Retour
« L'arrivée au matin par un vent doux mais
frais dans le petit port d'Itéa, le trajet en voiture à
travers la vaste et ancienne forêt d'oliviers de Krissa, la lentre
ascension vers le haut de la vallée qui devient plus pauvre au pied
du Parnasse apparurent comme une méditation préparatoire précédant
l'entrée dans l'enclos sacré où, caché sous
le temple, était gardé, selon le mythe des anciens, le nombril
de la terre [...] Mais déjà à l'entrée du village
la vue des hôtels modernes alignés au bord de la route fit
l'effet d'une fausse note et rompit le charme. Toutefois, le temps que nous
parvenions jusqu'à la fontaine Castalie, une lueur
de pleine consécration s'était à nouveau étendue
sur le lieu. [...] Pendant que nous séjournions dans l'enclos sacré,
la foule des visiteurs avait, au fil des heures, considérablement
augmenté - partout des gens en train de photographier. Ils jettent
leur mémoire dans l'image techniquement produite. Ils ne se doutent
même pas, n'en ayant nulle idée, qu'ils renoncent à
la fête de la pensée. A la limite de la pente des montagnes
s'élèvent de plus en plus haut les bâtiments en cours
de construction des hôtels modernes. Leur position dominante à
cet endroit ne change rien à ce que leur fonction a de subalterne
dans l'infrastructure de l'industrie du voyage. / Entre murailles et herbages
en fleurs nous redescendîmes la pente pas à pas. A chacun d'eux
disparaissait un peu plus le sacré du lieu. Sur la route parsemée
d'autocars et de voitures particulières, il n'apparaissait plus de
la contrée sacrée qu'un paysage investi par la frénésie
de voyage. » [30-33]
Die morgendliche Ankunft bei schwachem aber frischem Wind im kleinen Hafen
von Itea, die Fahrt durch den alten weiten Olivenwald bei Krisa, der langsame
Anstieg zu dem karger werdenden Hochtal am Fuss des Parnass erschienen wie
eine vorbereitende Mediation für das Betreten des heiligen Bezirkes,
wo Tempelverborgen nach der Sage der Alten der Nabel der Erde gehütet
wurde [...] Aber schon die Einfahrt in das Dorf mit den an der Strasse gereihten
modernen Hotels brachte einen Missklang in die Stimmung. Bis wir jedoch
an der kastalischen Quelle angelangt waren, hatte sich wieder ein Schimmer
des Weihevollen über den Ort gebreitet. [...] Während der Stunden,
da wir uns im Heiligen Bezirk aufhielten, hatte sich die Menge der besucher
erheblich vermehrt - überall photographierende Leute. Sie werfen ihr
Gedächtnis weg in das technisch hergestellte Bild. Sie verzichten ahnungslos
auf das ungekannte Fest des Denkens. Hoch über dem Rand des Berghanges
blähten sich ausgedehnte, halbfertige Neubauten von modernen Hotel
auf. Ihre örtlich hohe Lage kann freilich ihre niedere Funktion innerhalb
des Zweckbestandes der Reiseindustrie nicht beseitigen. Bedächtig stiegen
wir zwischen Mauerwerk und blühende Grasstücken den hang hinab.
Mit jedem Schritt entschwand mehr und mehr das heilige des Ortes. Auf der
mit Autobussen und Privatwagen übersäten Fahrstrasse erschien
die heilige Gegend nur noch als eine vom Reisebetriebe in Besitz genommene
Landschaft.