaux ne sont ni peinture ni sculpture, et qu’un nombre croissant de jeunes artistes pratiquent un art qui ne relève ni de l’une ni de l’autre de ces catégories.

Quand les mots perdent leur sens, ils sont dépourvus de sens. Nous vivons dans notre temps et dans notre réalité, qui n’ont pas besoin de chercher leur légitimé en s’arrimant à l’histoire de l’art européenne. Il est clair que nous serions incapable de faire n’importe quoi sans la connaissance accumulée dont nous disposons. On n’échappe jamais totalement au passé, mais ceux qui se tournent délibérément et ouvertement dans sa direction font preuve de timidité créatrice. L’esprit universitaire et conservateur a toujours soif de justification historique : c’est une sorte d’amalgame de culte des ancêtres et de quête de l’approbation parentale. Il fat apprendre ce qu’était le passé, et non pas apprendre du passé, de manière à pouvoir comprendre ce qui était vrai alors et ce qu’on ne veut pas faire aujourd’hui.

La difficulté du travail et son recours au langage plutôt qu’aux couleurs ne le rendent-ils pas rébarbatif?

Les idées de l’artiste sont inhérentes à ses intentions, et l’art nouveau dépend presque autant du langage que de la science ou la philosophie. Il est clair que le déplacement du perceptuel au conceptuel est un déplacement du physique au mental. Quand il n’y a pas de motivation intellectuel chez le spectateur, il faut faire appel au physique (la vue, le toucher). Les non-artistes veulent souvent accompagner l’art d’autre chose parce que l’idée de l’art ne les enthousiasme pas tant que cela. Ils ont besoin de l’accompagner de stimulation physique pour rester intéressés. Mais l’artiste a pour l’art le même intérêt que le physicien pour la physique et le philosophe pour la philosophie.

Pourtant, si on accepte ton idée de l’art, et que l’artiste n’ajoute plus rien à l’univers visuel de l’homme, quel va être l’avenir de l’art?

Avant de répondre à ceci, j’aimerai faire une remarque. Les principaux courants philosophique de ce siècle manifestent un rejet total de la philosophie traditionnelle. On ne peut plus, comme autrefois, arriver à des conclusions sur l’univers. Et ni les gens cultivés, ni les jeunes n’accordent plus de crédit à la religion. Les postulats de la religion et de la philosophie traditionnelle sont devenus irréels à ce stade de développement de l’intelligence humaine. Si c’en est fini de la philosophie (et de la religion), il est possible que l’art soit viable dans la mesure où il est capable d’exister comme une tentative pure et consciente d’elle même. Il se peut que l’art soit appelé a exister à l’avenir comme une sorte de philosophie par analogie. Mais ceci ne pourra se produire que si l’art reste conscient de lui-même, et ne se préoccupe que des problèmes de l’art, aussi fluctuant qu’ils puissent être. Si l’art devient vraiment une “philosophie par analogie”, ce sera parce que la rigueur intellectuel (au niveau ce la capacité de “création” de l’artiste) est d’un niveau qualitatif égal à celui des meilleurs penseurs du passé. S’il n’y a pas de place aujourd’hui pour la vraie philosophie, alors il est clair qu’un art tentant de se faire passer pour philosophie n’aurait aucun sens non plus. Mais il se peut qu’un art s’attachant aux questions ne relevant que de l’art vienne combler ce vide dans la pensée de l’homme d’aujourd’hui.

Chambre horaire

mars 28th, 2007

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Hier soir, aprés avoir décris la position des différents groupes de meubles dans ma chambre (que j’ai appelé îlots), je me suis dit que j’allais tracer les différentes trajectoires dans cet espace pendant une journée. Puis je me suis dit que je pourrais y superposer les fuseaux horaires, comme si ma chambre était la terre (c’est un peu ma petite planète…) et par analogie, voir quels pays j’aurai visités. Je risque d’être un peu jetlag à la fin de la journée… : )

Ensuite je suis me décidée, d’ici la fin de l’année, à refaire ce voyage en grandeur nature, et donc d’acheter un billet d’avion ouvert (environ 2500 euros) pour aller dans tous les aéroports correspondants à tous les arrêts dans ma chambre.

générateur blanc

mars 28th, 2007

21h42. Mon appartement à la Chambre Blanche est comme une somme d’îlots disparates et éloignés qui flottent au milieu d’une immense mer de bois. D’abord il y a l’îlot bureau, éclairé par une de ces anciennes lampes en opaline verte, avec échoué sur la droite, l’ordinateur qui ne marche plus, et les câbles qui s’y rapportent, et d’autres types de câbles, transformateur et une clé Usb, appareils photos et les livres : Broken Screen, l’art conceptuel du CAPC, Cute Felt Animals, Aspect of the Theory of Syntax, et un livre de Joan Carroll Oats. La trousse à crayons rudimentaire (crayon papier, stylo à encre de chine diamètre 0.1, stylo à encre de chine diamètre 2.0, le cutter, la règle en fer, 15 cm). Et constamment des clés qui traînent, mes gants en laine orange, mon bonnet marron. L’îlot “table”, avec ses couverts, un morceau de fromage emballé, ses verres, ses tasses à moitié vides. Et ses quatre satellites, quatre chaises noires en fer. Il y a l’îlot cuisine : toute en longueur. Un gros meuble en bois brut. Au dessus les étagères et les provisions, la cuisinière à droite, l’évier à gauche. L’îlot lit, le dessus bleu foncé, une couverture vieux rose - ou est-ce une vieille couverture rose? Une veste en laine marron et beige, pour lire le soir. Cette îlot est aussi éclairé par une des lampes vertes. Au fond de la pièce un îlot moins proéminent composé d’une table basse et d’un fauteuil pour la lecture. C’est d’ailleurs sûrement celui que j’utilise le moins, mais avec le plus de plaisir. Il signifie un moment où je ne travaille pas du tout, et où je ne pense pas à travailler. Le dernier atoll est planté au fond de la pièce comme s’il avait dérivé jusque là : armoire, valise et une table où s’empile le linge propre pas encore plié. Quelle navigation parmi ces différentes portions de territoire?