Carnet de bord



« Cependant on commença dans l'après-midi à apercevoir les baies boisées d'Ithaque. Il fallut d'abord pas mal de temps pour savoir où le bateau allait accoster. De façon imprévue le bateau effectua un tournant qui dégagea alors la vue sur une localité dont les maisons claires s'étagaient sur les pentes. Ecoliers et gens du pays accompagnés de leur maire, qui avait été autrefois en Allemagne, saluèrent les hôtes allemands avec une retenue amusée. La patrie d'Ulysse ? Cette fois encore beaucoup de choses ne collaient décidément pas avec l'image que j'avais sous les yeux depuis le temps du lycée de Constance où j'avais abordé la lecture d'Homère guidé par les conseils d'un excellent professeur [...] Au lieu de cela nous voilà en présence d'un morceau d'Orient, de byzantinisme : un pope nous fit voir la petite église avec son iconostase et, après avoir reçu de petites offrandes, alluma des cierges. Pour nous saluer, des femmes nous tendaient des fleurs de leur jardin, des enfants nous en apportaient sur les chemins. / Le soir les plus jeunes passagers s'amusèrent avec le personnel du bateau chez les aimables habitants de l'île jusqu'au moment où, vers minuit, le bateau reprit sa route vers Katakolon, le petit port de l'Elide. » [6-7]

Inzwischen kamen am Nachmittag die waldigen Buchten Ithakas in Sicht. Zunächst war längere Zeit nicht auszumachen, wo das Schiff anlegen sollte. Eine unvermutete Wendung des Fahrzeugs gab dann den Blick auf eine Ortsschaft frei, deren helle Häuser sich an den dunklen Hängen hinaufsteilten. Schuljugend und Leute des Ortes mit ihrem Bürgermeister, der einmal in Deutschland gewesen war, begrüssten die deutschen Gäste mit heiterer Zurückhaltung. Die Heimat des Odysseus ? Vieles wollte sich auch hier nicht in das Bild fügen, das seit den Tagen der ersten Homerlektüre unter Anleitung eines hervorragenden Lehrers am Gymnasium in Konstanz vor dem Blick stand [...] Statt seiner begegnete Morgenländisches, Byzantinisches, als ein Pope uns die kleine Kirche mit dem Ikonostas zeigte und nach Empfang kleiner Gaben Kerzen anzündete. Aus den Gärten reichten Frauen, auf den Wegen brachten Kinder Blühendes zur Begrüssung. / Am Abend vergnügten sich die jüngeren Fahrgäste zusammen mit den Schiffsleuten bei den freundlichen Bewohnern der Insel bis gegen Mitternacht.