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d’après
« De l’autre côté du miroir », Lewis Carroll
Random Access
Memory est un générateur de texte dont le matériau
et le support de diffusion sont Internet, dont la thématique est
la transmission d’information.
Notre but est d’interroger notre capacité à envisager
un texte lorsqu'une interférence s'insert pendant la transmission
écrite de celui-ci.
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*http://www.literature.org/authors/carroll-
lewis/through-the-looking-glass/
* Tout Alice. P. 217. Traduction : Henri Parisot
« Now if you’ll only attend, Kitty, and not talk so
much, I’ll tell you my ideas about Looking-Glass House. First,
there’s the room you can see through the glass - that’s
just the same as our drawing room, only the things go the other
way. I can see all of it when I get upon a chair - all but the bit
behind the fireplace. Oh ! I do wish I could see that bit. I want
so much to know whether they’ve a fire in the winter : you
never can tell, you know, unless our fire smokes, and then smoke
comes up in that room too - but that may only be pretence, just
to make it look as if they had a fire. Well then, the books are
something like our books, only the words go the wrong way : I know
that, because I have held up one of our books to the glass, and
then they hold one up in the other room. »
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GENÈSE DU PROJET :
• L’écran :
L’accès à internet est aujourd’hui majoritairement
tributaire de l’écran. Cette situation n’est pas nouvelle
en art. Pour Barthes, l’écran - un découpage rectangle
- est la condition d’existence et de réception des arts dioptriques.
S’il participe de la lisibilité des pages internet, tout
comme le navigateur rend lisible les différents langages (htlm,
javascript, php…) stockés sur les serveurs, l’écran
de l'ordinateur est de plus un espace virtuel qui se présente comme
une fenêtre donnant accès à un monde co-existant à
mon espace réel.
Prenons les différents sens du mot écran :
- Un panneau servant à se protéger de l’ardeur trop
vive d’un foyer,
- Un châssis tendu de toile dont se servent les peintres pour voiler
un excès de lumière.
- PAR EXT. Objet interposé qui dissimule et protège.
Il émane de ces deux définitions l’idée qu’un
danger se situe derrière l’écran, que cette chose
pourrait nous consumer
Un des travaux où l’écran nous fait ressentir cette
idée de "consumation" est l’installation vidéo
« Tiny Death » de Bill Viola. Une pièce carrée,
dans l'obscurité, on y entend un léger bourdonnement, sur
4 écrans sont projetées en noir et blanc des silhouettes.
Elles font mine de s’approcher de nous alors que l’écran
s’éclaircit au fur et à mesure, et que le volume de
la bande sonore augmente. Puis brutalement l’écran devient
complètement blanc, brûlant toutes les parties sombres de
l’image, éclairant ainsi la pièce et les spectateurs
jusque-là dans le noir.
Ainsi, une idée étrange se forme : les spectateurs seraient
ces silhouettes emprisonnées dans l’écran. Ils auraient
été soudainement libérés, projetés
dans l’espace d’exposition en un éclair.
L’écran agit donc en filtre, en protection. Il marque la
distance.
Le mot écran, s’il est considéré dans son sens
le plus obvie, nous berce donc dans l’illusion d’un autre
espace au-delà du nôtre, d’une dimension certainement
mystérieuse : un espace semblable à celui décrit
dans « l’autre côté du miroir », texte
que nous prendrons comme matériau de base pour notre générateur.
