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Carnet de bord
« Au musée, nous sommes petit à
petit arrivés à associer par la pensée les statues
du fronton du temple de Zeus avec les restes en ruine dans l'Altis, évitant
par là de réduire ce que nous regardions à des oeuvres
isolées et livrées à quelque délectation artistique.
Ce qui est sûr, c'est que la rage du combat des Centaures et des Lapithes
a une telle force, l'épouvante des femmes menacées est si
folle et trépidante, l'altière beauté d'Apollon se
dressant de toute sa hauteur pur donner des ordres si divine que l'on en
oublie aisément ce que l'ouvrage des frontons a d'artistique [...]
Même chose avec l'attente retenue et tendue avant la lutte entre Pélops
et Oenomas [...] accord parfait entre les métopes figurant Héraklès
et les sculptures de fronton, le même style-monde qui, dans les tragédies
d'Eschyle, est devenu le chant de la langue la plus puissante jamais donnée
au poète. Qui éprouve cela n'a ensuite aucune peine à
s'interdire de se laisser aller aux comparaisons stylistiques chères
aux historiens d'art, ce qu'incite pratiquement à faire l'Hermès
de Praxitèle exposé, comme il l'est, à une place qui
le met en vedette. De nouveau le souvenir retourne au lycée de Constance
où cette statue avait été présentée pour
la première fois à l'élève de troisième
que j'étais alors comme l'idéal de la statuaire grecque -
mais sans être parlante. » [10-11]
Langsam glückte es nachher im Museum, die Gestalten in den Giebelfeldern
des Zeustempel mit dessen Trümmerresten in der Altis zusammenzudenken
und damit zu vermeiden, dass wir das Geschaute wie gesonderte Werke einem
Kunstgenuss überliessen. Allerdings ist das Toben des Kampfes zwischen
den Lapithen und Kentauren so mächtig, der Schrecken der bedrohten
Frauen so bebend und wild, die stolze Schönheit des ragend-befehlenden
Apollon so göttlich, dass einer leicht darüber das Künstlerische
des Giebelwerkes vergisst [...] Das Gleiche gilt für das verhalten-gespannte
Warten vor dem Wettkampf zwischen Pelops und Oinomaos [...] Einklang der
Herakles-Metopen mit den Giebelskulpuren, der selbe Weltstil, der in den
Tragödien des Aischylos zum Gesang der mächtigen Dichtersprache
geworden ist. Bei solcher Erfahrung versagt sich das Nachsinnen dann leicht
der Versuchung zum kunsthistorischen Stilvergleich, den der an seinem hervorstechenden
Platz aufgestellte Hermes des Praxiteles beinahe herausfordert. Wiederum
geht die Erinnerung zurück zum Gymnasium in Konstanz, wo dem Untersekundaner
dieses Standbild zum erstenmal vorgestellt wurde - aber nicht ansprach.