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« De petits mulets et des ânes, broutant une
maigre pitance, se tenaient patiemment sur le bord de la route, d'autres
allaient leur chemin à pas lents avec leur chargement sur le dos.
De misérables maisons s'alignaient avec de nouvelles constructions
insipides le long de la chaussée poussiéreuse, jusqu'à
ce que nos véhicules trouvassent accueil sous les ombrages de hautes
pinèdes [...] d'abord nous tombâmes seulement sur un village
fort quelconque, que défiguraient un peu plus encore de nouvelles
bâtisses en cours de construction, des hôtels américains
pour touristes. Un pont élevé nous éloigna ensuite
de cette vue décevante en enjambant la gorge rocailleuse du Kladéos
presque à sec pour nous amener dans les parages de la colline de
Kronos. Comment la boue et les galets de ce fleuve ont pu indonder un jour
l'enceinte sacrée du temple de l'Altis et le recouvrir au point d'effacer
jusqu'au nom du lieu de rassemblement du peuple grec tout entier, est difficilement
imaginable. Et l'est d'autant plus que ce paysage, qui se trouverait aussi
bien en Italie, est justement celui où a été institué
pour la Grèce le lieu même de ses fêtes et fixée
par la même la mesure de base pour le décompte du temps par
olympiades. / Vaste, presque riante, la vallée de l'Alphée
ne voulut, comme sous l'effet d'une contrainte inexplicable, admettre de
comparaisons qu'avec la trempe et la jointure agonale de l'essence grecque. »
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Kleine Maultiere und Esel standen geduldig, kärgliches Futter weidend,
am Strassenrand, andere gingen langsamen Schrittes mit den aufgebürdeten
Lasten ihres Weges. Armselige Häuser reihten sich mit geschmacklosen
Neubauten am staubigen Fahrweg, bis die Fahrzeuge in den Schatten der hohen
Kiefernwälder aufgenommen wurden [...] zunächst trafen wir nur
ein schmuckloses Dorf an, das halbfertige Neubauten amerikanischer Touristenhotels
überdies noch verunstalteten. Alsbald entführte uns eine hohe
Brücke über die steinige Schlucht des fast ausgetrockneten Kladeos
dem enttäuschenden Anblick in die Nähe des Kronoshügel. Wie
einst der Schlamm und das Geröll dieses Flusses den heiligen Tempelbezirk
der Altis überschwemmen und so überdecken konnte, dass er sogar
den Namen des Ortes auslöschte, an dem sich das ganze Griechenvolk
versammelte, ist schwer zu denken. Noch schwerer freilich, dass gerade in
dieser Landschaft, die auch in Italien zu finden wäre, der Festort
des Griechentums gestiftet wurde und mit ihm sogar die Massgabe für
die Zeitrechnung nach Olympiaden. / Das weite, fast liebliche Tal des Alpheios
liess sich nur wie durch einen unerklärbaren Zwang in den Einklang
mit der agonalen Härte und Fügung des griechischen Wesens bringen.