Lewis Carroll nous décrit l’autre côté du miroir*
comme un espace proche, visible mais déformé :
« Maintenant, Kitty, si tu veux bien m’écouter, au
lieu de jacasser sans arrêt, je vais te dire tout ce que j’imagine
à propos de la maison du miroir. D’abord il y a la pièce
que tu peux voir dans la glace…Elle est exactement semblable à
notre salon, mais les objets y sont inversés. Je peux la voir tout
entière lorsque je grimpe sur une chaise… Tout entière
à l’exception de la partie qui se trouve juste derrière
la cheminée. Oh ! Comme j’aimerais voir cette partie-là
! J’ai tellement envie de savoir si l’on y fait du feu, en
hiver ! On ne saurait être fixé à ce sujet, vois-tu,
à moins que notre feu se mette à fumer et qu’alors
la fumée ne s’élève aussi dans cette pièce-là…
Et peut-être encore ne serait-ce qu’un faux-semblant, destiné
seulement à faire croire qu’il y a du feu. Puis, vois-tu,
les livres y ressemblent à nos livres, à cette différence
près que les mots y sont écrits à l’envers
; je le sais bien, car un jour j’ai tenu un de nos livres, devant
la glace, et lorsqu’on fait cela, on tient un livre aussi dans l’autre
pièce. »**
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*** Le Monde , 30/09/2003
http://www.lemonde.fr/web/recherche
articleweb/1,13-0,36-336020,0.html
« Aoccdrnig to a rscheearch at Cmabrigde Uinervtisy, it deosn't
mttaer in waht oredr the ltteers in a wrod are, the olny iprmoetnt
tihng is taht the frist and lsat ltteer be at th rghit pclae The rset
can be a total mses and you can sitll raed it wouthit porbelm.
Tihs is bcuseae the huamn mnid deos no raed ervey lteter by istlef,
but the wrod as a wlohe ». New Scientist. 09/1999.
**** La dyslexie est une inaptitude à la lecture, caractérisée
par la difficulté à identifier, comprendre et reproduire
les mots écrits. La dyslexie, qui s'accompagne généralement
de dysgraphie (difficulté à écrire) et de dysorthographie
(difficulté à acquérir l'orthographe), se rencontre
chez des enfants dont le niveau intellectuel est normal, dont l'audition
et la vision sont intactes, mais qui, le plus souvent, souffrent de
troubles affectifs ou de difficultés psychologiques. Il existe
en outre de nombreux cas de dyslexie parmi les sujets dont la latéralisation
est imparfaite et a été contrariée (ambidextres,
gauchers). Ce trouble de l'acquisition des mécanismes de la
lecture n'est pas anodin.
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/na/na_2140
_p0.html
***** Effet indésirable de la modulation résultant
d’une interférence entre l’onde sur laquelle un
récepteur est accordé et l’onde modulée
d’un émetteur voisin |
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Ce
passage de « De l’autre côté du miroir »
est l’une des nombreuses références que Lewis Carroll
fait à un monde parallèle, inversé et par conséquent
déréglé. Le miroir est ici l’écran
qui protège Alice de ce dérèglement (la folie présente
chez les habitants de Wonderland: « Sentence first-verdict afterwards
», « off with her head ! », etc). Lorsqu’elle
franchira cet écran, elle se retrouvera dans un pays absurde,
dé-raisonnable.
• Un écran qui ne protègerait plus :
Venons-en à imaginer que l’écran n’agisse
plus en filtre, en décodeur et posons nous cette question : quels
dérèglements du langage pourrait entraîner un dérèglement
de mon écran ?
Et si, l’ordre des lettres s’en trouvait chamboulée
?
« Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde,
l'odrre des ltteers dnas un mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe
ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire siot à
la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal
et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblême. C'est prace que le
creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot
cmome un tuot. » ***
Nous retenons cette solution pour produire un générateur
de texte particulier, un générateur de texte dyslexique
ou plutôt dysgraphique.**** Il s’agit donc d’injecter
une interférence au texte original présent en ligne.
On parle alors de transmodulation.*****
> ARTICULATION
DU PROJET :
Les générateurs de textes sont souvent décevants
alors même qu’ils sont présents sur internet depuis
ses débuts . Il semblerait pourtant que ce mode de narration
ait du mal à se libérer des éléments qui
le construisent et le caractérisent.
