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Carnet de bord


« De petits mulets et des ânes, broutant une maigre pitance, se tenaient patiemment sur le bord de la route, d'autres allaient leur chemin à pas lents avec leur chargement sur le dos. De misérables maisons s'alignaient avec de nouvelles constructions insipides le long de la chaussée poussiéreuse, jusqu'à ce que nos véhicules trouvassent accueil sous les ombrages de hautes pinèdes [...] d'abord nous tombâmes seulement sur un village fort quelconque, que défiguraient un peu plus encore de nouvelles bâtisses en cours de construction, des hôtels américains pour touristes. Un pont élevé nous éloigna ensuite de cette vue décevante en enjambant la gorge rocailleuse du Kladéos presque à sec pour nous amener dans les parages de la colline de Kronos. Comment la boue et les galets de ce fleuve ont pu indonder un jour l'enceinte sacrée du temple de l'Altis et le recouvrir au point d'effacer jusqu'au nom du lieu de rassemblement du peuple grec tout entier, est difficilement imaginable. Et l'est d'autant plus que ce paysage, qui se trouverait aussi bien en Italie, est justement celui où a été institué pour la Grèce le lieu même de ses fêtes et fixée par la même la mesure de base pour le décompte du temps par olympiades. / Vaste, presque riante, la vallée de l'Alphée ne voulut, comme sous l'effet d'une contrainte inexplicable, admettre de comparaisons qu'avec la trempe et la jointure agonale de l'essence grecque. » [7-8]

Kleine Maultiere und Esel standen geduldig, kärgliches Futter weidend, am Strassenrand, andere gingen langsamen Schrittes mit den aufgebürdeten Lasten ihres Weges. Armselige Häuser reihten sich mit geschmacklosen Neubauten am staubigen Fahrweg, bis die Fahrzeuge in den Schatten der hohen Kiefernwälder aufgenommen wurden [...] zunächst trafen wir nur ein schmuckloses Dorf an, das halbfertige Neubauten amerikanischer Touristenhotels überdies noch verunstalteten. Alsbald entführte uns eine hohe Brücke über die steinige Schlucht des fast ausgetrockneten Kladeos dem enttäuschenden Anblick in die Nähe des Kronoshügel. Wie einst der Schlamm und das Geröll dieses Flusses den heiligen Tempelbezirk der Altis überschwemmen und so überdecken konnte, dass er sogar den Namen des Ortes auslöschte, an dem sich das ganze Griechenvolk versammelte, ist schwer zu denken. Noch schwerer freilich, dass gerade in dieser Landschaft, die auch in Italien zu finden wäre, der Festort des Griechentums gestiftet wurde und mit ihm sogar die Massgabe für die Zeitrechnung nach Olympiaden. / Das weite, fast liebliche Tal des Alpheios liess sich nur wie durch einen unerklärbaren Zwang in den Einklang mit der agonalen Härte und Fügung des griechischen Wesens bringen.