En effet, on reste autant dans le fond (un classique récit policier)
que dans la forme (simple page blanche où est inscrit un texte,
interfaces encombrantes) dans le schéma classique de la narration
textuelle.
Nous proposons donc au public un générateur axé
sur un mode de narration originale, à la fois visuelle et poétique,
en phase avec le médium de lecture qu’ils utilisent...
un médium textuel, non linéaire, temporel et spatial par
excellence.
Notre principal dessein sera moins de narrer une histoire au sens strict
du terme, que de développer un rythme, uneunivers qui projettera,
exilera le spectateur dans un monde vraiment différent de celui
qu’il expérimente lorsqu’il se trouve face à
un simple générateur de texte. Il s'agira de créer,
grâce uniquement au texte, une image dans la tête du spectateur.
Pour
exemple, on peut regarder les différents travaux déja
effectués sur le texte.
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Mémoire-habitude : conservation dans le cerveau d’impressions
qui continuent à influer sur notre comportement sous forme
d’habitudes. |

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•
Premiers essais avec le texte : Temp/
Des premiers traitements (linéaires) sur le texte comme image
ont été réalisés de sept. 1999 à
sept. 2000. On peut s'y réfèrer pour la partie esthétique
du projet. Il s'agit du projet vidéos "Temp/".
Ce
triptyque vidéo tire son nom des fichiers temporaires qui "truffent"
mon ordinateur, et encombre sa mémoire.
Dans Temp/, le texte est envisagé comme une apparition graphique
sur l’écran.
Ces trois vidéos sont accessibles en ligne , elles ont présentées
ici dans l’ordre chronologique.
- Énumération
:
Numérisation et énumé(is)ration
:
http://incident.net/video/mov/enumeration/
Classer les nombres de 0 à 100 dans l’ordre alphabétique
reviendrait à les classer de Cent à Zéro.
Énumération confronte un décompte numérique
(image) et un décompte alphabétique (son), en boucle et
crée ainsi des correspondances et des connexions étonnantes
entre ces deux différents systèmes de classement.
Cette vidéo prend une forme que je réutiliserai pour les
deux autres vidéos de « Temp/ » : écran noir
/ texte blanc ou écran blanc / texte noir, irrémédiablement
centré, police Helvetica,
Le titre énumération joue, par redondance, sur les deux
sens du mot : sa racine latine, de numerus « nombre » et
sa définition courante : la liste, l’inventaire, le fait
d’énoncer, un à un, les éléments d’un
tout.
• Soumission
http://incident.net/video/mov/soumission/
Les raccourcis claviers font partie de ma vie, le Ctrl+Z est gravé
dans ma mémoire comme dans celle de mon ordinateur. Ma mémoire
vive les utilise dans mes affects, dans mes relations avec les autres.
L’idée est donc d’appliquer le principe des raccourcis
à la vie quotidienne et raconter une relation amoureuse de Ctrl
+ N (une nouvelle relation) à Ctrl + Q (la rupture).
Pour ce faire, j’ai établi la liste des raccourcies clavier
que je connaissais et que j’utilisais dans les principaux programmes
de mon ordinateur. Chose étrange puisque j’utilisais certains
de façon réflexive et totalement fonctionnelle sans même
connaître les lettres qui s’y rapportaient, comme si cette
connaissance, cette mémoire était stockée dans
mes doigts et leur placement sur le clavier.
Cette mémoire est donc une mémoire biologique, de type
associative, de celle qui autorise les automatismes.*
Ctl + C : copier
Ctl + D : répéter
Ctl + E : fusionner
Ctl + F : find (chercher/trouver)
Ctl + G : grouper / associer
Ctl + I : intervertir
Ctl + J : joindre
Ctl + K : préférences générales
Ctl + L : niveaux
Ctl + M : courbes
Ctl + N : nouveau
Ctl + O : ouvrir
Ctl + P : imprimer
Ctl + Q : quitter
Ctl + R : afficher les règles
Ctl + S : sauver
Ctl + T : texte/caractère
Ctl + V : coller
Ctl + w : fermer
Ctl + X : couper
Ctl + Y : couleur de l’épreuve
Ctl + Z : annuler
Ctl + ; : masquer les repères
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**
Je rapprocherai cette réflexion à la citation de Rougemont,
que je prends au premier degré : «certains pensent
dit-on, les autres agissent, mais la véritable condition
de l’homme, c’est de penser avec ses mains».
(Rougemont-JLG).
Des mains méta mécaniques ? |
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Consciente
de cette mémoire manuelle **, j’ai essayé de faire ressortir
dans la vidéo le contrôle de mes doigts sur ma mémoire
en utilisant le terme "Ctrl" des raccourcis PC, plutôt que
le "pomme" des raccourcis Mac.
J’ai néanmoins considéré les dissemblances et
le ressemblances entre les deux niveaux de mémoire que j’utilise
comme outil dans mon travail quotidien avec mon ordinateur :
- ma propre mémoire dont les attributs sont le langage et l’image
mentale
- celle de mon mac, dont les attributs sont le langage et l’image
Si leurs attributs sont similaires et que toutes deux possèdent une
mémoire vive et une mémoire morte, leur nature diffère
:
Prenons comme exemple le stockage. On se rend bien vite compte d’une
chose : là où la machine stocke, accumule, l’humain
construit. On ne peut que logiquement en déduire que la mémoire
humaine ne nécessite pas d’utilisateur : elle est autonome.
Elle n’est pas non plus fixe, elle gère des souvenirs non des
informations : elle les gère de manière sélective,
parfois inconsciente même quand l’automatisation n’est
pas en jeu.
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*
Mémoire informatique : Dispositif destiné à
enregistrer des informations en vue d’une conservation ou
d’un traitement informatique ultérieur.
Mémoire affective : reviviscence d’un état affectif
ancien agissant sur nos représentations, sans que nous en
ayons conscience.
Définitions du « Petit Robert », Dictionnaire
alphabétique et analogique de la langue Française.
Édition 1997.
**
La synthèse mentale et l’engramme (trace
organique laissée dans le cerveau par un évènement
du passé individuel, et qui serait le support matériel
du souvenir) est
l’apanage de la mémoire humaine, grâce à
sa capacité à traiter le temps continue. Cette synthèse
échapperait à la machine qui se contente sans cesse
d’un présent réactualisé… |
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•
Couplage mémoire informatique / humaine
: la
génération
Mais devons-nous pour autant
envisager ma machine uniquement comme un outil de stockage, de calcul
et de restitutions d’informations. La frontière entre mémoire
informatique* et mémoire humaine** est de plus en plus floue (d’où
mon utilisation de cet effet de flou dans la vidéo « soumission
») et si l’on considère la mémoire à
un niveau de mémorisation, l’une prolonge l’autre et
inversement.
Avec ce questionnement, on touche à une des interrogations essentielles
mise en place par les nouvelles formes d’écritures génératives
et interactives. Nous affirmons donc que depuis notre utilisation quotidiennement
de l’ordinateur, ces deux mémoires forment une méta-mémoire,
hybride, qui se complètent comme mémoire vive et mémoire
morte, mémoire pure et mémoire organique se complètent.
Le couplage mémoire numérique et mémoire humaine
nous fait aussi nous poser une autre question : si la nature de la mémorisation
(c’est-à-dire le mode de saisie) détermine la mémoire
et son contenu, quelle production de mémoire pouvons-nous attendre
de ce couplage ? Est-il définissable dans une vidéo linéaire,
mode n’incluant qu’un aspect de la mémoire : la mémoire
longue, les souvenirs, la conscience du passée?
Ainsi en nous tournant vers la génération de textes, et
plus précisément vers l’aléatoire, nous pouvons
aller plus loin dans l’exploration visuelle du couplage mémoire
numérique et mémoire humaine. Nous avons donc décidé
de reprendre les principes formels de Temp/ pour construire un générateur
qui se déroulera dans le temps, phrase par phrase (contenant de
3 à 9 mots), donnant ainsi au spectateur le temps de déchiffrer
le texte, tout en gardant une certaine rythmique, proche de la respiration.
Aujourd’hui, la cadence de consultation d’un texte est laissée
au spectateur qui ne sait comment gérer l’événement.
Nous faisons le choix de gérer cette rythmique par l’inclusion
d’une bande sonore (No Queen Blues, Sonic Youth), cela dans le but
d’insuffler une énergie et une dynamique d’habitude
absente dans les générateurs classiques. Cet aspect sonore
est aussi important puisqu’elle accentue le côté spatial
du texte vécu comme une image.
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LE RÉCIT
Dans Alice, les mondes présentés
sont indéterminés, comme les mouvement sur l'échiquier
(dont est tirée l'histoire...), pour arriver à faire échec
et mat. Ces mondes sont des d'histoires parallèles, des trajectoires
possible, des fragments potentiels à disposition. Le générateur
sera là pour donner naissance à ces nouveaux récits
déja contenu dans le texte.
En effet, le texte original servira de matrice et de trame structurelle
du projet. Chacune des phrases du livre sera décomposée,
découpée selon sa ponctuation, le nombre de mots dans une
phrase et sa visualisation spatiale. Ces mots recomposent ensuite des
phrases nouvelles, synchronisés en temps réel à la
bande son, grâce au scénario préalablement établi
et programmé. Chaque spectateur accèdera donc à une
histoire unique, qui ne se répètera plus mais qui sera un
"enfant" du récit original.
« Alice au pays des merveilles » et
« De l’autre côté du miroir » sont des
textes passés dans le domaine public, les lecteurs-spectateurs
peuvent y accéder sur internet sans problèmes de droit et
dans plusieurs langues : anglais, allemand, espagnol, italien, le principe
du déplacement des lettres dans le mot étant applicable
à toutes les langues indo-européennes.
Divers sites regroupent les textes passés dans le domaine public.
L’internaute pourra donc choisir au départ sa langue de prédilection.
Dans cette optique, le site (interface, textes et informations) sera accessible
en français et en anglais).
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***
Une donnée est autonome en ce sens qu’elle porte l’ensemble
des informations utiles à son utilisation par l’automate
de génération. |
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2ème PHASE DU PROJET :
Le projet une fois réalisé
donnera lieu à une nouvelle phase. Il s’agit de faire entrer
l’image au sein du texte. Littéralement. Grâce à
l’indexation des images par des mots clés, le texte affiché
sur l’écran par le générateur sera constitué
d’images. Cela part d’un constat simple : sur internet, comme
sur mon ordinateur, chaque image est indexé par un mot, on peut
donc dire que derrière chaque mot se cache une image. De la même
façon qu'une icône incarne une image. Ce générateur
aura pour but de dévoiler cette image. Ici, le but de l’écran
ne sera plus de déformer ce qui est au-delà mais de le laisser
transparaître.
L’aspect sonore de cette deuxième expérimentation
sera lui aussi important. Les sons en boucles très courtes aideront
au découpage du texte.
Une voix-off, générée par ordinateur, prononcera
par intermittence, de manière à ponctuer la bande-son, une
phrase qui comportera un des mots alors affichés à l’écran.
Le mode de sélection de cette phrase sera donc laissé à
l’ordinateur, par le biais des mots en cours d’affichage.
Ces phrases seront stockées dans une petite base de donnée.
Chacune des phrases sera un élément autonome d'une catégorie***,
pouvant ainsi être utilisée à tout moment, sans que
le sens n’en soit donc dérangé.
Le but est de créer, dans la bande-son, deux niveaux de lecture
pour répondre aux deux niveaux de lecture de l’affichage
visuel (l’image du texte, et l’image sous le texte).
> Voir la deuxième phase du projet
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